La dernière enquête annuelle de Fidelity International dédiée aux analystes (1) révèle que la confiance des dirigeants s’est significativement améliorée et se retrouve même à son plus haut niveau depuis 2014. Une tendance bien différente de celle de 2016 qui s’inscrivait en baisse partout dans le monde. « L’indicateur de sentiment mondial » de Fidelity, qui s’appuie sur cinq composantes clés de la santé des entreprises, est très largement repassé en territoire « positif », passant d’un niveau de 5 à 6, contrairement à l’année passée où des critères tels que la rentabilité, la confiance des dirigeants et les dépenses d’investissement s’inscrivaient tous en baisse dressant une perspective bien plus incertaine.Avec une dynamique cyclique apparente dans l’ensemble des régions et secteurs, la hausse des bénéfices serait désormais due en premier lieu à la croissance de la demande, alors que l’an dernier, elle était plutôt attribuée aux réductions de coûts. Cette accélération cyclique mondiale se généralise et touche l’ensemble des marchés. Le sentiment des analystes s’est tout particulièrement amélioré à l'égard de la région EMOA (Europe de l’Est, Moyen-Orient, Afrique) et Amérique latine, où l’indicateur est passé de 2,7 à 6,4.Au niveau sectoriel, le principal revirement de tendance concerne le sentiment à l'égard de la «vieille économie», bien en peine l’an dernier, en particulier pour les secteur de l'énergie et des matériaux. Presque tous les analystes en charge de ces secteurs déclarent avoir des perspectives optimistes pour les entreprises qu’ils suivent pour 2017. Après avoir atteint le creux de la vague l’an dernier, les secteurs et les régions sensibles aux cours pétroliers se redressent dans le sillage du prix du baril. Contre toute attente, les entreprises du secteur de la consommation cyclique, qui bénéficient généralement d’une reprise de la croissance, sont celles à l'égard desquelles le sentiment est le plus faible cette année.(1) L’enquête 2017 a impliqué quelque 17 000 entretiens avec des dirigeants d’entreprises ayant permis de rassembler les opinions de 146 analystes actions et obligations de Fidelity International
Les investisseurs cherchent des moyens de faire fructifier davantage leurs actifs. La demande de produits plus sophistiqués alimente l’intérêt pour les stratégies de diversification et de recherche de performance. En 2016, les clients institutionnels de Willis Towers Watson – parmi lesquels des fonds de pension, des fonds souverains, des fonds de dotation, des fondations et des compagnies d’assurance – ont ainsi accru leurs investissements de près de 20 %, avec 71,7 milliards de dollars investis sur différentes classes d’actifs. Selon les dernières statistiques annuelles concernant les sélections de gérants, les choix d’allocations en stratégies actions et de diversification ont été nettement plus élevées qu’en 2015.« Ce qui a fonctionné pour les investisseurs dans le passé ne fonctionnera probablement plus à l’avenir. Par conséquent, nos clients cherchent des solutions innovantes pour générer de meilleures performances corrigées des risques. Leur principale préoccupation est de trouver des stratégies pour faire davantage fructifier leurs actifs, que ce soit en réduisant les coûts, en diversifiant leurs investissements ou en concevant des solutions sur mesure plus sophistiquées que par le passé», commente Pierre Wendling, consultant senior de l’activité Investissement chez Willis Towers France. En 2016, les clients de Willis Towers Watson ont continué de privilégier les actions, avec environ 270 sélections sur l’ensemble de l’année, soit une valeur totale de 26,8 milliards de dollars, 25 % de plus qu’en 2015. Le capital-investissement s’est nettement redressé en 2016, avec 75 % de sélections en plus pour l’ensemble des clients de Willis Towers Watson mais d’autres stratégies actions – actions mondes, marchés émergents et smart bêta – étaient également en hausse. « Les clients prennent de plus en plus conscience que, malgré les récents mouvements de marché, il est probable que l’environnement actuel de taux bas persistera sans doute bien plus longtemps que ce que l’on prévoyait au départ. Ils consacrent donc davantage de temps à la revue de leurs allocations aux actions», explique Pierre Wendling. « L’attrait des moteurs de performance basés sur les compétences et l’illiquidité a augmenté mais ils nécessitent davantage d’efforts de la part des investisseurs. Dans les faits, une fois les commissions prises en compte, la plupart des gérants actifs ne créent pas de valeur. Si bien que pour réussir, ils doivent mobiliser des compétences via des portefeuilles concentrés