Le montant des investissements des business angels accuse pour 2012 un recul de 9,6% dépassant à peine les 40 millions d’euros contre 44,5 millions en 2011, selon France Angels. Cette indication est forte de sens –il s’agit de la première baisse en douze ans- puisque le niveau d’investissement en 2012 redescend au niveau de 2010 alors même que le nombre des Business Angels entre 2010 et 2012 a augmenté (+600 Business Angels), ce qui induit un niveau d’investissement individuel significativement en baisse.L’an dernier, le nombre de business angels membres des 82 réseaux affiliés à France Angels est toutefois resté quasiment stable avec 4.124 investisseurs idnividuels (+3% par rapport à 2011), et un taux de renouvellement également stable de 14,5%.Il est malgré tout important de noter que ,grâce à leur action, les Business Angels ont permis, en 2012 encore, aux entreprises qu’ils financent et accompagnent de bénéficier d’un montant global de financement de l’ordre de 100 millions d’euros (soit un effet de levier de 2,5). En effet, c’est grâce à la prise de risque des Business Angels que les jeunes entreprises sont en mesure de convaincre les investisseurs institutionnels d’intervenir en co-investissement. Outre cet effet de levier, l’apport financier initial des Business Angels dans les jeunes pousses a contribué à la création de près de 2 600 emplois directs en 2012. «Alors que les professionnels du capital investissement anticipent une baisse de 25% des montants investis, les business angels démontrent, malgré un contexte économique et fiscal non favorable, que leur rôle dans l’économie de proximité reste indispensable», souligne France Angels.
Calpers entend lutter contre les «administrateurs zombies» et les rémunérations abusives lors de la prochaine saison des assemblées générales, rapporte le Financial Times, qui a interrogé Anne Simpson, responsable de la gouvernance. Le principal fonds de pension public américain a identifié 52 administrateurs qui n’ont pas obtenu les votes des actionnaires mais qui sont tout de même restés en place ou ont été réintroduits par la suite. De même, Calpers a recensé 52 sociétés pour lesquelles il a rejeté les rémunérations deux années de suite.
Le président d’honneur d’AXA, Claude Bébéar, dénonce dans un entretien aux Echos les dérives du capitalisme financier. «Nous sommes allés trop loin dans le capitalisme financier. L’entreprise a besoin de moyen et long terme. Or les investisseurs traditionnels de long terme sont devenus court-termistes à cause de la réglementation. Le mutualisme, finalement, n’est pas un mauvais système car il offre cette possibilité de travailler dans le moyen et le long terme», déclare Claude Bébéar. Il estime par ailleurs qu’en ce qui le concerne, «le marché s’est toujours trompé. Quand nous avons racheté Equitable, le titre AXA a été divisé par deux. Et les mêmes analystes, deux ans après, criaient au génie. Les marchés efficients, c’est du baratin ! Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas entrer en Bourse. Mais il faut savoir à quoi l’on s’expose».
Baring Asset Management envisage de lancer dans les prochaines semaines un fonds dédié aux marchés frontières pour son gérant senior Michael Levy, rapporte Fundweb.Le Barings Frontier Markets devrait être exposé à hauteur d’au moins 70% à des marchés frontières tels que le Nigéria, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Sri Lanka et l’Ukraine.Selon Michael Levy, «les marchés frontières sont désormais positionnés comme les marchés émergents il y a une vingtaine d’années, prêts à devenir la grande opportunité des prochaines années».
Selon une enquête de Spectrem, les millionnaires sont de plus en plus concernés par le sujet de l'écologie, constate Finews. Les personnes disposant de plus de 5 millions de dollars d’avoirs financiers sont ainsi plus sensibles aux thèmes de l'économie d'énergie ou du changement climatique qu’auparavant. C’est surtout le cas chez les personnes de moins de 46 ans. 5 % des 500 sondés ont déclaré prévoir l’achat d’une voiture moins polluante, note Finews.
