L’année 2018 se présente sous les meilleurs auspices pour l’actionnariat salarié en France. A fin juin 2018, les entreprises du SBF 120 ont en effet annoncé 26 opérations d’actionnariat salarié, selon une étude présentée hier à la presse par Eres, le spécialiste de l’actionnariat salarié et de l’épargne salariale. Ce chiffre est en hausse de 37% par rapport à la même période de 2017, date à laquelle seules 19 opérations avaient été enregistrées. « 2018 s’annonce comme un grand cru pour l’actionnariat salarié », a avancé Olivier de Fontenay, directeur général d’Eres.Une bonne nouvelle après un exercice 2017 mitigé. « Le bilan de l’année 2017 est en demi-teinte pour l’actionnariat salarié », n’a pas caché Olivier de Fontenay. De fait, la part des entreprises du SBF 120 ayant un dispositif collectif d’actionnariat salarié ne cesse de baisser depuis 2012 pour s’établir à 73,5% à fin 2017 contre 82% en 2013. « C’est la preuve que l’actionnariat salarié ne se porte pas si bien en France », a constaté Olivier de Fontenay. De même, la part du capital détenue par les salariés (hors dirigeants) est passé de 2,9% en 2012 à 2,2% en 2017. Enfin, le taux de démocratisation (à savoir le pourcentage de salariés actionnaires par rapport au nombre de salariés total) a également diminué pour s’établir à 39% fin 2017 contre 50% en 2012. « La baisse de ces indicateurs est liée, notamment, à l’instabilité et l’alourdissement de la fiscalité sur les programmes d’attributions gratuites d’actions, a expliqué le directeur général d’Eres. En 2017, nous avons comptabilisé 5 plans collectifs d’attributions contre 11 en 2012. En outre, la hausse du forfait social de 8% à 20% a diminué les budgets d’abondement, rendant ainsi les plans d’attributions gratuites beaucoup moins attractifs. »Le tableau est pourtant loin d’être aussi noir pour l’actionnariat salarié en France. En 2017, 28 entreprises du SBF 120 (soit 23%) ont en effet réalisé 32 opérations d’actionnariat salarié (augmentation de capital réservée aux salariés ou cession d’actions), note Eres dans son étude. Un chiffre en-deçà du record de 35 opérations enregistrées en 2016 mais qui reste « supérieur à la moyenne observée depuis 2006, soit 30 opérations par an », a expliqué Olivier de Fontenay. Mieux, l’an dernier, le montant total des opérations réalisées a atteint le niveau record de 2,7 milliards d’euros, bien au-dessus de la moyenne de 2 milliards d’euros depuis 2012. « Les opérations d’actionnariat salarié ont représentées 19% de la valeur de l’ensemble des offres publiques réalisées en 2017 en France », a souligné Olivier de Fontenay. Autre indicateur satisfaisant : le montant moyen des opérations frôle désormais les 100 millions d’euros (99,6 millions d’euros exactement), contre une moyenne de 79,5 millions d’euros depuis 2012.Autre enseignement notable : la performance des programmes d’actionnariat salarié se maintient à un niveau très satisfaisant, à en croire Eres. De fait, sur 175 opérations d’actionnariat salarié réalisées par les entreprises du SBF 120 entre 2006 et 2012, les salariés ont été gagnants dans 80% des cas sans abondement, avec le dividende et la décote, « alors qu’un actionnaire individuel normal aurait été gagnant dans 71% des cas seulement », note l’étude d’Eres. Avec un taux d’abondement de 100%, les salariés auraient été gagnants dans 95% des cas au bout de 5 ans.L’étude Eres s’est également attardée sur la place de l’actionnariat salarié dans les sociétés non cotées. Et force est de constater que ce dispositif reste encore limité en France. Sur la base d’une étude de 2016 menée par Opinionway auprès de 700 entreprises de 20 à 100 salariés, seulement 4% d’entre elles avaient mis en place un dispositif d’actionnariat salarié. « La France est clairement en retrait dans ce domaine par rapport au reste de l’Europe », a noté Matthieu Chauvin, directeur commercial d’Eres. Surtout, seules 5% des entreprises envisagent de mettre en place un tel dispositif à l’avenir. Les dirigeants s’inquiètent notamment de potentiels problème de confidentialité en interne, de problèmes de gouvernance et de dilution du pouvoir et, enfin, des conséquences en cas de transmission de l’entreprise. Pour autant, en 2017, l’étude d’Eres souligne que 52 entreprises ont tout de même réalisé 74 opérations d’actionnariat salarié en 2017. Eres a également constaté que pour la majorité des entreprises non cotées, l’entrée d’un nouvel actionnaire est à l’origine de 54% des opérations d’actionnariat salarié.