de valeurs « best-in-class », une gestion permanente des coûts et si nécessaire, le recours au smart bêta pour compléter leur exposition aux actions», poursuit-il.Le succès des stratégies de diversification ne s’est pas démenti, avec des investissements totalisant 23,6 milliards de dollars en 2016. Le nombre de sélections dans les infrastructures et l’immobilier a progressé de près de 50 % sur la période de 12 mois close le 31 décembre 2016. Les stratégies multi-actifs liquides ont également enregistré une croissance de plus de 70 % sur la période. « Les stratégies de diversification restent essentielles. Elles offrent aux investisseurs un moyen plus sophistiqué de se protéger contre le risque de baisse. La demande de solutions sur mesure a également continué de croître. De plus en plus d’investisseurs institutionnels reconnaissent que les approches fortement personnalisées répondent mieux à leurs besoins individuels et qu’elles offrent donc certains avantages, surtout dans le cadre de stratégies plus complexes, coûteuses et basées sur les compétences des gérants », a déclaré Pierre Wendling. Les nouvelles allocations aux stratégies de crédit se sont stabilisées, avec 207 sélections et un volume total de 14 milliards de dollars - en léger recul -, parmi les clients de Willis Towers Watson en 2016. Les solutions de «smart beta» sur le segment du crédit ont retrouvé un certain attrait, avec 19 sélections en 2016, contre seulement quelques-unes en 2014 et 2015.
Le groupe suédois Catella Real Estate a annoncé, lundi 13 mars, l’acquisition auprès de Homepoint Group d’une résidence étudiants à Berlin pour un montant de 41 millions d’euros. L’opération a été réalisée pour le compte du fonds Catella European Student Housing, un fonds paneuropéen lancé en 2013. Cette résidence, qui comprendra 425 unités résidentielles, est actuellement en cours de construction et elle sera livrée au cours de l’hiver 2017-2018. Avec cette acquisition à Berlin, le fonds affiche désormais un volume de 269 millions d’euros, investis en Allemagne, en France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. « Catella analyste actuellement plusieurs opportunités d’investissement pour ce fonds, d’un montant total de 93 millions d’euros, aux Pays-Bas, en Espagne et en Autriche », indique la société suédoise.
AXA Investment Managers (AXA IM) a annoncé ce 10 mars le lancement d’AXA IM Maturity 2023 Fund (le Fonds), un fonds obligataire à maturité investi principalement dans des obligations spéculatives à haut rendement européennes, géré par Yves Berger, Senior Portfolio Manager chez AXA IM (1). Cela fait suite aux lancements des fonds AXA IM Maturity 2020 et Maturity 2022 en octobre 2015 et septembre 2016, faisant partie de la même gamme.« Nous avons connu une forte croissance dans le marché du haut rendement européen depuis 2009, la classe d’actifs atteint aujourd’hui près de 350 milliards d’euros et les émetteurs sont de plus en plus diversifiés. La stratégie de ce fonds consiste à investir dans des titres que nous pensons pouvoir détenir jusqu’à la maturité du Fonds et à diversifier le portefeuille autant que possible dans le but de minimiser le risque de défaut », commente Yves Berger Senior Portfolio Manager chez AXA IM, cité dans un communiqué.L’équipe va construire un portefeuille diversifié d’obligations spéculatives à haut rendement européennes en début de trimestre, investissant dans des titres qui leur semblent avoir des fondamentaux solides. Le gérant du fonds prévoit de conserver les titres jusqu’à la maturité du fonds, mais si les perspectives de crédit d’un émetteur se détérioraient, l’équipe pourrait décider de revendre le titre avant l’événement de défaut. Le fonds cherche à optimiser son rendement en limitant les coûts, c’est-à-dire en minimisant le taux de rotation et, ainsi, les coûts de transaction. Au cours de la vie du fonds, les intérêts payés et les remboursements reçus sont réinvestis jusqu’à ce que la maturité approche. A la maturité, en l’absence de défaut, toutes les obligations en portefeuille auront été remboursées ou vendues. AXA IM est l’un des plus grands gestionnaires de portefeuilles obligataires à haut rendement, avec un total d’actifs sous gestion de 27,7 milliards d’euros (au 30 septembre 2016, source : AXA IM). L’équipe, constituée de cinq spécialistes du haut rendement spéculatif européen, gère actuellement plus de 4.1 milliards d’euros (à fin décembre 2016) sur ce marché. Le fonds est actuellement disponible aux investisseurs retail et institutionnels en Belgique, en France et en Espagne, ainsi qu’aux investisseurs institutionnels uniquement en Italie et au Royaume-Uni.