Stephen Cohen, head of iShares EMEA investment strategy & insights, a souligné lors d’un passage à Paris le 4 avril que les ETP «minimum volatility» ont collecté 4,1 milliards de dollars dans le monde au premier trimestre, soit plus de 1,4 milliard par mois contre 416 millions de moyenne pour 2012. Il existe à présent 34 fonds de ce type dans le monde, avec un encours total de 11,2 milliards de dollars.L’idée est d’offrir des produits avec un profil de rendement/risque amélioré en une période où les investisseurs reviennent sur les actions, mais demeurent prudents. Ces produits feront l’objet d’une sollicitude particulière des équipes commerciales de iShares en Europe dans les mois qui viennent, aux côtés des fonds obligataires, notamment des ETF faible duration et ceux focalisés sur les obligations d’entreprises avec couverture du risque de taux. Mais, bien entendu, la maison continuera de mettre en avant ses produits actions.iShares a limité son offre volatilité minimum à quatre produits (monde, Etats-Unis, Europe et marchés émergents) déclinés de chaque côté de l’Atlantique sous des formes un peu différentes. Aux Etats-Unis, où ce type de fonds a été lancé en octobre 2011, l’encours représente au total 5,79 milliards de dollars (au 3 avril), dont 2,6 milliards pour le produit MSCI USA et 1,77 milliard pour le MSCI Emerging Markets.En Europe, où le démarrage a été beaucoup plus tardif (30 novembre 2012), les actifs gérés sont encore faibles, les clients se trouvant encore en phase de découverte. Les deux ETF les plus pondéreux dans cette partie de la gamme sont celui qui réplique le MSCI Emerging Markets Min. Vol., avec 69 millions de dollars et celui sur le MSCI World Min. Vol. avec 50 millions. Les ETF sur le S&P 500 Min. Vol. et sur le MSCI Europe Min. Vol. affichent pour leur part des actifs de 8,4 millions et 5,4 millions de dollars.
Selon les informations d’Expansión, l’ancien président français Nicolas Sarkozy a déjà pris des contacts pour monter un fonds de private equity qui aurait pour vocation d’investir en Europe méridionale. Il viserait un milliard d’euros et compterait déjà sur l’appui de la Qatar Investment Authority (QIA). En Espagne, le fonds pourrait s’intéresser au financement de projets, à la gestion d’immeubles et à des prêts aux entreprises.
Les compagnies d’assurances privées concentrent désormais 44 % des encours ISR institutionnels en France - soit un montant de 47,2 milliards d’euros sur 107,2 milliards d’euros - contre 39 % en 2011 et seulement 13 % en 2010, montrent les derniers chiffres de Novethic sur le marché français de l’ISR en 2012.En ajoutant les compagnies mutualistes, la part de marché du monde de l’assurance monte à 51 % en 2012, soit 54,7 milliards d’euros, ce qui représente un peu plus d’un tiers du marché total de l’ISR français évalué à 149 milliards d’euros.Cette montée en puissance des assureurs, qui s’est opérée dans la discrétion, a porté le marché français de l’ISR en 2012. Novethic note notamment la conversion à l’ISR de fonds propres d’un «grand assureur privé».Ainsi, dans son ensemble, le marché français de l’ISR, incluant les institutionnels et les particuliers, a progressé de 29 % en 2012, à 149 milliards d’euros. Cela constitue un ralentissement par rapport à 2011 où le marché avait bondi de 69 %. Il reste dominé par les institutionnels, avec 72 % des encours (107,2 milliards d’euros).Une prédominance qui explique notamment le biais obligataire des actifs ISR français. Les obligations représentent désormais 53 % des actifs ISR, contre 44 % en 2011, au détriment du monétaire dont la part de marché recule de 34 % à 25 %. Cela étant, la part des obligations d’entreprises tend à augmenter (63 %).Par ailleurs, au-delà de l’ISR stricto sensu, la diffusion de l’analyse ESG (environnement, social et gouvernance) aux gérants dans leurs bases de données d’information, sans contrainte de gestion, concerne 2.260 milliards d’euros, a mesuré Novethic pour la première fois.
Dans le cadre de sa politique d’élargissement de son univers d’investissement et en conformité avec les cinq valeurs de sa charte ISR, l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp) lance un appel d’offres restreint afin d’attribuer trois mandats de gestion de portefeuille d’actions de petites capitalisations – France et d’attribuer trois autres de type actions de moyennes et grandes capitalisation – Etats-Unis.A titre indicatif, précise l’Erafp, les montants investis à un horizon de trois ans pourraient être de l’ordre de 150 millions d’euros pour les actions France et de 300 millions pour les actions américaines.Dans les deux cas, la durée initiale du mandat est de cinq ans avec la possibilité pour l’Erafp de reconduire le marché pour trois périodes successives d’un an chacune.
