Après BlackRock et Amundi, c’est désormais au tour de BNP Paribas Asset Management. Le régulateur bancaire chinois, la China Banking and Insurance Regulatory Commission, a donné son feu vert à la création d’une coentreprise entre la société de gestion française et ABC Wealth Management, la division de gestion de fortune d’Agricultural Bank of China, selon Reuters. BNP Paribas AM détiendra une participation majoritaire de 51%. La Chine a démarré une réorganisation de son industrie de la gestion d’actifs en 2018, en ouvrant ce marché aux acteurs étrangers. Les grandes banques et leurs filiales de gestion d’actifs se sont mises en ordre de bataille pour conquérir ce marché, qui compte 29.000 milliards de yuan d’actifs (4.000 milliards de dollars). La stratégie est souvent de s’allier avec un partenaire local, notamment la division de la gestion de fortune des grandes banques chinoises, afin de créer une coentreprise. Cette dernière est détenue majoritairement par la société de gestion étrangère. Amundi, une autre société de gestion française, s’est alliée avec Bank of China, pour établir une coentreprise de 11,6 milliards de dollars d’encours. La société de gestion américaine BlackRock s’est alliée de son côté avec China Construction Bank Corp. La banque américaine Goldman Sachs et la société de gestion Schroders ont également reçu une autorisation règlementaire pour des partenariats dans cette région.
La sociétéde gestion HSBC Asset Management vient de recevoir le feu vert du régulateur indien, le SEBI «Securities and Exchange Board of India», pour l’acquisition de L&T Investment Management (LTIM). Il s’agit d’une société de gestion indienne entièrement détenue par L&T Finance Holdings Limited et L&T Mutual Fund. LTIM gérait près de 8,8 milliards de dollars d’encours en mars 2022. HSBC AM a annoncé cette acquisition en décembre 2021 pour 425 millions de dollars. Le régulateur indien a autorisé ce rachat, soumis à certaines conditions et approbations. L’acquisition conduira à plusieurs changements au sein des opérations de L&T Mutual Fund ainsi que LTIM. Les OPCVM, gérés par L&T Mutual Fund, seront transférés à HSBC Mutual Fund ou consolidés avec des véhicules similaires d’HSBC. HSBC modifiera également le parrainage, la tutelle, la gestion de l’administration de L&T Mutual Fund. Par ailleurs, les opérations de LTIM seront fusionnées avec l’activité de HSBC AM en Inde. Ce dernier comptait 1,66 milliard de dollars d’encours. A travers ce rachat, HSBC souhaite devenir un des grands gérants de fortune en Asie. HSBC AM gérait 595 milliards de dollars au 30 juin 2022.
En 2021, pour la première fois depuis huit ans, les non-résidents ont accru la part qu’ils détiennent au capital des sociétés françaises du CAC 40, selon le rapport publié jeudi par la Banque de France. Ils détenaient fin 2021, 40,5 % de la capitalisation boursière totale, soit 866 milliards d’euros sur 2.137 milliards, contre 39,5% un an plus tôt. Fin 2021, 12 sociétés sur 35 au sein de l’indice étaient détenues majoritairement par des non-résidents. Cette hausse s’explique par des flux nets d’achats d’actions, au plus haut depuis 2014, pour 13,3 milliards d’euros, principalement dans des sociétés en lien avec les activités pétrolières, gazières ainsi que dans les services aux consommateurs. Elle s’explique aussi par des effets de périmètre de l’étude, liés à la relocalisation de certains conservateurs de titres en France. Les résidents ont en revanche vendu, en net, pour 6,9 milliards d’euros d’actions françaises du CAC 40.
En 2021, pour la première fois depuis huit ans, les non-résidents ont accru la part qu’ils détiennent au capital des sociétés françaises du CAC 40, selon le rapport de la Banque de France. Ils détenaient fin 2021, 40,5 % de la capitalisation boursière totale, soit 866 milliards d’euros sur 2.137 milliards, contre 39,5% un an plus tôt. Au plus haut, en 2012 et 2013, ils détenaient plus de 47% du CAC 40. Fin 2021, 12 sociétés sur 35 au sein de l’indice étaient détenues majoritairement par des non-résidents.