A l’approche de la réunion de la mi-mars du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, la perspective d’une hausse des taux américains n’a pas refroidi l’intérêt des investisseurs pour les marchés émergents. En revanche, les investisseurs ont réduit leur exposition aux fonds à haut rendement et pour nombre d’entre eux ont adopté une attitude attentiste. Les fonds d’actions, toutes zones géographiques confondues, ont enregistré une collecte nette de 11,8 milliards de dollars durant la semaine au 8 mars, selon l'étude hebdomadaire Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Les fonds obligataires ont de leur côté affiché des entrées nettes de seulement 4,6 milliards de dollars. Depuis le début de l’année, la collecte des fonds actions totalise 82 milliards de dollars et dépasse légèrement celle des fonds obligataires (82 milliards de dollars). Durant la semaine écoulée, les fonds d’actions émergentes ont encore enregistré des entrées nettes de 700 millions de dollars, affichant des flux positifs pour la huitième fois au cours des neuf dernières semaines. Les fonds d’obligations émergentes n’ont pas été en reste et ont attiré pour plus de 2 milliards de dollars de souscriptions, enregistrant ainsi une sixième semaine consécutive de flux positifs. Les fonds d’obligations émergentes en monnaie locale ont notamment attiré 800 millions de dollars, leur plus forte collecte des neuf dernières semaines. Les fonds d’obligations à haut rendement ont en revanche subi des dégagements de 2,7 milliards de dollars, les premiers des sept dernières semaines et les plus importants des seize dernières semaines. Les fonds de prêts bancaires ont affiché une dix-septième semaine consécutive d’entrées nettes avec un montant de 1,2 milliard de dollars. Les fonds d’obligations indexées sur l’inflation en sont pour leur part à leur treizième semaine consécutive de souscriptions avec un montant de 0,4 milliard de dollars. Du côté des actions, les fonds spécialisés sur l’Europe ont enregistré une collecte nette de 1 milliard de dollars, leur sixième semaine sur sept de flux positifs. Les fonds d’actions américaines, soutenus par de bonnes statistiques et la perspective d’un calendrier reflationniste promis par Donald Trump, ont encore engrangé plus de 7 milliards de dollars. Les fonds d’actions japonaises continuent d’attirer les investisseurs et terminent la semaine sous revue avec des entrées nettes de 1,2 milliard de dollars.
La banque allemande Commerzbank s’intéresse de très près au segment des particuliers fortunés (ou UHNW selon l’acronyme anglais) disposant d’un patrimoine supérieur à 100 millions d’euros, rapporte le quotidien financier Börsen-Zeitung. Dans un entretien au quotidien, Gustav Holtkemper, responsable du pôle Wealth Management à la Commerzbank, a évoqué un projet pilote qui devrait permettre de mieux accompagner ce segment. Ces derniers mois, des spécialistes du pôle gestion de fortune ont coordonné leurs efforts avec des banquiers d’investissement et des chargés de clientèle entreprises pour mieux répondre aux différents besoins de la population des très riches particuliers. La mise en oeuvre du projet a été très satisfaisante si bien que le dispositif dédié aux particuliers UHNW devrait désormais être étendu à l’ensemble du réseau bancaire.