Les actifs sous gestion des convertibles d’Allianz Global Investors en Europe s'élèvent à quelque 200 millions d’euros, a indiqué le 4 avril à l’occasion d’un point de presse Tristan Gruet, gérant du fonds Allianz Europe Convertible. Le gérant souligne que le fonds de convertibles luxembourgeois a notamment fortement progressé, de 20 millions d’euros environ au moment de son lancement il y a un an, à 120 millions d’euros actuellement. Avec les mandats, l’encours de convertibles s'élève à environ 350 à 400 millions d’euros.Le marché européen des obligations convertibles semble bénéficier d’une nouvelle dynamique. 2012 a ainsi été marqué par un rebond des nouvelles émissions (plus de 10 milliards d’euros) et les premiers mois de 2013 ont confirmé cette tendance.. C’est également un marché très diversifié avec plus de la moitié des titres non notés, et où la plupart des secteurs sont liés à l'économie réelle (pétrole et gaz, métaux et mines, immobilier), à l'écart du secteur purement financier.La diversité du marché des convertibles se retrouve dans le profil des obligations convertibles: plus de 85% ont des profils convexes ou obligataires, ce qui renforce, selon Allianz Global Investors, leur position d’instrument incontournable de diversification pour améliorer le couple rendement/risque d’un portefeuille. En effet, sur le long terme, les obligations convertibles offrent un rendement intéressant en affichant une volatilité deux à trois fois inférieure à celle du marché des actions. Grâce au mécanisme de convexité qui leur est attaché, elles ont bénéficié, depuis 2007, de la majorité des rebonds des marchés d’actions, tout en démontrant leurs propriétés défensives dans les cycles baissiers. «Dans un marché de stress, où le crédit corporate conserve de bons fondamentaux, mais qui tendent à se détériorer, où l’aversion au risque commence à diminuer et où la croissance européenne semble se stabiliser, les obligations convertibles offrent de bonnes opportunités de protection contre les risques d’inflation», estime Tristan Gruet. En effet, leur duration courte, d’un peu moins de 2 ans, et leur potentiel de conversion limitent le risque de taux. Selon Allianz Global Investors, le marché des obligations convertibles est porteur de potentiel pour les mois à venir. Le désendettement des banques réduit les sources de financement pour les entreprises, ce qui conduit à plus de désintermédiation. Les grandes entreprises peuvent s’assurer, de manière opportuniste, un financement bon marché, tandis que les petites et les moyennes entreprises trouvent dans les obligations convertibles une alternative plus ouverte aux émetteurs non notés.
Les sociétés de capital investissement Aquiline Capital Partners et Genstar Capital viennent d’annoncer l’acquisition de Genworth Wealth Management auprès de Genworth Financial pour un montant de 412,5 millions de dollars.L’acquisition comprend Genworth Financial Wealth Management, la plate-forme de conseil et de gestion, ainsi que le spécialiste de l’investissement alternatif Altegris.
Plus de 45% des clients fortunés européens estiment que le déficit de croissance au niveau mondial constitue la principale préoccupation pour 2013, selon une étude réalisée par JP Morgan Private Bank auprès de pus de 1.000 investisseurs.Effectué avant la crise chypriote, le sondage indique que les autres inquiétudes des clients fortunés européens concernent la sphère politique (23%), les troubles géopolitiques (15%) les erreurs de politique monétaire (11%) et l’inflation (4%).Interrogés sur la classe d’actifs susceptible de surperformer au cours des douze prochains mois, les participants au sondage sont toutefois 60% à mentionner les actions, après la forte performance des marchés obligataires enregistrée l’an dernier. Les 40% sont partagés entre private equity (19%), matières premières (10%) et hedge funds (9%).Les investisseurs fortunés espagnols, français, italiens et suisses sont les plus optimistes sur les perspectives de la classe d’actifs actions, avec des pourcentages de respectivement 72%, 70%, 59% et 57%.Corollaire de cette appréciation positive sur les actions, plus de 35% des clients fortunés indiquent qu’ils ont accru leur exposition aux actions européennes au cours des six derniers mois, et plus de 60% d’entre eux (notamment au Royaume-Uni, en Suisse et en Italie) précisent qu’ils ont l’intention d’accroître leur exposition aux actions dans le courant de 2013.Malgré la réduction des risques extrêmes en Europe et les signes de reprise aux Etats-Unis, 28% des participants estiment que les actions émergentes seront les gagnantes des douze prochains mois, 24% misant sur les actions américaines. Viennent ensuite les actions asiatiques hors Japon (18%), les actions des pays européens périphériques (14%), les actions des pays européens core (10%), et enfin les actions japonaises (6%)..
Dans le cadre du mandat Actions euro «full invested ", les trois asset-managers sélectionnés fin mars par Swiss Life Asset Managers pour le fonds Euro Top 3 sont Tobam, Theam et Federal Finance, avec des pondérations respectives de 4/9, 3/9 et 2/9. Le mois dernier le fonds de Swiss Life AM qui se réfère à une stratégie dite SL amLeague actions euro TOP3 construite suivant une approche systématique et exploitant les données de la plateforme amLeague, avait sélectionné Tobam, Swiss Life Asset Managers et ING IM. Ainsi composé, avec les pondérations respectives, le portefeuille a progressé de 0,05 %.
