Les banques centrales ont réaffirmé leur ascendant sur les marchés financiers au cours des derniers mois, après deux trimestres ponctués par des épisodes de forte volatilité. Les marchés se sont révélés très résilients face à plusieurs événements politiques potentiellement déstabilisants. Néanmoins, il était toujours permis de se demander si la configuration des prix des actifs reflétait correctement les risques sous-jacents, s’interroge la Banque des règlements internationaux ‘BRI) dans son dernier rapport trimestriel. « La récente embellie a reçu un accueil très mitigé – c’est plus le bâton que la carotte, plus une pression qu’une traction, plus de frustration que de joie. C’est la réponse à cette lancinante question : les marchés reflètent-ils vraiment les risques à venir ? Des doutes quant aux valorisations semblent s’être insinués ces derniers jours. Seul le temps dira ce qu’il en est», a ainsi remarqué Claudio Borio, chef du département monétaire et économique de la BRI, le 16 septembre lors d’une présentation à la presse. Grâce à une croissance mondiale dont le raffermissement, quoique modéré, paraît durable et à une politique monétaire favorable, les investisseurs ont apparemment retrouvé leur appétit pour le risque pendant la période examinée. Cela s’est traduit par une atténuation de la volatilité sur les marchés financiers, une hausse des prix des produits de base, un rétrécissement des écarts de rendement sur les obligations d’entreprises, un redressement des marchés boursiers et une reprise des flux de portefeuille vers les économies de marché émergentes (EME). Dans le même temps, les rendements sur les principaux marchés de titres à revenu fixe ont inscrit de nouveaux creux, tandis que le stock de dette publique s'échangeant à des rendements négatifs augmentait encore, dépassant brièvement les 10 000 milliards de dollars en juillet. Durant l'été, les rendements négatifs se sont propagés au segment des obligations d’entreprises de première qualité, en particulier dans la zone euro. La discordance apparente entre, d’une part, des rendements obligataires battant des records à la baisse et, d’autre part, des cours d’actions en forte hausse et une volatilité modérée a semé le doute sur la fiabilité de ces valorisations. Autre ombre au tableau, les cours des actions bancaires étaient déprimés et des signes de tension sont apparus sur les marchés du financement bancaire. «L’évolution au cours du trimestre examiné montre, une fois encore, à quel point les marchés sont dépendants des banques centrales. Leur sensibilité aux moindres faits et gestes des banques centrales s’est clairement manifestée une fois de plus vendredi dernier, lorsque les marchés ont plongé et les rendements obligataires sont repartis à la hausse, suite à des déclarations nuançant les perspectives relatives à la future trajectoire de la politique monétaire dans certaines juridictions clés. Il est de plus en plus évident que les banques centrales ont été trop sollicitées pendant trop longtemps. Comme l’explique en détail le dernier Rapport annuel BRI, une combinaison plus équilibrée de politiques publiques est essentielle pour mettre l'économie sur la voie d’une expansion plus robuste, équilibrée et viable», a conclu Claudio Borio.
Le concepteur de logiciels professionnels Infor, dont la valorisation pourrait dépasser neuf milliards de dollars passif inclus, a chargé Morgan Stanley de l’aider à étudier les manifestations d’intérêt des fonds d’investissement intéressés par une participation, selon des sources proches du dossier contactées par Reuters. Plusieurs opérations ont déjà eu lieu dans ce segment, en particulier l’achat en juillet par Oracle de NetSuite pour 9,3 milliards de dollars, amenant les fonds de capital investissement à faire le point sur leurs avoirs et à en rechercher de nouveaux. Golden Gate Capital et Summit Partners, les fonds de capital investissement propriétaires d’Infor, pourraient imaginer d’autres moyens d’amener de nouveaux investisseurs en dehors de la cession d’une participation minoritaire, et une introduction en Bourse pourrait être aussi une possibilité, ont ajouté les sources.
