Pour Alain Zeitouni, directeur gestion multi-actifs chez Russell, «tant d’un point de vue fondamental que technique», la prudence semble nécessaire à court terme sur les marchés actions. «Les principaux indicateurs techniques montrent des signaux clairs que les niveaux de surachats ont été atteints (le VIX a des quasi plus bas historiques, les RSI, Relative Strength indicator, au-delà du seuil de 70), nous poussant à la prudence. D’un point de vue fondamental, les marchés actions nous paraissent également correctement valorisés», souligne-t-il dans L’Agefi. Face à des rendements anémiques sur les marchés obligataires et des perspectives à moyen terme de remontée des taux, Russell se positionne sur des stratégies d’arbitrage sur du crédit, ou d’arbitrage de duration afin de capter les tendances liées à une repentification des courbes de taux.
Désormais, la croissance américaine a gagné en visibilité, et quand les dernières hypothèques politiques et fiscales seront levées, l’investissement repartira, entre autres parce que certaines entreprises vont rapatrier des productions («re-shoring») et parce que la construction se ressaisit, estime Christophe Foliot, responsable de la gestion actions internationales et gérant du fonds EdR US Value & Yield (900 millions d’euros contre 800 millions fin 2011) chez Edmond de Rothschild Asset Management (EdRAM).La stratégie porte sur environ 1,5 milliard d’euros, en comptant quelques mandats pour 450 millions d’euros. Le fonds principal US Value & Yield a décollecté début 2012 et beaucoup recollecté en fin d’année, tendance qui se poursuit actuellement.Le gérant, qui investit sur un horizon à deux ans, demeure convaincu de la pertinence de l’approche value (un style qui se trouve à son plus bas actuellement) sur une base sélective, avec seulement 50 lignes «plutôt décotées» en portefeuille, sachant que les coupes budgétaires devraient surtout affecter des pans entiers du secteurs de la santé et de la défense.La plus grosse ligne est le laboratoire pharmaceutique Merck, avec 4 %, et Christophe Foliot affiche une prédilection, dans le BTP, pour les équipementiers et la rénovation, avec Masco et Owens Corning, par exemple. Dans le domaine du gaz et du pétrole de schiste, le gérant favorise aussi les équipementiers comme Schlumberger ou Halliburton. Il apprécie aussi par ailleurs certaines financières, des banques régionales, ainsi que des valeurs de consommation, qui vont profiter des créations d’emplois pour les classes moyennes. Christophe Foliot cite également comme lignes du portefeuille des sociétés comme TRW ou United Technologies.
Selon Dealogic, Gingko Tree Investment Ltd, une filiale (britannique) à 100 % de l’Office des changes chinois (State Administration of Foreign Exchange ou SAFE), a investi récemment plus de 1,6 milliard de dollars dans quatre actifs britanniques, dont une compagnie des eaux, des logements étudiants ainsi que des immeubles de bureaux à Londres et Manchester, rapporte The Wall Street Journal. Et, d’après les proches du dossier, il y aurait eu d’autres opérations, mais les détails n’en ont pas été publiés.Ces investissements marquent un tournant significatif dans la manière dont les gestionnaires très discrets des plus grandes réserves de change du monde utilisent leurs moyens financiers.
L’incubateur français NewAlpha Asset Management et son partenaire asiatique Woori Absolute Partners viennent d’annoncer le premier investissement stratégique de leur fonds d’incubation asiatique Woori NewAlpha Fund LP dans Mosaic Asset Management, une nouvelle société de gestion basée à Singapour et spécialisée dans les actions asiatiques, rapporte le site Opalesque.Mosaic a été créée par deux spécialistes australiens de la gestion qui se connaissent depuis plus de 25 ans, Tristan Edwards et Greg Laughlin.
