Durant la deuxième semaine de juin, les investisseurs ont évité les fonds européens en raison des incertitudes entourant l’avenir de la zone euro (élections en Grèce, dégradation de la note souveraine espagnole). Les fonds obligataires européens ont subi des rachats jamais vus depuis fin décembre 2011 et les fonds d’actions européennes ont enregistré leur dixième semaine de décollecte sur les douze dernières semaines, selon les estimations communiquées par EPFR Global.Les fonds d’actions dans leur ensemble ont réalisé une collecte nette de 10,91 milliards de dollars durant la semaine au 13 juin, un niveau jamais vu depuis plus d’un an, mais les trois quarts de cette collecte est à mettre sur le compte des fonds d’actions américaines.Les fonds obligataires ont drainé durant la semaine sous revue 1,46 milliard de dollars mais les fonds obligataires européens ont subi des rachats pour un montant supérieur au milliard de dollars. Ce sont encore une fois les fonds américains qui ont eu la faveur des investisseurs avec une collecte supérieure à 2 milliards de dollars.Les fonds monétaires ont pour leur part terminé la semaine au 13 juin sur des rachats pour un montant net de 11 milliards de dollars, la décollecte des fonds monétaires américains effaçant très largement les souscriptions dans les fonds monétaires européens.
Alors que les nuages noirs s’amoncellent autour de la zone euro, trois économistes étaient réunis jeudi pour parler de tout… sauf de cette région. Avec dans l’idée de sortir du pessimisme ambiant et de montrer qu’il existe (encore) des opportunités d’investissement.Et ce, même en Europe. Ainsi, venu de Londres, Kevin Gardiner, global investment strategist de Barclays Wealth Investment Management, a évoqué le sort du Royaume-Uni, un pays dont la santé économique n’est certes guère brillante, mais qui présente l’avantage de maîtriser son destin. L’économiste cite, parmi les atouts du Royaume, le taux d’épargne élevé des ménages et la bonne gestion des entreprises britanniques. Robert Bergqvist, le chef économiste de la banque suédoise SEB Group, a vanté quant à lui les mérites de l’Europe du Nord, tout en mettant néanmoins en garde contre un afflux de capitaux trop important dans ces pays qui pourrait conduire à les déstabiliser. La Suède, la Norvège, le Danemark et la Finlande ont pu, selon lui, conserver une bonne marge de manœuvre pendant la crise grâce à des finances publiques saines et des surplus des balances des comptes courants. Certes, ces pays sont très dépendants des exportations, mais ils bénéficient de forts échanges intra-régionaux.Plus loin, David Fisher, executive vice president – global fixed income and currencies chez Pimco, a défendu de son côté la cause des Etats-Unis. Pourtant, le pays connaît la même défiance envers la classe politique que l’Europe et, même, affiche un endettement plus élevé. Mais la croissance outre-Atlantique s’annonce plus forte que chez nous. De même, les marchés ne sanctionnent pas les Etats-Unis aussi durement que l’Europe. Outre les améliorations sur le front de l’emploi et une démographie favorable, David Fisher souligne que les Etats-Unis sont le seul marché à avoir commencé à réduire sa dette totale. Il note enfin que les Etats-Unis continuent de bénéficier du fait que le dollar reste la monnaie de réserve mondiale, même si c’est uniquement parce qu’elle est «la chemise sale la plus propre».Moins surprenant, les marchés émergents ont aussi été évoqués, et notamment l’Asie, par Kevin Gardiner, et l’Amérique latine, par David Fisher.Si les intervenants avaient chacun leur zone de prédilection, ils se sont accordés sur une chose, leur pessimisme à l’égard de la zone euro. David Fisher estime que le retour de la volatilité sur les marchés sera le seul moyen pour obliger les Européens à prendre leur destin en main et à trouver une solution, un avis que partage également Kevin Gardiner. Pour Robert Bergqvist, deux scénarios se dessinent : une sortie ordonnée de la Grèce - très probable -, et une sortie désordonnée de la zone euro. Une chose est sûre, pour lui, le pays ne restera pas dans la zone, ce qui pourrait être une chance pour la région si elle sait la saisir. Mais le chef économiste de SEB n’en est pas si sûr.