AXA Investment Managers a annoncé le 16 septembre le lancement d’Adagio V CLO Designated Activity Company, un CLO («collaterized loan obligation») européen de 361 millions d’euros, conforme aux règles de rétention de la réglementation CRD IV, selon le communiqué. La transaction a fait l’objet d’une forte demande de la part des investisseurs, et ce pour toutes les tranches de la structure de capital. Il s’agit du cinquième CLO d’AXA IM post crise financière de 2008. « Les émissions de CLO sontrares depuis le vote en faveur du Brexit. Cela s’explique par l’incertitude sur le marché primaire et les inquiétudes des investisseurs quant aux conséquences du vote sur la réglementation et sur les règles de rétention. Le lancement d’Adagio V CLO atteste de la résilience de nos équipes, de la force de notre expertise ainsi que de notre marque dans le secteur de la finance structurée. Ceci confirme également le besoin des investisseurs de considérer des actifs à haut rendement et diversifiant qui génèrent de la performance dans le cadre d’une gestion de portefeuille robuste et disciplinée», commente Deborah Shire, responsable du département Structured Finance. Le département AXA IM Structured Finance a enregistré une collecte de plus 3,5 milliards d’euros au premier semestre. Adagio V CLO est géré par AXA Investment Managers Inc.. Le département AXA IM Structured Finance est basé à Greenwich (États-Unis) et à Paris (France) et gère un encours total de 23,6 milliards d’euros d’actifs à fin juin 2016. L’équipe Loans & Private Debt gère un encours au 30 juin de 7,2 milliards d’euros d’actifs à travers une large gamme de mandats individuels, de fonds ouverts et de CLO.
Reconnue pour son engagement en faveur d’une finance utile, le Crédit Coopératif propose un nouveau produit, l’"Assurance-Vie Agir». Dans le cadre de ce contrat, 20% minimum de l’investissement du client doit être placé sur un OPC qui finance les entreprises à forte plus-value sociale et/ou environnementale, en l’occurrence «Choix Solidaire», une sivav diversifiée solidaire et socialement responsable. Labellisée par Finansol et Novethic, cette Sicav est en effet doublement engagée : elle finance à taux préférentiel, à hauteur de 10% maximum, les entreprises solidaires à forte plus-value sociale et/ou environnementale alors que le reste du portefeuille est géré selon un processus ISR «rigoureux et exigeant».
BlackRock lance le fonds BlackRock Strategic Funds (BSF) Asia Pacific Absolute Return, «conçu pour les investisseurs cherchant à améliorer leur rendement par rapport aux actions et obligations classiques», explique un communiqué. Le fonds est un fonds Ucits liquide en actions long/short visant une performance positive absolue indépendamment des fluctuations du marché. Le fonds comprendra entre 40 et 60 positions longues et entre 40 et 60 positions courtes, dont des swaps d’actions, des CFD (Contracts For Difference), des futures indiciels ou des ETF (exchange-traded funds), et permettra l’usage sélectif des options sur actions.L’univers d’investissement dans la région Asie-Pacifique comprend 14 marchés, de nombreuses devises et plus de 2 000 entreprises, couvertes par un nombre plus restreint d’analystes qu’aux Etats-Unis ou en Europe. Le fonds BSF Asia Pacific Absolute Return Fund cherchera à tirer parti de secteurs d’excellence sous-évalués, tout en bénéficiant au niveau des positions courtes des pressions internes et externes s’exerçant sur les entreprises.Le fonds sera cogéré par Oisin Crawley, gérant de portefeuille et co-responsable de l’équipe de recherche sur les actions asiatiques, et Andrew Swan, responsable des actions asiatiques chez BlackRock. Ils bénéficieront de l’aide d’une équipe locale dédiée de 21 professionnels de l’investissement, basés à Hong Kong et Taïwan.