L’Union européenne prépare des mesures pour bloquer des investissements étrangers «à visées politiques», après l’appel de la France, de l’Allemagne et de l’Italie à une réglementation plus dure en la matière pour des entreprises représentant des intérêts stratégiques. La proposition pourrait donner à l’Union européenne - qui peut déjà s’opposer à des prises de contrôle pour des raisons concurrentielles - le pouvoir d’examiner «des investissements dans l’UE d’une importance stratégique tant du point de vue économique que de la sécurité». Certains pays de l’UE disposent d’une réglementation pour protéger leurs entreprises stratégiques, mais cela serait une première à l'échelle européenne.
Deka Immobilien a annoncé avoir acquis un immeuble de bureaux « Bords de Seine I » à Issy-les-Moulineaux. Le vendeur est Savills Fund Management GmbH. Le nouvel objet intègre le fonds immobilier ouvert WestInvest ImmoValue, une stratégie réservée aux investisseurs institutionnels. Le montant de l’opération n’a pas été divulgué.
Omnes Capital et Bpifrance cèdent leur participation dans le groupe Grain d’Or Gel, spécialisé dans la fabrication de produits surgelés de boulangerie, notamment de pâtes à pizzas et de snacking. Cette cession intervient dans le cadre du rapprochement de Grain d’Or Gel avec le groupe Lubrano qui donne naissance au groupe Novepan. Le nouvel ensemble affiche un chiffre d’affaires de près de 50 millions d’euros.Cette opération associe le fonds Azulis Capital en majoritaire, aux côtés de l’équipe dirigeante qui se renforce au capital lors de ce nouveau tour de table. Omnes Capital et Bpifrance sont entrés au capital du groupe en 2008, dans le cadre d’une opération de Management-Buy-In (MBI) aux côtés du dirigeant Marc Levy.
C’est un marché encore modeste même si l’on en parle beaucoup. Le marché de la robotique et de l’automatisation irrigue tous les secteurs de la vie économique et les sociétés de gestion n’ont pas été les dernières à s’intéresser à cette thématique manifestement promise à un bel avenir. Richard Lightbound, directeur général de la société spécialisée dans la robotique ROBO Global Europe, est intarissable sur le sujet et surtout persuadé des opportunités d’investissement qui se cachent dans ce secteur en pleine évolution. «La robotique n’est pas une niche. Le développement du secteur est en train de s’accélérer. Il est temps de s"exposer à cette thématique», a souligné le 9 mars à l’occasion d’un point de presse Richard Lightbound qui était de passage à Paris.Selon des estimations de Myria Research, le marché de la robotique, né au début des années soixante, représente actuellement autour de 64 milliards de dollars. Avec l’accélération du développement du secteur, ce marché pourrait représenter un chiffre d’affaires de quelque 1.200 milliards de dollars d’ici 2025. Il serait donc urgent de s’y intéresser, d’autant plus que ses applications touchent toutes les branches de l’industrie, tous les marchés et tous les secteurs géographiques. La thématique offre en outre des solutions à des tendance lourdes comme la faiblesse de la hausse de la productivité ou encore la croissance de la population mondiale.ROBO Global a ainsi développé un indice dédié, ROBO Global Robotics and Automation. L'émetteur de produits indiciels cotés ETF Securities, soucieux de se diversifier depuis quelques années au-delà de son expertise historique, les matières premières, a ainsi conclu un partenariat avec ROBO Global Europe afin de proposer une stratégie ETF dédiée à la robotique. Avec un démarrage un peu lent mais qui a depuis pris son envol. La stratégie dédiée, lancée fin 2015 et réservée à une clientèle institutionnelle, affiche désormais un encours de quelque 350 millions de dollars.L’indice de référence affiche une progression de 400% sur dix ans, de 18% sur un an et de 10% depuis le début de l’année. Constitué à partir d’un univers de référence de 300 sociétés cotées, l’indice, «rebalancé» tous les trimestres, compte actuellement 81 sociétés dont les trois quarts sont des petites et moyennes entreprises en pleine croissance.