«Chez Pimco, nous pensons que les taux d’intérêt réels vont demeurer bas fort longtemps, résultat de la politique de confiscation des banques centrales. La partie courte de la courbe n’est pas attrayante à l’heure actuelle, étant donné qu’elle est très sensible au changement de prix des matières premières, particulièrement celles liées à l’énergie comme le pétrole. Dans l’environnent économique actuel, nous ne prévoyons pas de hausse drastique du prix de ces matières premières. Dans ce contexte, l'équipe «real return » de Pimco se concentre sur le 10 ans», a indiqué à Newsmanagers Jérémie Banet, senior vice president, portfolio management, à Newport Beach (Californie).L’intéressé appartient à l'équipe «real return"de Pimco qui se compose de sept personnes " pour moitié de gérants de portefeuille spécialistes des matières premières, l’autre moitié étant constituée d’experts dans le domaine des obligations indexées sur l’inflation (ou «linkers» en anglais)». Pimco (qui est devenu une filiale directe d’Allianz après l’avoir été indirectement, par le biais d’Allianz Global Investors) est un des leaders dans la gestion des stratégies à rendement réel. Ce qui inclut la gestion de mandats dédiés ainsi que celle de fonds ouverts, à hauteur de plusieurs dizaines de milliards de dollars. «Nous avons principalement un mutual fund aux États-Unis et un fonds «global " en Europe. Nous avons également un fonds de matières premières qui investit le collateral en linkers», précise Jérémie Banet. «Depuis le début de l’année», poursuit le gérant de portefeuilles, «nous avons vu une forte demande pour les stratégies à rendement réel et nous avons engrangé 1 milliard de dollars dans notre fonds Global real return en Europe ; notre mutual fund spécialiste des TIPS aux Etats-Unis a drainé 500 millions de dollars, sans compter des mandats importants de la part de banques centrales et de fonds souverains».Interrogé sur l’allocation d’actifs, Jérémie Banet explique : «nos portefeuilles sont investis au moins à 80 % en « linkers ». Actuellement l’allocation est plutôt voisine de 90 %, dont 80 % en TIPS américains. Nous nous focalisons sur les bilans de souverains ou d’entreprises de bonne qualité, en investissant par exemple en titres australiens, brésiliens ou mexicains, de même qu’en titres hypothécaires américains avec une duration de 2 ans et un rendement supérieur à 2 %. Nous avons une petite poche de crédit, tandis que le cash représente 2-3 % des portefeuilles. A noter, que, dans les fonds globaux, Pimco sous-pondère les linkers européens, du moins ceux qui sont indexés sur l’inflation européenne et non sur la hausse des prix nationale. Les Français sont pratiquement les seuls, avec les OATi, à proposer des titres liés à l’inflation «domestique», ce qui est un atout en cette période d’incertitudes prononcées sue la pérennité de la monnaie unique européenne.»
Stéphen Ausseur, stratégiste actions chez Natixis, anticipe un CAC 40 haussier à horizon six mois. «La sortie de la Grèce de la zone euro constituerait une mauvaise nouvelle, mais elle pourrait paradoxalement accélérer l’intégration de la zone euro. Il est difficile de penser que rien ne serait fait pour empêcher la contagion à des pays de taille plus problématique (Espagne et Italie). Le ratio risque-opportunité est enfin devenu favorable. La hausse potentielle, en cas d’adoption accélérée du fédéralisme, ressort à 20-25% en Europe (CAC à 3.720, EuroStoxx50 à 2.625). Notre scénario prudent (sortie de la Grèce, croissance du PIB à -0.8%) débouche sur une baisse résiduelle de -15%. Il est donc tentant de se positionner, dans un contexte de valorisation attractif, pour jouer un rebond lié à un «saut fédéral»", souligne-t-il.
Le supermarché de fonds de Fidelity, FundsNetwork, a annoncé le lancement sur sa plate-forme d’une cinquantaine d’ETF physiques la semaine prochaine, rapporte Investment Week.Les fournisseurs de ces ETF sont Credit Suisse, ETFS, HSBC et iShares.