Swiss Life Banque Privée enrichit sa gamme de fonds avec SLGP Quantera, un fonds de fonds diversifié à gestion discrétionnaire centré sur le risque et piloté par la volatilité. Avec un objectif de volatilité 1 an inférieure à 3%, SLGP Quantera s’adresse principalement aux clients des conseillers en gestion de patrimoine indépendants, chefs d’entreprise notamment, à la recherche d’une alternative de placement pour leurs disponibilités à moyen/long terme. Visant un rendement annuel supérieur à l’Eonia capitalisé +2% avec une durée de placement de trois ans minimum, SLGP Quantera s’adresse également aux clients patrimoniaux.La société de gestion utilise un système quantitatif de sélection de fonds basé sur un outil expert propriétaire développé il y a plus de dix par Swiss Life Banque Privée. Les fonds sélectionnés sont ensuite passés au crible d’une analyse qualitative avec des arbitrages sur les fonds les plus performants du marché. La gestion est centrée sur le risque et un pilotage par la volatilité afin de respecter les objectifs affichés. Les frais de gestion annuels ont été fixés à 0,3%, qualifiés de «mesurés».
SelonYves Mirabaud, président de la Fondation Genève Place Financière, l’innovation est dans l’ADN de Genève. En ce qui concerne plus spécifiquement les produits et les services, la Suisse a encore une marge de progression dans l’innovation en lien avec l’asset management, estime Yves Mirabaud dans les colonnes du quotidien Le Temps. «Les principales places financières concurrentes disposent déjà d’un cadre légal adapté pour encourager le développement de ce secteur. En Suisse, l’accent doit être mis sur la possibilité de créer de nouveaux produits et sur la capacité d’exportation vers les marchés étrangers», souligne Yves Mirabaud. Ce qui passe notamment par «une libre circulation des talents, des idées et des cerveaux» et par la poursuite d’"une impulsion réglementaire déterminée» dans le domaine des fintechs.
A quelques encablures du salon Patrimonia, la dixième édition du Baromètre du marché des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) (1) de BNP Paribas Cardif met en exergue l’optimisme et la sérénité des professionnels face aux nouveaux enjeux de la transformation digitale. Les CGPI conservent une perception positive de leur activité pour la troisième année consécutive et la digitalisation est perçue avant tout comme une opportunité. «Les CGPI perçoivent la digitalisation comme une opportunité, notamment pour faire face à la réglementation de leur activité, enjeu phare de la profession depuis dix ans», a estimé le 14 septembre Christophe Boccon-Gibod, responsable du développement commercial du réseau Cardif et partenaire de BNP Paribas Cardif France.Outre qu’ils qu’ils sont 88% à considérer que leur profession se porte bien, les CGPI sont 79% à penser que leur situation financière est comparable ou meilleure à celle de 2015. En matière de collecte brute, après deux années de hausse, un certain fléchissement est observé avec 2,9 millions d’euros en moyenne en 2015, contre 3,3 millions en 2014. Cependant, les prévisions de collecte restent optimistes en 2016, une majorité de CGPI (55%) tablant sur une augmentation. Fort des dix ans d’ancienneté de son baromètre et des comparaisons qu’elle permet, BNP Paribas Cardif relève que la quasi-totalité de la profession considère, comme en 2007, l’adaptation à la réglementation comme étant son défi principal, face à une réglementation qui se complexifie. Par ailleurs, si près de 9 CGPI sur dix pensent qu’il est nécessaire de se diversifier, un paradoxe demeure. La structure du portefeuille d’activités des CGPI a peu évolué depuis 2007 et reste focalisée sur l’assurance vie. Ce produit d'épargne plébiscité par les CGPI représente en moyenne 53% des produits qu’ils distribuent contre 50% en 2007, suivi de l’immobilier qui a néamoins accusé une légère hausse depuis la