Le Livret A a enregistré en janvier une collecte nette de 8,21 milliards d’euros, signant ainsi son meilleur mois depuis début 2009, selon des chiffres publiés le 21 février par la Caisse des dépôts.Ce placement a profité d’un deuxième relèvement de 25% de son plafond, passé de 19.125 à 22.950 euros le 1er janvier. Le premier relèvement, déjà de 25% le 1er octobre, avait entraîné une collecte nette de 7,35 milliards d’euros le premier mois.Le Livret de développement durable (LDD), dont le plafond avait été doublé le 1er octobre pour être porté à 12.000 euros, a pour sa part enregistré une collecte nette de 2,70 milliards d’euros en janvier, pratiquement équivalente à celle observée lors des deux mois précédents. Il avait signé un mois record en octobre, avec une collecte nette de près de 14 milliards d’euros.Le recul à 1,75% (contre 2,25% auparavant) de la rémunération de ces deux livrets, annoncé mi-janvier pour une entrée en vigueur le 1er février, ne semble donc pas avoir entamé la forte popularit de ces deux placements. Ils avaient connu une année 2012 record avec une collecte nette totale de 49,17 milliards d’euros, dont 28,16 milliards pour le seul Livret A.A fin janvier 2013, l’encours total sur les deux produits atteint 353,5 milliards d’euros, contre 342,6 milliards d’euros à fin décembre 2012.
Le Market Vectors Vietnam ETF (VNM), qui fait partie des fonds proposés sous la marque Market Vectors du groupe Van Eck, a progressé de 26% depuis le début de l’année, rapporte IndexUniverse.VNM, dont les actifs sous gestion s'élèvent à 446 millions de dollars, est le seul ETF exclusivement dédié aux actions du Vietnam. La collecte nette depuis le 1er janvier atteint 52 millions de dollars. Le fonds bénéficie d’une forte dynamique liée à la Chine, dont de nombreux emplois manufacturiers disparaissent pour être récupérés par le Vietnam.
Dans la mesure où le profil financier des émetteurs reste satisfaisant, le marché primaire demeure qualitativement très bien orienté, la dette sécurisée de premier rang (senior secured) représentant 35% du volume total émis en 2012, les taux de défaut anticipés sont toujours bas (Moodys prévoit pour 2013 un taux de 3.30% alors que le marché paie avec un spread de 400/450 points de base un taux de 28 % cumulé sur cinq ans) et le couple rendement/risque demeure intéressant pour les entreprises notées BB et B, le gisement du haut rendement européen peut être considéré comme défensif. Il offre même les meilleures perspectives de tous les segments obligataires, convertibles exclues, a souligné le 18 février Alexandre Caminade, responsable Europe des investissements crédit d’Allianz Global Investors.Contrairement à ce qui peut être le cas aux Etats-Unis, il n’y a pas non plus de risque de bulle, notamment parce que l’immense majorité des émetteurs européens a repoussé dans le temps le risque de liquidité grâce aux opérations de refinancement menées au fil des derniers mois. Et la qualité des «covenants» demeure meilleure qu’outre-Altantique.Actuellement, Allianz Global Investors gère à Paris, son centre de compétence pour le «high yield», environ 2 milliards d’euros en haut rendement européen dans trois fonds ouverts, un fonds dédiés, deux mandats et des poches dans des fonds diversifiés catégorie Investissement/haut rendement. Le fonds de droit français, l’ancien AGF Haut Rendement devenu Allianz Euro High Yield est passé de 50 millions d’euros en 2005 à 632,75 millions aujourd’hui. Les souscriptions nettes sur le haut rendement européen ont représenté environ 850 millions d’euros en 2012.La présentation du 18 février a été l’occasion de mettre en avant le nouveau fonds luxembourgeois Allianz Euro High Yield Defensive (*) lancé en octobre et qui pèse déjà 140 millions d’euros, AGI met actuellement en avant un produit géré en «bottom-up» dans une perspective de «total return» qui élimine les risques en banissant les financières et les émetteurs notés CCC. L'équipe de gestion conserve une poche de 5-6 % de numéraire pour ce portefeuille d’une centaine de lignes notées BB et B, avec un objectif «zéro défaut». Ce fonds a été créé suite à une forte demande de la part des investisseurs institutionnels, qui ont besoin de rendement sur des périodes correspondant à leurs engagements et auxquels la réglementation interdit dans la pratique de se positionner sur les actions.(*) Code isin : LU0858490690 pour la part AT/LU0788519535 pour la part I
Les investisseurs dans l’obligataire européen restent portés par une vague d’enthousiasme apparue avec la nouvelle année, selon le dernier sondage trimestriel réalisé entre les 4 et 31 janvier par l’agence d'évaluation financière Fitch Ratings.Les participants sont désormais beaucoup plus optimistes sur les perspectives des souverains de la zone euro et des banques. En revanche, les sentiments sont mitigés les entreprises non financières. Les investisseurs considèrent le high yield comme leur secteur d'élection tout en soulignant dans le même mouvement leurs réelles préoccupations sur les conditions de crédit fondamentales.Les participants ne s’attendent pas non plus à une augmentation rapide de l’inflation. Les rendements sont à leurs plus bas niveaux historiques et, pour la première fois dans l’histoire, les obligations souveraines les plus sûres ont affiché durablement des rendements réels négatifs sur la courbe jusqu’au 10 ans. Une évolution qui reflète des anticipations de faible inflation, l’assouplissement monétaire aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et au Japon ainsi que l’aversion générale au risque au cours des trois dernières années, ce qui a favorisé un mouvement de fuite vers la qualité.