Malgré les excellents rendements des entreprises de télécommunications et de services aux collectivités, Stuart Rhodes de chez M&G Investments reste prudent. Selon lui, de nombreuses entreprises de ces secteurs restent trop peu attractives sur le long terme, et présentent un potentiel de croissance limité, en raison des nombreuses réglementations auxquelles elles sont soumises et de perspectives de croissance plafonnées. Il conclut sur le fait qu’une multi-nationale de qualité doit pouvoir augmenter son dividende d’une année sur l’autre, indépendamment de l’environnement économique. Ce qui, pour lui, manque à ses entreprises dont les rendements se rapprochent de ceux des obligations.
L’Edhec-Risk Institute a annoncé le 14 juin le lancement de ses nouveaux indices Solvabilité II (les « EDHEC-Risk Solvency II Benchmarks »), construits en collaboration avec le gestionnaire d’actifs Russell Investments. Ces nouveaux indices destinés aux compagnies d’assurance européennes représentent une stratégie d’allocation dynamique en actions. Les indices, qui sont calculés en utilisant les indices sous-jacents « Russell Developed and Russell Global », reposent sur des techniques d’allocation dynamique coeur-satellite et de gestion à cycle de vie, et permettent aux investisseurs de respecter une limite de perte maximale chaque année calendaire. La performance actuelle et l’historique des indices, y compris les rendements et les poids, ainsi qu’une suite complète de documents, sont gratuitement téléchargeables depuis le site internet : www.edhec-risk.com/solvencybenchmarks
Avec l’aggravation persistante de la crise de la dette, les Grecs déposent davantage d’argent sur des comptes bancaires suisses, rapporte L’Agefi suisse. Les chiffres publiés hier par la Banque nationale suisse (BNS) montrent que les engagements des établissements helvétiques envers la Grèce ont augmenté d’environ 1,5 milliard en 2011 pour atteindre 4,31 milliards de francs à la fin de l’exercice écoulé. Cette somme comprend 547 millions de francs (+177 millions) sous forme d’épargne et de placement. Dans l’autre direction, les avoirs suisses en Grèce ont pour leur part été divisés par deux pour s’inscrire à 1,15 milliard de francs.
Gregory Park, l’ancien patron en Asie des produits de titrisation pour la Deutsche Bank, a conclu un partenariat avec le pôle de gestion alternative de la société de gestion chinoise Harvest Fund Management pour lancer un fonds de crédits structurés asiatiques, rapporte Asian Investor.La nouvelle structure, Harvest Northstone Capital, prend la forme d’une joint venture entre Harvest Alternative Investment Group et l'équipe rassemblée autour de Greogory Park depuis 2010.La joint venture vise des investissements mezzanine ou high yield adossés à des actifs de PME dans le secteur de la consommation asiatique. Les partenaires vont tenter de lever 150 millions de dollars dans leur premier fonds.
Le groupe d’information financière Markit a annoncé la mise sur le marché d’une sélection d’indices corporate internationaux Markit iBoxx disponibles sous un format standard de total return swap.Ces contrats standardisés permettront aux investisseurs de s’exposer ou de couvrir leur exposition aux marchés de la dette corporate en offrant une solution de trading transparente et fongible aux participants du marché.Dans un premier temps, les contrats seront disponibles pour les indices suivants : Markit iBoxx EUR Corporates, Markit iBoxx USD Domestic Corporates, Markit iBoxx GBP Corporates, Markit iBoxx EUR Liquid HY and Markit iBoxx USD Liquid HY.
L’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV ou Iosco en anglais) a publié le 14 juin une étude sur les investisseurs institutionnels dans les marchés émergents. L'étude s’intéresse notamment aux problèmes que rencontrent les pays émergents qui veulent développer leur base d’investisseurs institutionnels.