première édition du baromètre (14% des produits distribués en 2016 contre encore 20% en 2007).Problématique centrale du salon Patrimonia, l’influence du digital sur leur activité est ressentie par les CGPI comme étant de plus en plus forte. Ils sont 58% à indiquer que le digital a modifié leur activité, contre 50% déjà en 2015. Mais cette digitalisation est perçue comme une opportunité car elle facilite la souscription des contrats et permet une gestion plus performante de ces contrats. Si les outils digitaux traditionnels comme les SMS sont bien installés dans les échanges avec la clientèle, on constate un intérêt croissant pour d’autres technologies, comme la visio-conférence (pour 22% des conseillers) et la messagerie instantanée (20%). A ce jour, seulement 3% des clients utilisent ces outils pour échanger avec leur conseiller.Les plateformes de conseil automatisées, les fameux «robo-advisers», bénéficient auprès des clients d’une bonne notoriété compte tenu de leur nouveauté sur le marché français, 31% des clients de CGPI en ayant déjà entendu parler. Cependant, leur usage est pour le moment quasi inexistant, avec un potentiel plutôt limité. Seulement 16% des clients seraient prêts à utiliser des robo-advisers, et ce, principalement en complément de leur CGPI. Et seulement 6% des utilisateurs potentiels l’envisageraient en remplacement.L’importance de la relation humaine et la confiance en l’expertise des CGPI restent primordiales pour la clientèle et constituent les principaux remparts à l’utilisation de ces plateformes de conseil automatisées. En effet, 86% des réfractaires privilégient le contact humain et 65% font davantage confiance à l’expertise d’un CGPI. Pour leur part, les CGPI sont 52% à envisager les robo-advisors comme une opportunité d’optimiser leurs missions d’allocation d’actifs tandis que 35% estiment que ces plateformes viennent concurrencer leur activité.En d’autres termes, la transformation digitale fait bien partie des nouveaux défis qui attendent la profession dans les dix prochaines années. Près des trois quarts d’entre eux estiment qu’ils devront s’adapter à cette évolution de leur activité et aux nouveau outils digitaux pour communiquer avec leurs clients et gérer l’activité. Mais à côté des plateformes de conseil automatisées et des courtiers en ligne, les CGPI estiment que leur principaux concurrents seront les banques privées dans les dix prochaines années. Malgré cette triple concurrence, les CGPI restent confiants. Plus des trois quarts d’entre eux pensent que leurs perspectives de développement sont «assez importantes» ou «très importantes» dans les dix prochaines années, avec une volonté de «poursuivre» ou de vraiment mettre en oeuvre la diversification qu’ils n’ont pas réalisée ces dernières années, par le biais des produits de retraite individuelle (80%), de prévoyance individuelle (65%) ou encore des missions de conseil aux entreprises (62%).(1) Enquête téléphonique réalisée avec le cabinet Kantar TNS du 30mai au 18 juin 2016 auprès d’un échantillon de 301 CGPI et d’un échantillon de 502 clients et prospects des CGPI, détenant un patrimoine financier de 75.000 euros et plus
Le fournisseur d’indices Solactive a annoncé le lancement du Solactive European Quality Market Neutral Index pour lequel Natixis a obtenu une licence d’exploitation. Natixis va utiliser l’indice comme sous-jacent pour des produits structurés. L’indice est structuré avec des positions longues sélectionnées dans l’indice Solactive European Quality et des positions courtes de l’Euro Stoxx 50 Index Futures. Il combine une approche fondamentale de sélection des titres avec une approche market neutral afin de compenser la sensibilité du portefeuille au risque systémique. L’objectif de l’indice est de permettre aux investisseurs de stabiliser la volatilité tout en capturant la surperformance des titres sélectionnés par rapport au marché.
