Avec des actifs sous gestion totalisant 1.800 milliards de dollars, le marché américain des ETF représente plus de trois fois le marché européen alors qu’il continue de croître à un rythme plus élevé. Mais le marché européen pourrait être à la veille d’une nouvelle poussée de croissance, notamment sur le marché retail, sous l’impact de nouveaux entrants sur le marché et d’un nouvel environnement réglementaire, indique Cerulli dans la dernière livraison de son mensuel «The Cerulli Edge Global Edition»."Les coûts diminuent non seulement en raison de la concurrence accrue mais également en réponse aux demandes des investisseurs retail qui utilisent les ETF comme des avoirs stratégiques core», indique Barbara Wall, research director chez Cerulli Associates."Bien que les conseillers britanniques aient été lents à s’intéresser aux ETF dans le sillage de l’entrée en vigueur de la réglementation RDR, un nombre croissant d’entre eux est exposé aux ETF par le biais de portefeuilles de référence. L’intérêt pour les ETF s’intensifie également sur les autres marchés européens, notamment en Allemagne et aux Pays-Bas. Cette évolution devrait se renforcer avec la directive MIF», poursuit Barbara Wall.Le segment du smart beta prend aussi de l’ampleur, tiré par la demande de stratégies d’investissement passives innovantes. L’an dernier, les ETF utilisant des approches smart beta ont progressé de 59% aux Etats-Unis, représentant plus d’un tiers de la collecte de la classe d’actifs. Les stratégies value et dividendes ont également été recherchées par les investisseurs et les conseillers, représentant 56,6% des ETP smart beta aux Etats-Unis, les produits de croissance affichant une part de marché de 21,7%."Les avantages des ETF commencent également à être perçus en Amérique du Sud et en Asie», remarque Angelos Gousios, analyste senior chez Cerulli. «L’exposition à la Chine par le biais d’ETF RQFII a explosé depuis leur lancement il y a seulement un peu plus de deux ans, alors que les allocations dans les ETF transfrontières par les fonds de pension latino-américains ont progressé en moyenne de 35% par an au cours des quatre dernières années, et sont en train de rattraper les allocations dans les mutual funds transfrontières».