Les fusions et acquisitions dans le secteur des services financiers en Europe, qui représentaient 16,5 milliards d’euros au quatrième trimestre 2011, accusent une baisse de 40% au premier trimestre 2012, tombant à 9,7 milliards d’euros, selon une étude publiée le 14 juin par PwC. Ce chiffre recule également de 1% en glissement annuel, comparativement aux 9,8 milliards d’euros enregistrés au premier trimestre2011. Les chiffres de ce trimestre sont cependant faussés par la transaction très importante réalisée par Royal Bank of Scotland, qui a cédé RBS Aviation Capital à Sumitomo Mitsui pour un montant de 5,8 milliards d’euros. Sans cette opération, le chiffre trimestriel serait de 3,9 milliards d’euros - l’un des plus faibles montants observés au cours des neuf dernières années. Seules quatre transactions d’une valeur comprise entre 250 millions et 1 milliard d’euros ont été réalisées au premier trimestre, contre huit opérations au quatrième trimestre 2011 et six au premier trimestre 2011.L’étude souligne le faible niveau d’opérations réalisées dans le secteur bancaire au premier trimestre 2012. La valeur totale des opérations dans ce secteur s’établit à 1,9 milliard d’euros, en grande partie imputable à la fusion de CaixaBank avec Banca Civica en Espagne, évaluée à 977 millions d’euros. Ce chiffre est à comparer à une valeur moyenne trimestrielle de plus de 6 milliards d’euros observée dans le secteur bancaire au cours des deux dernières années. Le rapport relève également l’intérêt croissant de la part des fonds d’investissement pour les sociétés de services financiers. Malgré l’impact de la crise financière et une préférence pour des secteurs soumis à une réglementation moins contraignante, les fonds d’investissement considèrent qu’il existe des opportunités d’investissement dans le secteur des services financiers et qu’il est nécessaire de diversifier les secteurs d’activité sur lesquels ils investissent. L’accès au financement bancaire est moins limité qu’il y a un an, et de nombreux fonds d’investissement disposent de liquidités afin de procéder à des acquisitions, ce qui pourrait se traduire par un regain d’activité dans le secteur.
Deux fournisseurs de services dans le domaine de l’investissement responsable, le suédois GES et l’allemand oekom research, viennent de nouer un partenariat stratégique.L’objectif est de répondre à une demande grandissante pour des services d’investissement responsable dans les pays germanophones et les pays nordiques, précise un communiqué diffusé le 14 juin.Ainsi, oekom research va proposer à ses clients les services d’engagement actionnarial de GES. Et GES, implanté dans les pays nordiques, va offrir la recherche d’oekom, et notamment ses notations de sociétés et pays. Les analyses d’oekom research influencent la gestion de 140 milliards d’euros d’encours, tandis que le montant d’actifs conseillés par GES représente 700 milliards d’euros.
Andrew Bosomworth, directeur général de Pimco pour l’Allemagne, a indiqué que début juin le gestionnaire américain n’avait plus en portefeuille qu’un exposition négligeable aux obligations fédérales allemandes (bunds), moins parce que le rendement de ces titres a baissé mais davantage parce que la montée des risques budgétaires (avec le plan de sauvetage européen) en détériore la qualité, rapporte Fondsprofessionell.Parallèlement, la poche de cash des fonds offerts au public se situe entre 5 et 15 %, alors que la proportion avant la crise était seulement de 1 à 5 %.
Le baromètre annuel de l'épargne retraite Union Investment de 2012, lancé en 2007 et réalisé par l’institut Forsa sur la base d’un sondage de 500 décideurs financiers de ménages allemands montre que 62 % des personnes interrogés estiment avoir pris des dispositions suffisantes pour ne pas subir de restrictions financières durant leur retraite. Environ un cinquième pensent en revanche n’avoir pas suffisamment constitué d'épargne en vue de la retraite.D’autre part, 56 % des Allemands pensent pouvoir se permettre les mêmes dépenses en retraite que durant leur vie active tandis que 44 % estiment que leur épargne additionnelle ne sera pas suffisante pour maintenir leur train de vie.Par ailleurs, 94 % des personnes interrogées indiquent avoir une idée au moins approximative des sommes qu’ils percevront lorsqu’ils seront à la retraite tandis que 21 % jugent ne pas avoir besoin de se préoccuper d’une retraite complémentaire.S’agissant enfin des plans d'épargne subventionnés du type Riester, 43 % du panel indiquent avoir souscrit un tel contrats, mais 16 % pensent que cela est superflu.