Quelque 85% des professionnels de la gestion financière estiment que les fermetures de fonds et la consolidation du secteur en Europe vont se poursuivre, selon une enquête réalisée par Cerulli Associates et The Platforum pour le compte de l’association européenne des plateformes de fonds FPG (Fund Platform Group).Plus précisément, 42% des participants à l’enquête estiment que le nombre de fonds en Europe devrait encore diminuer de 15% à 20% en Europe d’ici à la fin de l’année, 20 à 30% de l'échantillon avançant même une réduction de 20% à 30%.Sur la période courant de 2008 à 2011, les fermetures de fonds offerts au public se sont élevées à 1.743 par an en moyenne, avec une exception pour l’année 2009 où 2.037 fonds ont été fermés.L'étude prévoit également une concentration des actifs chez quelques grands acteurs. Deux tiers (67%) des plateformes de fonds estiment que plus de 60% des actifs seront détenus par seulement une dizaine de gestionnaires de fonds d’ici à 2015. Les gestionnaires de fonds sont 60% à envisager une évolution de ce type. Les acheteurs de fonds ne sont en revanche que 33% à envisager un tel scénario.L'échantillon de l'étude comprenait 70 sociétés, dont des acheteurs de fonds (13%), des vendeurs de fonds (51%), des plateformes de distribution de fonds (26%) ainsi que quelques associations professionnelles (10%).
Le Code de Transparence pour les fonds ISR (Investissement Socialement Responsable) ouverts au public a été actualisé pour la deuxième fois par l’AFG - Association Française de la Gestion financière - en collaboration avec le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR) et l’European Sustainable Investment Forum (Eurosif), dans le cadre d’un groupe de travail présidé par Paul de Marcellus, membre de la Commission ISR de l’AFG et Vice-Président du FIR. Cette nouvelle version du Code a été approuvée par les conseils d’administration de l’AFG et du FIR et validée au niveau européen par le Board de l’Eurosif.Les objectifs du Code demeurent inchangés. Il s’agit notamment d’améliorer la lisibilité et la transparence de la démarche des fonds ISR pour les investisseurs/épargnants et de renforcer l’auto-régulation par la mise en place d’un cadre commun fédérateur de bonnes pratiques de transparence.Les modifications apportées à ce Code visent entre autres à le simplifier pour en accroître la lisibilité, avec une réduction du nombre de questions, la fusion du Code et de son manuel d’utilisation, et l’homogénéisation du format des réponses par la recommandation faite aux sociétés de gestion de rédiger un document comprenant de 10 à 30 pages.Le code peut également être complété par des questions relatives à l’utilisation éventuelle de nouveaux instruments financiers et il doit intégrer les questions définies par le décret d’application de l’article 224 de la loi Grenelle II relatif à l’information des souscripteurs par les sociétés de gestion des critères sociaux, environnementaux et de qualité de gouvernance (dits ESG) pris en compte dans leur politique d’investissement. L’adhésion au Code de Transparence permet ainsi aux sociétés de gestion de se conformer aux attentes de la Loi Grenelle II.
Le fonds souverain d’Abu Dhabi ou ADIA envisagerait très sérieusement de reprendre un portefeuille de 42 hôtels Marriott appartenant à RBS, rapporte SWF Institute.Le montant de la transaction s'élèverait à quelque 640 millions de livres.
La Deposito Cassa der Stadt Bern (DC Bank) a annnoncé le 18 février qu’elle soumet désormais ses mandats de gestion de fortune à une certification par Swiss Benchmarking de Zoug en coopération avec le munichois Institut für Vermögensaufbau. Ces établissements doivent déterminer si ces portefeuilles possèdent les qualités requises en matière de rendement/risque et de conditions de marché. Il s’agit d’une notation du risque appliquée à des portefeuilles entiers ainsi qu’à des familles de portefeuilles «pour promouvoir la transparence ainsi que la protection de l’investisseur».