Membre du pôle de compétitivité Mont-Blanc Industries, Alpen’Tech a sollicité le FCPR Arve Industries Capital pour son projet de développement industriel. Le Crédit Agricole des Savoie (CADS Capital), la Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes et Amundi Private Equity Funds (PEF), respectivement partenaires financiers et gérant du FCPR, soutiennent activement l’industrie de l’usinage de précision, du décolletage et de la mécatronique depuis plusieurs années. Ils accompagnent désormais le développement du groupe Alpen’Tech, dont CADS Capital est déjà partenaire financier historique. Ils sont rejoints dans cette opération par Bpifrance qui fait son entrée au capital du Groupe, au sein duquel figure également BP AURA depuis plusieurs années. Aucune précision n’est fournie sur les participations et les montants de ces opérations.
Breath Therapeutics BV a annoncé le 8 mars la clôture d’un tour de table codirigé par Gimv et Sofinnova Partners, auxquels s’est joint Gilde Healthcare. PARI Pharma soutient financièrement le programme. Cette opération a permis à la société de s’assurer un financement de 43,5 millions d’euros. Celui-ci, l’un des plus grands tours de table de ces dernières années pour une start-up européenne, permettra à Breath Therapeutics de procéder à des essais de phase III en Europe et aux États-Unis, de déposer une demande d’autorisation de mise sur le marché et de préparer la commercialisation.Spin-out de la société munichoise PARI Pharma GmbH, Breath Therapeutics utilise des formulations de médicaments, brevetées et optimisées pour l’administration par inhalation avec des nébuliseurs sous licence exclusive. Son programme phare développe une thérapie respiratoire contre le syndrome de bronchiolite oblitérante (SBO). Le SBO est une maladie respiratoire orpheline mortelle, qui touche 65 % des patients ayant subi une greffe de poumon. C’est la principale raison des faibles taux de survie à 5 ans, enregistrés après une transplantation pulmonaire, explique un communiqué.
La société européenne de capital-investissement Argos Soditic est entrée en négociations exclusives pour l’acquisition d’une participation aux côtés d’Olivier Legrand et de Christian Grzanka dans Revima Group, groupe spécialisé dans la révision, la réparation et l’entretien de matériels aéronautiques, principalement sur les trains d’atterrissage et sur les groupes auxiliaires de puissance. La transaction assujettie aux autorisations usuelles devrait se conclure d’ici l’été 2017.L’opération permettra d’accompagner la société vers «de nouveaux axes de croissance», souligne Gilles Mougenot, président d’Argos Soditic Partners. Revima Group conservera son équipe dirigeante et son personnel, et deux de ses actionnaires actuels, Christian Grzanka et Olivier Legrand, continueront à détenir des parts significatives dans le groupe. A la clôture de l’opération, Christian Grzanka prendra la présidence du conseil de surveillance avec les associés d’Argos Soditic, tandis qu’Olivier Legrand sera nommé président directeur général du groupe.
Les fonds d’investissement CVC, KKR et Blackstone seraient prêts à prendre le contrôle du groupe espagnol Endesa, selon des sources proches du conseil d’administration d’Endesa, rapporte le journal El Confidencial. La bonne entente entre les gouvernements de Madrid et de Rome pourrait faciliter l’opération, évaluée à 15 milliards d’euros, estime le journal.Enel, le géant italien des services aux collectivités, a démenti toute cession de sa participation de 70% dans Endesa. «Enel dément une fois de plus toute rumeur relative à une possible cession d’Endesa. Il s’agit de spéculations sans fondement», déclare le groupe italien dans un courriel.
La société de capital investissement Polaris a annoncé la cession de la division FGS de HTC Sweden, une société spécialisée dans les solutions pour sols : ponçage, polissage, valorisation et entretien des sols, etc. La division de THC, cédée au groupe Husqvarna, avait été achetée en 2013 par Polaris. Le capital investisseur reste investi dans la division Twister de HTC, dédiée au secteur du nettoyage.