Cadre. Un an après le lancement de son initiative sur l’investissement dans la technologie de reconnaissance faciale signée par 55 investisseurs mondiaux, Candriam tire un premier bilan des engagements pris par les entreprises pour limiter les risques que cette technologie fait courir au respect des droits fondamentaux, comme la reproduction des préjugés raciaux et sexistes, le manque de fiabilité et l’usage abusif des données personnelles. Sur quinze entreprises interrogées, trois font des efforts significatifs pour atténuer ces risques : Microsoft, Motorola et Thales. Elles se sont dotées de règles de gouvernance et prennent des mesures spécifiques. Candriam continuera de discuter avec chaque entreprise des moyens d’améliorer les pratiques et publiera un nouveau rapport en 2023.
La somme est plutôt impressionnante. Le gestionnaire d’actifs français Mirova, affilié de Natixis IM et spécialisé dans l’investissement durable, vient d’annoncer un investissement de 100 millions d’euros dans l’espagnol Zunder afin de l’aider dans le déploiement de son réseau de chargeurs pour véhicules électriques rapides et ultra-rapides en Europe du Sud. «Cette prise de participation permettra d’accélérer le plan visant à dépasser les 4.000 points de charge en Europe du Sud», précise un communiqué commun. Les investisseurs historiques, le gérant suisse White Summit Capital et ses co-investisseurs, resteront les actionnaires majoritaires après la levée de fonds. Pour Mirova, il s’agit d’une prise de participation «initiale» sous-entendant qu’il y en aurait d’autres. Elle a été faite à travers son fonds Mirova Energy Transition 5. La société, qui gère un total de 25 milliards d’euros, explique que» la décarbonation de la mobilité et des transports est essentielle à la réalisation de l’objectif «zéro émission», et elle est donc au cœur de notre stratégie d’investissement». Elle voit dans le marché de la mobilité électrique un fort potentiel de développement. Les ventes de voitures électriques en Espagne ont bondi de 238 % depuis le début de l’année 2022 par rapport à fin 2021. L’Espagne a pour objectif d’atteindre plus de 5 millions de véhicules électriques d’ici 2030, contre environ 300.000 actuellement. «Le besoin d’une infrastructure publique de recharge rapide et fiable est d’autant plus important que plus de 70% des ménages espagnols n’ont pas accès à un parking privé», assure le communiqué. Zunder compte investir un total de 300 millions d’euros d’ici 2025, ce qui devrait lui permettre de détenir et d’exploiter plus de 4.000 points de recharge et d’en gérer plus de 40.000 par le biais de sa plateforme. Elle indique par ailleurs avoir récemment remporté son premier appel d’offres en France,sans préciser lequel. La prise de participation est en attente de l’approbation de l’assemblée générale des actionnaires de Zunder.
Brookfield Asset Management serait en discussions avancées pour l’acquisition du fabriquant d'étiquettes de vêtements hong kongais Trimco, rapporte l’agence Bloomberg. L’opération, qui serait réalisée auprès d’Affinity Equity Partners entré au capital en 2018 pour 520 millions de dollars, pourrait valoriser Trimco à hauteur de plus de un milliard de dollars selon des sources proches. Le canadien Brookfield aurait sondé des banques pour le potentiel financement de l’opération qui pourrait avoir lieu dans les semaines qui viennent. Brookfield gère plus de 750 milliards de dollars au niveau mondial.
Goldman Sachs fait partie d’un groupe d’investisseurs qui cherchent à acquérir des actifs privés à prix cassés auprès des fonds de pension britanniques, rapporte le Financial Times. Ces derniers se pressent pour lever du cash après la crise de la semaine dernière sur le marché obligataire au Royaume-Uni, notamment en vendant des actifs illiquides. «Nous voyons des décotes de 20 à 30 % pour un portefeuille [de participations dans des fonds de private equity] de haute qualité», commente Gabriel Möllerberg, managing director chez Goldman Sachs Asset Management.