Les fonds souverains du Moyen-Orient sont à la tête de 1.600 milliards de dollars, le plus important d’entre eux, ADIA (Abu Dhabi Investment Authority), disposant d’un encours de 600 milliards de dollars, selon de nouvelles estimations de Cerulli Associates.Selon les gestionnaires d’actifs interrogés par Cerulli, les fonds souverains représentent les trois quarts environ des opportunités d’investissement dans la région. Les fonds souverains ont notamment alloué des montants importants dans produits passifs et bon marché.
L’indice Credit Suisse Liquid Alternative Beta (LAB) du secteur des hedge funds a progressé en mars de 1,22%, selon les chiffres publiés le 2 avril. Sur les trois premiers mois de l’année, l’indice affiche un gain de 2,17%. L’arbitrage de fusions/acquisitions a été la meilleure stratégie du mois sous revue avec une progression de 2,34%, ce qui porte sa performance sur les trois premiers mois de l’année à 4,69%. Les stratégies de managed futures ont progressé de 1,46% sur un mois et de 3,79% depuis le début de l’année.
Le patron de la gestion d’actifs chez Goldman Sachs, Jim O’Neill, propose un nouveau sigle pour les plus gros pays émergents. Alors qu’il doit quitter ses fonctions à la tête de Goldman Sachs Asset Management dans quelques semaines, Jim 0’Neill, qui avait lancé le sigle BRIC, propose de le transformer en CRBI."En termes d’investissement, ma liste serait désormais la Chine, la Russie, le Brésil et l’Inde dans cet ordre», a déclaré Jim O’Neill à FTfm. «La Chine fait mieux que ce que nous pensions et se trouve dans la position la plus forte… L’Inde est le pays le plus préoccupant car son rythme de croissance s’est considérablement ralenti», explique Jim O’Neill.
L’ordre des Salésiens en Sicile a décidé de mettre en vente une partie de son patrimoine immobilier (30 %), rapporte Plus, le supplément argent d’Il Sole – 24 Ore. Selon des indiscrétions, le portefeuille a été proposé à plusieurs sociétés de gestion et le prix tournerait autour de 30 millions d’euros.
Au premier trimestre, 24,37 milliards de dollars de fonds ont été levés à travers 145 introductions en Bourse dans le monde, selon le cabinet Dealogic, rapporte Les Echos. C’est 39 % de plus qu’au premier trimestre de l’année dernière, mais c’est beaucoup moins qu’en 2011 (48 % de moins) et 2010. On observe un retour de introductions en Europe et plus particulièrement au Royaume-Uni.Au cours du trimestre dernier, 5,33 milliards de fonds ont été levés à travers 20 opérations en Europe (dont 10 au Royaume-Uni). Toutefois, en Europe continentale, la morosité de la conjoncture bride les émetteurs.
Les incertitudes liées à l’imbroglio des élections italiennes et au sauvetage du secteur bancaire chypriote ont poussé les investisseurs à réduire leurs engagements dans les fonds exposés à l’Europe durant les derniers jours de mars. Les fonds d’actions, les fonds monétaires et les fonds obligataires européens ont subi des rachats significatifs durant la semaine au 28 mars, de même que les fonds d’actions de l’Europe émergente et les fonds d’actions russes, selon les statistiques communiquées par EPFR Global. En revanche, les fonds d’actions américaines ont continué à collecter et, et pour la première fois depuis janvier, la collecte des fonds gérés activement a dépassé celle des ETF. Les fonds d’actions japonaises continuent d’attirer les investisseurs, la collecte ayant pour la première fois dépassé la barre des 2 milliards de dollars en l’espace d’ une semaine. Les fonds d’actions dans leur ensemble ont enregistré une collecte nette de 1,9 milliard de dollars, les fonds obligataires terminant la semaine sur une collecte nette de 3,72 milliards de dollars. Les fonds monétaires ont encore terminé dans le rouge sous l’effet d’une décollecte nette de 9,3 milliards de dollars sur les fonds monétaires européens. Du côté de l’obligataire, les fonds américains se sont octroyé la part du lion mais les fonds d’obligations high yield ont terminé la semaine sur une collecte de près d’un milliard de dollars tandis que les fonds de dette ont enregistré des souscriptions pour plus de 1 milliard de dollars pour la huitième semaine consécutive.
A fin février, le Fidelity Contrafund (92 milliards de dollars ou 71,76 milliards d’euros) avait réduit sa participation dans Apple à 10,43 millions d’actions (ce qui correspondait à 4,6 milliards de dollars) contre 11,56 millions de titres fin décembre, rapporte Expansión. La ligne Apple, plus grosse position du fonds, est ainsi revenue à 8,2 % de l’encours à 5,2 %, soit moins que la participation dans Google, qui représente 5,8 % des actifs gérés.