Le bilan du mois de février est plutôt flatteur pour les gérants participant à la plateforme amLeague. Tous sont parvenus à afficher des performances positives ce mois-ci. Dans un cas, la moyenne des gérants parvient même à faire mieux que l’indice de référence, en l’occurrence pour les mandats « Europe equities ». La moyenne des gérants parvient au même résultat que l’indice dans le mandat « Global equities ».Pour le mandat Euro Equities, la palme revient à Candriam EMU, suivi de Seven European Equity Fund et de Swiss Life Asset Managers avec des hausses respectives de 4,12%, 3,82%, et 3,54%. Degroof Petercam est en queue de peloton avec une hausse de 1,17%. Sur le mois de février l’Eurostoxx a gagné 2,61% et la moyenne des gérants amLeague sur ce mandat n’est pas loin avec +2,50%.Sur le mandat plus large des actions européennes, cette fois Candriam Conviction arrive en tête suivi de Vivienne Investissement et Swiss Life AM avec des hausses supérieures à 5% pour les trois. La moyenne des gérants bat l’indice avec une hausse de 3,74% contre une progression de 3,05% pour le Stoxx 600. En y appliquant des critères ESG (environnement social et gouvernance), c’est Roche-Brune qui arrive en tête avec une hausse de 3,98%, inférieure à celle des meilleurs mandats actions européennes non ISR. OFI Smart Beta Europe SRI arrive second (3,48%) suivi de Theam BNP Paribas Low Vol (+3,24%). La moyenne des gérants ne parvient pas à battre l’indice avec une progression de 2,75% contre +3,05% pour le Stoxx 600.Les mandats actions globales sont eux aussi tous dans le vert. La meilleure performance mensuelle dépasse les 6%, à 6,27%, pour VIA AM World, suivi de Edmond de Rothschild AM (5,18% ) Roche-Brune AM (+5,10%). La plus faible performance affiche tout de même un très respectable +3,05% pour Ecofi Investissements, contre un Stoxx 1800 NR à +4,56% et une moyenne des gérants à 4,56%.Pour le mandat multiclasse d’actifs, Allianz GI affiche la meilleure performance avec une hausse de 3,18%, suivi de Seven Diversified (+3,12% et Degroof Petercam (+2,44%). Les trois moins bonnes performances reviennent à Ecofi Investissements (+1,21%), UBS Flex (+1,27%) et Swiss Life AM (+1,36%).
Le fournisseur d’ETF WisdomTree a annoncé la cotation sur Deutsche Börse d’un ETF dédié à l’Inde, le WisdomTree India Quality Ucits ETF qui propose une stratégie smart beta qui offre aux investisseurs la possibilité de s’exposer aux titres de sociétés indiennes de qualité sur la base de la rentabilité des actifs (ROA) et du rendement des capitaux propres (ROE) des trois dernières années.