Mirova, l’affilié de Natixis investment Managers dédié à l’investissement durable, a annoncé la nomination de Guillaume Abel au rang de directeur général délégué. Basé à Paris, il sera rattaché directement à Philippe Zaouati, directeur général de Mirova. Au sein de son nouveau poste, Guillaume Abel supervisera les fonctions globales du développement et des opérations, de la recherche en développement durable, de la finance, des risques, du juridique et de la conformité. Il rejoindra également le comité exécutif. Guillaume Abel arrive d’Ostrum Asset Management, un affilié de Natixis IM, où il était directeur du développement et membre du comité exécutif. Auparavant, il a occupé le même poste chez La Banque Postale Asset Management (LBPAM) entre 2017 et 2020. Il a également été directeur global du marketing chez Candriam entre 2014 et 2017. Il a travaillé près de 18 ans chez Amundi, où il est entré en 1997 comme directeur de la mesure de performance au sein d’Indosuez Asset Management. Il a ensuite occupé le poste du responsable de reporting pour cette entité. En 2004, il a été nommé directeur général de CAAM Luxembourg (Amundi), où il a participé au lancement de Fund Channel en 2005 dont il a géré en tant que managing director jusqu’au 2009. Il a été promu au rang de responsable du service client d’Amundi en 2009 avant de prendre la direction globale du marketing en 2013. Il a débuté sa carrière en 1991 à la Banque Indosuez où il a successivement occupé des postes à la direction des financements complexes d’actif, au contrôle de gestion, puis à la salle de marché. Mirova et ses affiliés gérait 25,5 milliards d’euros au 30 juin 2022. La maison mère Natixis IM, pour sa part, comptait 1107 milliards d’euros d’actifs avec ses affiliés.
L’investisseur milliardaire Ken Griffin prévient qu’il y aura une récession aux Etats-Unis et estime que la Federal Reserve doit faire plus pour contenir l’inflation, écrit le Financial Times. «Tout le monde aime prédire des récessions et il y en aura bien une», a-t-il déclaré lors de la conférence de CNBC Delivering Alpha à New York, mercredi. «La question est juste de savoir quand, et, honnêtement, quelle intensité». Une récession pourrait avoir lieu dès l’année prochaine, selon lui. Le hedge fund de Ken Griffin est l’un des plus performants du secteur cette année.
Après l’incroyable publicité que le Texas lui avait fait en le considérant trop «vert», BlackRock se trouve cette fois attaqué par la ville de New York... pour des raisons inverses. Le responsable des fonds de pension publics de la ville fait pression sur le premier gérant mondial pour qu’il s’engage à nouveau à atteindre zéro émission nette sur l’ensemble de son portefeuille d’investissement. Dans une lettre adressée mercredi au directeur général de BlackRock, Larry Fink, le contrôleur de la ville de New York, Brad Lander, écrit que les résultats des votes du gestionnaire lors de la saison 2022 des assemblées générales ainsi que ses récentes déclarations publiques l’inquiètent sur un éventuel rétropédalage de BlackRock sur ses engagements climatiques. Cette lettre fait suite à une missive envoyée début août par 19 procureurs d'États qui accusaient BlackRock de faire activement pression sur les entreprises pour qu’elles éliminent progressivement les combustibles fossiles, au détriment des économies locales qui dépendent fortement du secteur de l’énergie. BlackRock avait répondu qu’il n’imposait pas d’objectifs d'émissions aux entreprises dans lesquelles il investit. Le groupe a cité ses 100 milliards de dollars d’investissements dans des entreprises d’énergie texanes comme preuve de non-boycott des combustibles fossiles. «BlackRock abdique sa responsabilité de poursuivre l’alignement zéro émission sur son portefeuille en disant qu’il ne demande pas aux entreprises de fixer des objectifs spécifiques», écrit Brad Lander. BlackRock gère pour 43 milliards de dollars d’encours pour trois des fonds de pension de la ville de New York : Teachers’ Retirement System, New York City Employees’ Retirement System et Board of Education Retirement System. Les trois fonds de pension se sont eux -même fixé pour objectif d’atteindre des portefeuilles nets zéro d’ici 2040 et assurent avoir pris des mesures importantes pour atteindre cet objectif. La lettre indique que les engagements climatiques des trois fonds ne peuvent être respectés qu’avec le soutien actif de leurs gestionnaires de portefeuille, à commencer par BlackRock. Interrogé par le Wall Street Journal, BlackRock a refusé tout commentaire.