La notion de fortune ou de grande grande fortune continue de susciter des réactions d’attraction-répulsion qui restent très marquées par l’environnement culturel. Près de la moitié des HNWI (les « high-net-worth individual », c’est-à-dire les personnes riches) interrogés par Scorpio Partnership pour le compte de OneLife, société luxembourgeoise spécialisée dans la gestion de fortune (1), déclare que la réaction à l’annonce de leur niveau de richesse est souvent négative. Seul un HNWI sur quatre estime qu’il est détendu quand il évoque son patrimoine en public. 22% des HNWIs interrogés ont même l’impression que leurs interlocuteurs tenteront de profiter d’eux dès qu’ils prendront connaissance de leur statut. Même si la société perçoit les particuliers fortunés sous un jour globalement favorable, ce sujet reste épineux à aborder pour la majorité des HNWIs interrogés, indiquent les auteurs de l'étude.De façon plus inquiétante selon eux, seulement un quart des répondants parlent de leur patrimoine à leurs enfants sur une base régulière, près de la moitié n’aborde ce sujet que quelquefois et 28% ne s’y engage jamais! La communauté des HNWI a une idée très claire de ce que signifie «être fortuné», de son ressenti et de ses incidences sur leur famille et comment ce statut détermine également leurs interactions avec la société. La notion de «fortuné» a une très forte connotation culturelle. Dans certains pays, il existe un écart significatif entre le niveau moyen de richesse et le seuil à partir duquel on estime être fortuné, c’est notamment le cas dans les pays scandinaves ou la France où la différence est importante.Pour 60% des sondés, «être fortuné» signifie que l’argent cesse d'être une préoccupation quotidienne ou que l’on est en mesure d’assurer la sécurité financière de sa famille. En France ou au Royaume-Uni, l’obligation de protéger le futur de sa famille est essentielle à la définition. Inversement en Finlande ou en Suède, avoir de l’argent autorise une certaine forme d’insouciance. De toute évidence, «être fortuné» est une arme à double tranchant dans la mesure où cela accroit la liberté individuelle tout en exacerbant le sens des responsabilités à l’égard de la société, de sa famille et de soi-même. Bien que le bonheur soit le sentiment dominant pour la moitié des personnes interrogées, l’autre moitié affirme éprouver une certaine inquiétude induite par leurs responsabilités et les critiques quant à leur statut .(1) Etude «Essential Wealth: le rapport des HNWI à la société», réalisée au premier semestre 2016 auprès de 601 particuliers disposant d’un patrimoine moyen de 3,5 millions d’euros. Les sondés vivent en Belgique, au Danemark, en Finlande, en France,en Suède et au Royaume-Uni.
Toujours très prudents, les investisseurs continuent demaintenir des poches de cash très élevées. Les liquidités représentaient 5,5% des encours en septembre, contre 5,4% un mois plus tôt, selon le dernier Fund Manager Survey de Bank of America Merrill Lynch, réalisé entre les 2 et 8 septembre auprès d’un échantillon de 208 participants totalisant 579 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Deux raisons au moins à ce maintien d’un matelas important de cash, le pessimisme sur l’évolution des marchés pour 42% des participants au sondage et la préférence pour le cash au détriment des équivalents à bas rendements (20%). Le sondage de septembre relève que 54% des investisseurs –un pourcentage record- estiment que les actions et les obligations sont surévaluées. Les allocations actions sont actuellement à leur plus bas niveau depuis quatre ans relativement aux poches cash, indique BofA Merrill Lynch qui ajoute que ce niveau constitue un bon point d’entrée pour de nouveaux investissements dans la classe d’actifs. L’exposition des hedge funds aux actions est à l’inverse à son plus haut niveau depuis mai 2013.
SIX Swiss Exchange a lancé le 13 septembre une nouvelle palette d’indices destinés aux investisseurs désireux de miser sur divers facteurs. La nouvelle gamme SPI Multi Premia comprend les catégories Value, Size, Momentum, Residual Momentum, Reversal, Low Risk et Quality, précise dans un communiqué l’opérateur de la place boursière. Sur les 60 titres les plus gros et les plus liquides du SPI, chaque catégorie retient les trente les plus performants en fonction du critère sélectionné. L’approche a été développée par la société suisse Finreon.