L’Association pour les marchés financiers en Europe (AFME) a publié ce 7 mars un nouveau rapport qui se penche sur les défis spécifiques associés à la levée de capital-risque pour les petites et moyennes entreprises européennes à fort potentiel de croissance à des stades de développement variés. Ce rapport, intitulé «La pénurie de capital-risque pour les entreprises européennes à fort potentiel de croissance», a été préparé par l’AFME avec l’appui de douze organisations européennes (1).Le rapport identifie les barrières principales à la création et la croissance des entreprises en Europe, et souligne notamment la fragmentation du marché des start-up, la sensibilité insuffisante des jeunes entreprises aux bénéfices du capital-risque, une offre pauvre en fonds de capital-risque, un marché de la dette venture encore peu développé, un environnement peu favorable à l’accès aux marchés boursiers ou encore un marché primaire actions morose.Dans ce contexte, le rapport estime que les voies d’amélioration sont multiples. Les Européens pourraient ainsi allouer davantage d'épargne dans le capital-risque : 3 millions de citoyens européens détiennent des fonds non immobiliers de plus de 1 million d’euros. Même une fraction infime de cette épargne pourrait avoir un impact important sur la croissance et l’emploi en Europe. Les entreprises européennes reçoivent 1,3 million d’euros en moyenne de la part des fonds de venture capital tandis que les entreprises américaines en reçoivent en moyenne 6,4 millions d’euros.La dette venture reste sous-utilisée, estime les auteurs de l'étude. Seulement 5% des entreprises européennes investies par des fonds de venture capital obtiennent de la dette venture alors que les entreprises américaines en lèvent 15-20% et les entreprises britanniques 8-10%. Les fonds de venture capital en Europe ont investi 4,1 milliards d’euros entre 2007 et 2015 contre 26,4 milliards d’euros par les fonds aux Etats-Unis sur la même période. Seulement 44% des montants investis par des fonds de venture capital en Europe l’ont été dans des entreprises à des stades plus avancés contre presque deux tiers aux Etats-Unis.(1) Ces douze organisations représentent les parties prenantes du financement en fonds propres tels que le Fonds européen d’investissement (FEI), sept autres associations représentant les business angels (BAE, EBAN), les fonds de capital-risque (InvestEurope), les comptables et conseillers (AccountacyEurope), ou encore les Bourses comme Euronext, Deutsche Börse ou le Nasdaq.
Caceis et Bitstamp, la première plateforme d´échange de Bitcoin agréée en Europe, annoncent une nouvelle offre afin que les promoteurs de fonds d’investissement puissent proposer d’effectuer des souscriptions et rachats en Bitcoin dans leurs fonds déposés chez Caceis. Dès le second semestre 2017, ce partenariat regroupant les expertises de Bitstamp et de Caceis, filiale du Crédit Agricole spécialisée dans les services titres, offrira de nouvelles modalités d’investissement aux souscripteurs de fonds d’investissement.Selon Nejc Kodrič, directeur exécutif de Bitstamp, « l’industrie du Bitcoin se développe non seulement géographiquement mais aussi en nombre d’utilisateurs, ce qui explique les nombreux développements en cours. Ce premier partenariat avec un leader de l’asset servicing comme Caceis démontre que les investissements en Bitcoin peuvent maintenant être effectués dans un cadre régulé et agréé ».
Inocap Gestion, dont les actifs sous gestion s'élèvent à environ 400 millions d’euros, débute l’année 2017 avec le lancement de deux nouveaux fonds. Tout d’abord, avec la création d’un nouveau FCP, Quadrige Europe, qui élargit son expertise jusqu’ici limitée aux entreprises françaises, des petites capitalisations jusqu’aux ETI. Pour répondre aux exigences d’un tel changement, Pierrick Bouchet, directeur général-gérant et associé fondateur, a souligné le 7 mars à l’occasion d’un point presse avoir constitué un nouveau réseau de correspondants étrangers, par exemple Carnegie et Danske Bank pour la couverture des pays scandinaves ou encore Warburg et DAB Bank pour le marché allemand.Quadrige Europe est dédié aux ETI européennes innovantes, le plus souvent leaders sur leurs marchés. Le fonds investit de préférence dans les sociétés qui distribuent des dividendes de manière régulière et dont l’actionnariat familial impliqué assure une vision industrielle de long terme. Le fonds a été lancé en interne fin 2015. Il affiche désormais plus de 12 millions d’euros d’actifs sous gestion et une performance au 6 mars 2017 supérieure à 31%. La performance de l’année 2016 ressort à 23,81% avec une volatilité de 13,3%. Ce fonds nouvellement commercialisé bénéficie d’une gestion de conviction décorrélée des indices.L’autre proposition consiste en un nouveau fonds ISF, le FCPI Qi2017, agréé par l’AMF le 9 décembre 2016. Il a pour objectif de financer des PME françaises, innovantes et majoritairement cotées. Dans la lignée des millésimes précédents, ce FCPI s’affranchit de toute contrainte sectorielle. La période de souscription du fonds, au titre de la réduction d’ISF 2017, ira jusqu'à la mi-juin.