La boutique d’investissement indépendante allemande Lupus Alpha ouvre son bureau parisien et vise 300 millions d’euros d’encours à moyen terme dans l’hexagone.
Le groupe ClubFunding doit annoncer ce jeudi 22 septembre une levée de fonds de 125 millions d’euros. Composé de sept filiales, ce spécialiste du financement alternatif d’opérateurs immobiliers compte dans son périmètre la plateforme de financement participatif ClubFunding, la société de gestion ClubFunding AM, le promoteur immobilier CF Invest, CF Profina spécialisée en loiGirardin ainsi que sa société de gestion, CF Gestion et deux sociétés de recouvrement de créances. La levée de capital a été réalisée auprès de trois fonds d’investissement- Florac Investissements, Peninsula Capital, EMZ Partners - et Bpifrance. Tous entrent en positionde minoritaires. Les cofondateurs de la plateforme historique ClubFunding, David El Nouchi et David Peronnin, conservent la majorité des parts et les commandes du navire. Le groupe n’a pas souhaité communiquer le détail des prises de participation, mais selon nos informations, les deux nouveaux actionnaires les plus importants sont Florac et Peninsula, Bpifrance étant le plus petit. Deux cibles identifiées etde nouveaux produits Il s’agit de la première vraie levée de fonds du groupe. A la création de sa plateforme de financement participatif en 2014, tout juste avait-il levé 1 million d’euros auprès debusiness angels. Les poches bien pleines, ClubFunding entend désormais partir à la conquête de l’Europe. Et ce dans le contexte du nouvel agrément européen, prestataire de services en financement participatif (PSFP), entré en vigueur en novembre dernier.Malgré plusieurs contraintes, il permet aux plateformes de se lancer dans n’importe quel marché de l’Union européenne sans avoir à créer de nouvelles filiales locales.
… soit 5 milliards d’euros, c’est le montant d’investissements que prévoit de réaliser le fabricant de puces Samsung Electronics pour se décarboner. Longtemps critiqué sur la lenteur de son action climatique comparativement à d’autres acteurs du secteur, tels qu’Apple, le groupe met désormais l’accélérateur. L’ensemble de ses usines à l’étranger seront notamment converties à l’énergie renouvelable d’ici cinq ans, selon Bloomberg.
L’activiste anti-ESG Vivek Ramaswamy, qui a récemment lancé Strive Asset Management, demande à Apple et Disney de ne pas s’engager dans discussions politiques et de prendre des décisions de recrutement sans prendre en compte la race, le genre ou les opinions politiques de la personne, rapporte le Wall Street Journal. L’homme d’affaires a déclaré que Disney ne devrait plus prendre de positions publiques sur des questions politiques qui ne sont pas liées aux activités principales de l’entreprise. La lettre cite la façon dont Bob Chapek, directeur général de Disney, a pris position sur le projet de loi de Floride sur les droits parentaux en matière d'éducation. Dans une lettre distincte adressée à Apple, Vivek Ramaswamy conteste le projet de la société de mener un audit sur l'égalité raciale et a demandé au géant de la technologie de prendre toutes les décisions d’embauche sans tenir compte des convictions politiques, de la race ou du sexe.