Quelles sont les performances des opérations d’actionnariat salarié, que certains jugent par ailleurs très risquées ? Le spécialiste de l'épargne salariale, Eres, a pour la première fois analysé la performance sur cinq ans des opérations d’actionnariat salarié par les entreprises du SBF 120 initiées entre 2006 et 2010, une période très volatile. Les résultats sont plutôt encourageants. Les salariés ayant souscrit à une telle opération, sous forme d’augmentation de capital réservée ou de cession d’actions, ont été gagnants dans 72% des cas avec le dividende et la décote (17% en moyenne) mais sans tenir compte de l’abondement. Un actionnaire normal aurait été gagnant dans 60% des cas seulement.Avec un taux d’abondement de 75%, les salariés auraient été gagnants dans 90% des cas au bout de cinq ans. Autrement dit, l’abondement et la décote permettent de limiter sensiblement le risque pris par les salariés. Ces résultats sont conservateurs, relève Eres, dans la mesure où ils partent du principe que le salarié cède ses actions au bout de cinq ans alors que rien ne l’y oblige.Très concrètement, pour 100 euros investis entre 2006 et 2010 en titres de leur entreprise, les salariés du SBF 120 ont réalisé un gain moyen de 78% (décote et dividende compris, sans abondement). Un gain en plus exonéré d’impôt sur les plus-values grâce au régime dérogatoire du PEE.Dans ce contexte, Eres a observé que le montant moyen par salarié ayant souscrit à une opération d’actionnariat salarié augmente depuis 2013 et dépasse les 6.000 euros en 2015 contre 5.350 euros en 2014. 20% des entreprises du SBF 120 (35% du CAC 40 et 13% du NEXT 80) ont réalisé au moins une augmentation de capital ou une cession d’actions réservées aux salariés en 2015, en légère baisse par rapport à 2014. Au total, 27 opérations ont été réalisées en 2015 contre 29 en 2014, dont 25 augmentations de capital réservées aux salariés et 2 cessions d’actions. A fin juillet 2016, on reste sur le rythme des années précédentes, 18 entreprises ayant initié une opération d’actionnariat salarié, chiffre stable par rapport à la même période de 2015. Le montant moyen des opérations réalisées en 2015 a dépassé la barre des 100 millions à 105,2 millions d’euros contre une moyenne historique de 85 millions d’euros.A noter enfin qu’en 2015, la France reste championne d’Europe de l’actionnariat salarié «démocratique» (pourcentage des salariés actionnaires par rapport au nombre de salariés total) puisque 77% des entreprises françaises ont des plans d’actionnariat pour l’ensemble de leurs salariés contre une moyenne européenne de 47%. En outre, 37% des salariés sont actionnaires contre 23% en Europe. Les salariés non dirigeants détiennent ainsi 3,9% du capital contre 1,7% en Europe.
Le gestionnaire d’actifs PGIM Real Estate a annoncé, ce 13 septembre, la cession d’un immeuble situé à Neuilly-sur-Seine à La Française Real Estate Partners, agissant pour le compte d’un grand investisseur institutionnel français. Le fonds European Value Partners, véhicule discrétionnaire « value-add » paneuropéen géré par PGIM Real Estate, avait acquis ce bien immobilier vacant en juillet 2015.En janvier 2016, PGIM Real Estate avait annoncé la signature d’un bail vert de 10,5 ans portant sur l’intégralité de l’immeuble qui deviendra le nouveau siège mondial de Sephora, filiale du groupe LVMH. L’immeuble développe une surface de 15.000 m² et est situé dans le quartier de bureau de Neuilly-sur-Seine.