UBS Asset Management va renforcer son offre de gestion passive outre-Manche avec le premier produit d’une nouvelle gamme destinée aux investisseurs retail, rapporte Investment Week.Ce véhicule sera un fonds obligataire britannique dont le lancement est programmé pour le début du deuxième trimestre. Par la suite, l’offre devrait comprendre à la fois des produits obligataires et des produits actions. Ces nouveaux fonds viendront compléter les stratégies actives disponibles.
Pour la première fois depuis début décembre, les obligations ont repris l’avantage sur les actions. Autrement dit, la «grande rotation» qu’on évoque depuis quelques semaines, c’est-à-dire un rééquilibrage des investissements en faveur des actions, sans être forcément remise en cause, marque le pas, selon les dernières données communiquées par EPFR Global. La collecte des fonds obligataires s’est élevée durant la semaine sous revue à 2,58 milliards de dollars, alors que les fonds d’actions terminaient la semaine sur une collecte nette de 1,81 milliard de dollars. EPFR Global relève toutefois que les investisseurs retail continuent de s’engager sur les fonds actions qu’ils ont évité durant la majeure partie de 2012. La deuxième semaine de février a donc été marquée par une moindre propension des investisseurs à se porter sur les actions mais ils ont toutefois continué de favoriser les fonds émergents dans leur ensemble. Tant les fonds d’obligations émergentes que les fonds d’actions émergentes ont collecté chacun plus de 1 milliard de dollars durant la semaine au 13 février. Les investisseurs ont évité les fonds obligataires européens dans leur ensemble, à l’exception des fonds obligataires suisses et danois. Les fonds d’obligations suédoises, qui ont enregistré une collecte soutenue depuis le troisième trimestre 2012, ont subi durant la semaine au 13 février leurs plus importants rachats depuis le début de la crise financière.
Jörg Howe, porte-parole de Daimler, a indiqué dimanche à l’agence dpa, relayée par le Handelsblatt, que le constructeur automobile refuse de céder aux gestionnaires d’actifs DWS (Deutsche Bank) et Union Investment (banques populaires), qui lui demandent de se retirer de la Formule Un.Les sociétés de gestion estiment que la F1 est à la fois trop chère et contre-productive sur le plan de l’image, avec les Grands Prix qui se courent dans des pays qui font l’objet de critiques pour leurs entorses aux droit de l’Homme.
Interrogé par L’Agefi, David Ganozzi, gérant allocation d’actifs chez Fidelity Worldwide Investment, a indiqué qu’il privilégiait l’ensemble de la classe d’actifs actions, en raison des signes de réaccélération progressive de la croissance mondiale et de niveaux de valorisation raisonnables, et plus particulièrement les marchés émergents et l’Asie-Pacifique. L’Europe, pour sa part, souffre d’une dynamique conjoncturelle toujours très poussive et de politiques économiques relativement restrictives, a rappelé le responsable.
Les investisseurs se montrent plutôt optimistes à l'égard des performances du non-coté en 2013, rapporte Les Echos. Une étude menée par Duff & Phelps, en partenariat avec Mergermarket, auprès d’investisseurs de 100 fonds en Amérique du Nord et en Europe, révèle leur confiance dans le rebond du marché en 2013. Près de la moitié des investisseurs estiment ainsi que les opérations réalisées ont dépassé leurs attentes. A 95 %, ceux-ci se disent prêts à augmenter l’allocation allouée au non-coté cette année. « Les fonds de pension américains, notamment, recherchent de meilleurs rendements et ils ne peuvent les obtenir aujourd’hui sur les marchés obligataires uniquement. Ils ressentent le besoin d’investir dans une certaine mesure dans le private equity pour atteindre un rendement global de leur portefeuille de 7 à 8%», selon David Larsen, managing director au bureau de San Francisco chez Duff & Phelps.