Une démarche ESG est une question de «survie» pour le private equity, rapporte L’Agefi Hebdo dans son dossier ISR. De fait, il est devenu difficile de lever des fonds aux Etats-Unis et en Europe du Nord ou auprès d’institutionnels sans en afficher une. Cela dit, si nombre de sociétés de «private equity» françaises ont initié une réflexion, les mises en pratique sont très hétérogènes, et rares sont celles à avoir développé des outils et une approche globale». Post-acquisition, précise L’Agefi Hebdo, quelques fonds avancés comme Eurazeo PME, Axa PE ou Activa imposent à chaque entreprise un véritable diagnostic social, un bilan carbone, la définition d’une charte, d’une gouvernance RSE (responsabilité sociétale des entreprises) et d’un plan d’action pour engager des changements concrets. «Mais cela ne fonctionne que si les gérants de fonds ont la volonté d’avoir une vraie influence en tant qu’actionnaire majoritaire», ajoute Eddie Misrahi, président d’Apax Partners.
Le groupe Bank of America a annoncé le 13 juin son objectif de consacrer un montant de 50 milliards sur dix ans en faveur de l’environnement et pour lutter contre le changement climatique. Ce nouveau programme d’investissement fait suite à un programme similaire sur dix ans également avec un budget de 20 milliards de dollars qui a été entièrement consommé quatre ans avant son bouclage officiel.
La nette remontée des rendements sur les maturités très longues est surtout imputable aux anticipations du marché sur la demande des fonds de pension d’Europe du Nord, très actifs sur cette partie de la courbe, rapporte L’Agefi. En effet, les régulateurs hollandais, danois et suédois viennent de présenter des projets de réforme du calcul des passifs des fonds de pension dont l’idée est de réduire l’impact des faibles rendements obligataires dans les pays du cour de l’Europe en changeant le taux d’actualisation de la dette des fonds de pension. Les nouvelles règles envisagées aux Pays-Bas et au Danemark, notamment, correspondent à un assouplissement. Les fonds de pension ne seraient pas obligés d’utiliser une courbe en mark-to-market pour actualiser leurs passifs, précise le quotidien, et pourraient extrapoler un taux raisonnable au-delà du point à 20 ans de la courbe. La Suède, elle, propose un taux plancher temporaire pendant un an, calculé à partir des niveaux de clôture du 31 mai.
Société Générale Private Banking a annoncé le 12 juin le lancement d’un service unique et innovant permettant à ses clients privés d’accéder en tant qu’investisseurs particuliers aux directions générales et financières des grandes sociétés françaises cotées, à l’instar des investisseurs institutionnels. Alors que le poids des investissements des clients privés est estimé à près de 9% de la capitalisation boursière française (soit environ 110 milliards d’euros investis dans l’ensemble des sociétés du CAC – All Tradable), ces derniers ne bénéficient pas du niveau relationnel existant entre investisseurs institutionnels et directions d’entreprises. Par ailleurs, une étude OpinionWay, réalisée au premier trimestre 2012 pour Société Générale Private Banking et Citigate Dewe Rogerson, démontre que si les émetteurs méconnaissent la part des investisseurs privés dans leur actionnariat, ils sont 75% à penser qu’il serait utile de développer les relations avec ces actionnaires. Forte de ces conclusions, Société Générale Private Banking s’adresse à travers ce nouveau service aux clients privés qui, dans le cadre de leurs investissements en actions ou obligations, souhaitent mieux comprendre les stratégies suivies par les émetteurs.
Selon Dexia Asset Management, la croissance aux Etats-Unis deviendrait auto-entretenue - les créations d’emplois ne cessant d’augmenter et la masse salariale s’accroissant de plus de 4% par an. Cependant, malgré la vulnérabilité de sa croissance (2,3%) et les faibles marges de politique économique, un retour vers une croissance durable est attendu ainsi qu’un rajustement du rythme de réduction du déficit public par rapport à la reprise.En revanche, toujours selon Dexia AM, les prévisions pour la zone euro sont nettement moins optimistes. Les objectifs budgétaires des divers gouvernements européens sont bien trop ambitieux et ont été pris en négligeant leurs conséquences sur la croissance ; les aides financières de la BCE -avec ses opérations de refinancement à 3 ans- ont pu enrayer la spirale entre les prix des obligations publiques, la récession et le système bancaire mais ne l’ont pas brisée. D’après Dexia AM, les gouvernements doivent éviter une sortie de l’euro pour la Grèce et s’accorder pour ralentir le rythme de rééquilibrage des budgets. Cependant, même en prenant toutes ces mesures, la croissance serait toujours légèrement négative en 2012 et à peine positive en 2013 (aux environs de 1%). La crise de la dette souveraine européenne est loin d'être terminée.