Favorisés par le regain d’intérêt pour les stratégies obligataires, les fonds au format Ucits ont enregistré au deuxième trimestre une collecte nette de 71 milliards d’euros alors qu’ils avaient subi des sorties nettes de 7 milliards d’euros au premier trimestre 2016, selon des statistiques communiquées par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Les fonds obligataires ont ainsi attiré des flux positifs pour un montant de 42 milliards d’euros, à comparer à des rachats nets de 9 milliards d’euros au premier trimestre.Les fonds multi-classes d’actifs ont également été recherchés, affichant une collecte nette de 14 milliards d’euros au deuxième trimestre, contre seulement 6 milliards d’euros le trimestre précédent. En revanche, les investisseurs ont continué de bouder les fonds actions qui ont subi des sorties nettes de 18 milliards d’euros contre 4 milliards d’euros au premier trimestre. Au total, les fonds de long terme, c’est-à-dire hors fonds monétaires, ont engrangé 44 milliards d’euros au deuxième trimestre alors qu’ils avaient subi des dégagements pour un montant net de 5 milliards d’euros au premier trimestre. Les fonds monétaires ont de leur côté affiché des entrées nettes de 28 milliards d’euros après des rachats de 2 milliards d’euros.Les fonds d’investissement alternatifs (FIA) ont confirmé leur bon début d’année avec une collecte nette de 55 milliards d’euros au deuxième trimestre contre 43 milliards d’euros au premier trimestre. Les fonds obligataires notamment ont enregistré une collecte nette de 7,3 milliards d’euros alors qu’ils avaient terminé le premier trimestre sur une décollecte nette de 170 millions d’euros, et les «autres» fonds, qui regroupent toutes les stratégies qui ne rentrent pas dans les catégories habituelles, ont engrangé 22,5 milliards d’euros contre 11,5 milliards au premier trimestre. Les fonds multi-classes d’actifs ont attiré 15,2 milliards d’euros, soit 5 milliards de moins qu’au premier trimestre. On observe des baisses de collecte également pour les fonds actions (3,7 milliards contre 6,7 milliards) et les fonds immobiliers (3,3 milliards contre 8 milliards).Les actifs de l’ensemble des fonds d’investissement se sont accrus de 2,1% au deuxième trimestre à 13.290 milliards d’euros, avec des gains de 1,7% pour les fonds Ucits à 8.073 milliards d’euros et de 2,8% pour les FIA à 5.217 milliards d’euros.L’examen par pays montre que dans le secteur des FIA, les collectes les plus importantes ont été enregistrées par l’Allemagne (21,7 milliards d’euros), la France (10,9 milliards d’euros), le Luxembourg (9,1 milliards d’euros), les Pays-Bas (6,2 milliards d’euros) et l’Irlande (5,1 milliards d’euros). En revanche, le Royaume-Uni affiche des rachats de 2,3 milliards d’euros. Côté Ucits, l’Irlande arrive en tête des collectes, avec un montant de 52 milliards d’euros, largement devant le Luxembourg (21 milliards d’euros). En revanche, les sorties sur les fonds actions et les fonds monétaires ont pénalisé les résultats en France et au Royaume-Uni qui affichent des sorties nettes de respectivement 11,4 milliards d’euros et 4,7 milliards d’euros.
Le secteur des hedge funds a signé un sixième mois consécutif de performance positive au mois d’août, porté par un contexte de plus faible volatilité, rapporte le cabinet Hedge Fund Research (HFR). Ainsi, l’indice HFRI Fund Weighted Composite Index a gagné 0,4% à l’issue du mois écoulé, portant à 3,5% sa performance depuis le début de l’année 2016.Dans le détail, les stratégies « Event-Driven » ont été les principales contributrices à cette performance mensuelle, avec un gain de 1,8% au mois d’août, précise HFR. Depuis le début de l’année, les stratégies « Event-Driven » enregistrent une performance de 6%. Les stratégies « Equity Hedge » ne sont pas en reste. L’indice HFRI Equity Hedge a en effet gagné 1,3% en août, portant à 3,4% sa performance à l’issue des huit premiers mois de l’année. Cet indice a bénéficié du retour en grâce des stratégies liées à l’énergie. De même, les stratégies obligataires « Relative Value Arbitrage » ont réalisé de solides performances le mois dernier. L’indice HFRI Relative Value a ainsi gagné 0,8%, portant à 4,9% sa performance depuis le début de l’année.A l’inverse, l’indice HFRI Macro (Total) a accusé une perte de 1,6% en août, pénalisé par les stratégies quantitatives et CTA (suiveuses de tendances). Sa performance depuis le début de l’année s’établit ainsi à 2% seulement. De même, l’indice HFRI Macro : Systematic Diversified Index a perdu 2,9 % en août, ramenant à 2,1% sa performance à l’issue des huit premiers mois de l’année.