La collecte nette des fonds coordonnés de long terme, c’est-à-dire hors fonds monétaires, s’est élevée en 2012 à 234 milliards d’euros après une décollecte de 54 milliards d’euros en 2011, selon les dernières statistiques communiquées par l’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama)."2012 a été une bonne année pour le secteur des fonds d’investissement européens et ses clients, grâce à l’amélioration des conditions sur les marchés financiers. La collecte nette de fonds Ucits et non coordonnés a totalisé 331 milliards d’euros en 2012 (ndlr : contre seulement 10 milliards en 2011) et les actifs nets des fonds se sont accrus de 12% sur douze mois pour atteindre un plus haut niveau historique de 8.872 milliards d’euros», déclare Peter de Proft, directeur général de l’Efama, cité dans un communiqué. Le retour sur les actions s’est confirmé en décembre avec une collecte de 13,5 milliards d’euros contre 12,9 milliards d’euros en novembre.La collecte des fonds Ucits dans leur ensemble a totalisé l’an dernier 198 milliards d’euros après une décollecte nette de 90 milliards d’euros. Les fonds monétaires ont subi une décollecte de 37 milliards d’euros contre 35 milliards d’euros en 2011.Les fonds non coordonnés ont enregistré une collecte nette de 133 milliards d’euros contre 99 milliards d’euros. Les fonds dédiés ont drainé 107 milliards d’euros après 94 milliards d’euros en 2011.
Les Principes pour l’investissement responsable (PRI) ont publié le 14 février deux rapports qui soulignent une utilisation innovante des informations relatives aux facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans l’analyse financière et qui montrent comment les fonds de pension intègrent les critères ESG dans la sélection, la nomination et la surveillance de leurs gérants.Le premier rapport «Integrated Analysis» montre que les critères ESG sont désormais intégrés dans l’analyse fondamentale des actions. Les analystes ajustent leurs prévisions de résultats ou de croissance en fonction des données ESG. Près d’une vingtaine d'études de cas émanant de grandes maisons comme Cheuvreux, Citi, Société Générale et UBS montrent comment la compréhension de l’impact des facteurs ESG sur les ventes, les coûts et la rentabilité à long terme peut améliorer les décisions d’investissement. L’autre étude, «Aligning Expectations», se présente comme un guide sur la manière d’intégrer les critères ESG dans le processus de sélection des gérants. Le document souligne notamment que des fonds de pension comme le London Pensions Fun Anthority, l’australien Catholic Super et l’américain CalSTRS ont des moyens de plus en plus sophistiqués pour s’assurer que leurs gérants remplissent leurs objectifs ESG.
La Française REM a indiqué le 14 février avoir collecté une première enveloppe de 150 millions d’euros pour son fonds de dettes immobilières «senior». Ce fonds proposé à des investisseurs institutionnels, assureurs notamment, intéressés par le rendement de la dette immobilière, cible une taille de 400 millions d’euros. La Française REM offre ainsi à ses clients l’opportunité de se positionner sur le marché du financement immobilier, en pleine mutation face à la diminution des engagements des acteurs bancaires classiques. LFP Créances Immobilières investit en dettes immobilières «senior» finançant des actifs immobiliers de qualité, principalement bureaux et commerces, situés exclusivement en France. La stratégie d’investissement de LFP Créances Immobilières repose sur son accès direct aux deux segments que sont, d’une part les réseaux bancaires pour le rachat de dettes existantes en secondaire, et d’autre part les sponsors immobiliers pour la souscription de nouvelles dettes, en bilatéral ou en club deal.Une première créance d’un montant de 20 millons d’euros sur une maturité de cinq ans a été acquise, offrant un rendement supérieur à 250 points de base (sur Euribor) malgré un levier défensif (moins de 50 %), sur un club deal de sponsors-emprunteurs de premier ordre. Plusieurs autres dossiers ont été présélectionnés, qui représentent un total d’une centaine de millions supplémentaires, devant se concrétiser sur un horizon de 2 à 3 mois.A terme, le Groupe La Française envisage deux canaux d’investissements accessibles pour les souscripteurs, investisseurs institutionnels qualifiés : le premier, déjà opérationnel, sous la forme de parts du FCT «LFP Créances Immobilières» (Fonds Commun de Titrisation de droit français), le second sera sous la forme d’obligations émises par une Société de Titrisation luxembourgeoise. Pour ce type de sous-jacent intrinsèquement peu consommateur de capital en Solvency II, cette structure permet de répondre à la diversité des contraintes et objectifs des clients investisseurs, français comme internationaux, notamment au plan du traitement règlementaire et comptable du produit d’investissement.