Le gestionnaire d’actifs espagnol Bestinver renoue avec les investissements dans les banques, un secteur qu’il avait banni de ses portefeuilles depuis quelques années. Selon le site CincoDias, la société de gestion est en effet entrée au capital de la banque néerlandaise ING. Pour justifier cet investissement, Bestinver a expliqué avoir privilégié d’abord les entités financières les plus sûres, à savoir celles qui ont été recapitalisées. « Après avoir vu sa capitalisation boursière chuter de près de la moitié en un peu moins d’un an, l’entité est aujourd’hui valorisée neuf fois ses bénéfices, a souligné la société de gestion. En outre, elle dispose d’un matelas de capitaux considérables (avec un ratio de fonds de propres de 12%) et son équipe dirigeante redouble d’efforts pour optimiser son bilan et stabiliser ses marges. » Bestinver a précisé que son équipe de recherche et d’analystes a passé plus d’un an pour examiner le secteur bancaire avant de prendre sa décision d’investissement.
Le smart beta a le vent en poupe. Les facteurs de risque et les autres stratégies de smart beta prennent de de plus en plus d’importance pour la génération de performance dans les conditions de marché actuelles, selon les résultats d’une étude annuelle (1) présentée le 12 septembre par Lyxor Asset Management qui compare la performance de fonds actifs domiciliés en Europe à celle de leurs indices de référence. Plus précisément, cette étude compare la performance de 3.740 fonds actifs représentant 1.200 milliards d’euros d’actifs sous gestion par rapport à leurs indices de référence, sur une période de dix ans. Les résultats montrent que l’année 2015 s’est avérée plus favorable pour les fonds actifs, dont 47% en moyenne ont surperformé leur benchmarks, contre 25% seulement en 2014.Lyxor estime que l’expositon aux facteurs de risque est en grande partie à l’origine de cette surperformance. Lyxor a identifié cinq facteurs de risque principaux qui expliquent collectivement 90% des rendements des portefeuilles, à savoir la taille, la value, la qualité, la faible volatilité et le momentum. En 2015, les gestionnaires européens ont ainsi surpondéré les facteurs de faible volatilité, momentum et qualité, lesquels ont tous surperformé leur indice.Un autre aspect de l'étude consiste à comparer la performance des fonds de gestion active avec les indices Minimum Variance Smart Beta qui visent à réduire la volatilité des portefeuilles. A cet égard, les résultats sont encore plus probants. Alors que 72% des fonds de gestion active dans la catégorie Europe ont surperformé un indice de référence classique en 2015, seuls 14% ont battu l’indice smart beta.Ces conclusions positionnent le smart beta comme un pilier indispensable du portefeuille des investisseurs."Dans l’environnement de marché actuel, caractérisé par des taux d’intérêt très faibles, une volatilité accrue et l’absence de tendance des actifs risqués, les investisseurs doivent se tourner vers de nouvelles formes d’allocation de portefeuille afin d’obtenir de la diversification et de générer de la performance», souligne l’auteur de l'étude Marlène Hassine, responsable de la recherche ETF chez Lyxor AM. «Les stratégies smart beta, qui peuvent être mises en oeuvre en adoptant un biais plus actif ou plus passif, comptent parmi les nouveaux outils à leur disposition».(1) Active Funds vs. Benchmark, Performance Comparison
La société d’investissement britannique 3i Infrastructure a annoncé, ce 12 septembre, avoir finalisé son entrée au capital de Valorem. 3i Infrastructure a investi 57 millions d’euros pour acquérir 28,5% du capital de l’opérateur spécialisé dans les énergies vertes et les énergies renouvelables. 3i Infrastructure a acquis cette participation auprès du FCPR Capenergie, un fonds géré par Omnes Capital, et d’autres actionnaires minoritaires. 3i Infrastructures s’est également engagé à investir 12 millions d’euros supplémentaires au cours des trois prochaines années. La transaction avait été dévoilée mi-juillet.
La société d’investissement Ardian a annoncé, ce 12 septembre, la signature d’un accord avec Naxicap Partners portant sur la cession de sa participation majoritaire au capital d’Altares, société spécialisée dans la donnée. Ardian était entré au capital d’Altares en 2008 après le rapprochement entre BIL (Base d’Informations Légales) et D&B France. Altares compte 300 collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires de 60 millions d’euros.