L’installateur de réseaux de télécommunication et de vidéo surveillance Sogetrel va bientôt passer sous le contrôle d’un pool d’investisseurs mené par Latour Capital. Ce fonds est sorti vainqueur du processus de cession du groupe, lors duquel se seraient manifestées d’autres soc étés de gestion françaises telles que Siparex, Naxicap Partners ou Ardian. Selon les informations de Capital Finance, ce LBO, réalisé par Latour Capital, valoriserait entre 100 et 120 millions Sogetrel, dont le chiffre d’affaires s’élève à près de 400 millions d’euros
L’investisseur activiste CIAM a écrit mardi à la direction de Scor pour lui reprocher son rejet de l’offre de rachat soumise par l’assureur mutualiste Covéa (GMF, MAAF et MMA), rapporte l’agence Reuters. L’offre en numéraire de Covéa de 43 euros par action représente une prime de 21% par rapport au cours de Scor à la veille de la divulgation de cette proposition le 4 septembre.Dans une lettre adressée mardi au PDG de Scor Denis Kessler, CIAM, qui détient 0,77% de Scor, engage celui-ci à engager avec l’assureur français des discussions sur son offre soumise le mois dernier, menaçant à défaut d’engager sa responsabilité et celle du conseil d’administration «pour ce qui constituerait une faute de gestion caractérisée»."Cette décision (de rejet - NDLR) est en effet justifiée par des considérations générales relatives à l’indépendance de Scor, et me semble en réalité traduire une volonté d’indépendance du conseil d’administration de Scor vis-à -vis de ses propres actionnaires, ce qui n’est évidemment pas acceptable», écrit Catherine Berjal, présidente de CIAM.Kessler avait rejeté la proposition de Covéa en mettant en avant la nécessité de Scor de rester indépendant et jugeant que le prix proposé «ne reflète ni la valeur intrinsèque de Scor ni sa valeur stratégique».Selon une source proche de Covéa, l’assureur, qui détient déjà 8,5% environ du capital de Scor, prépare une nouvelle approche.D’après le Financial Times, Ian Kelly, chargé chez Scor des relations avec les investisseurs, CIAM entend faire une plus-value rapide sur cette opération. «Nous jugeons cela inacceptable», a-t-il dit au quotidien financier.
Les investisseurs sont de plus en plus prudents, avec 5,1 % de cash en moyenne dans leur portefeuille en septembre contre 5% au mois d’août et 4,7% le mois précédent, selon le dernier Fund Manager Survey de BofA Merrill Lynch réalisé entre les 7 et 13 septembre auprès d’un échantillon de 244 participants représentant un encours cumulé de 742 milliards de dollars. Ce niveau est un plus haut depuis 18 mois. En même temps, l’allocation aux actions américaines grimpe de 2 points avec une surpondération nette de 21%, la plus importante depuis janvier 2015; les États-Unis sont la région la plus favorisée au monde pour le deuxième mois consécutif, les investisseurs achetant de la croissance plutôt que des valorisations, tant au niveau régional que sectoriel.La rotation de septembre montre que les investisseurs vendent les marchés émergents, les banques et le secteur des matériaux en faveur du Japon, du secteur de la santé et de l’industrieL’allocation aux actions mondiales a glissé de 11 points pour une surpondération nette de 22%, proche des niveaux de juillet, soit parmi les plus bas des 18 derniers mois. En effet, 24% net des investisseurs interrogés s’attendent à un ralentissement de la croissance mondiale l’an prochain, contre 7% en août, et aux pires perspectives de l'économie mondiale depuis décembre 2011. L’allocation aux actions des marchés émergents recule de 9 points pour atteindre une sous-pondération nette de 10%, la plus faible depuis mars 2016. BofAmerica Merrill Lynch note d’ailleurs qu’il s’agit d’un renversement massif par rapport à la surpondération nette de 43% en avril 2018.Le pourcentage net de participants à l’enquête déclarant que l’or est sous-évalué a atteint son plus bas niveau jamais enregistré depuis 17 ans, soit 19%, en baisse de 8 points de pourcentage par rapport à août.
La société de gestion indépendante Capzanine et Nexxus Iberia, un fonds de private equity basé à Madrid, ont annoncé, lundi 17 septembre, l’acquisition d’une participation minoritaire dans Dorsia, Eva et Origen, un groupe leader en Espagne dans les soins de santé pour les femmes. L’objectif de cet investissement, dont le montant n’a pas été dévoilé, est de « soutenir et accélérer le développement » de ce groupe en Espagne et à l’international.Concrètement, le consortium mené par Capzanine apportera son soutien financier et stratégique aux fondateurs Manuel et Jorge Fernandez, qui restent actionnaires majoritaires et continuent à diriger le groupe. Ce dernier rassemble trois marques : Dorsia, spécialiste de la chirurgie esthétique et des traitements de médecine esthétique ; Eva Fertility, spécialiste des services de reproduction assistée et de fertilité ; et, enfin, Origen, spécialiste des thérapies de santé mentale.Fondé en 2002 par Manuel et Jorge Fernandez, Dorsia se présente comme le groupe leader en Espagne des cliniques de chirurgie esthétique, avec environ 70 établissements dans le pays totalisant un chiffre d’affaires d’environ 90 millions d’euros.Cette opération est le troisième investissement de Capzanine en Espagne en 2018. Il s’agit surtout du premier investissement réalisé via son fonds Flex Equity. Les deux précédentes opérations – le financement de l’acquisition de Goik Grill par L Catterton et le refinancement de MBA – ont été réalisés en dette privée.
La société Admilia rejoint le groupe Mediane-Axege qui voit son capital partiellement réorganisé à l’occasion de cette opération. Bruno Weber s’associe à Thierry Ganter à la direction et au capital du groupe tandis que Turenne Santé, aux côté de BNP Paribas Développement et d’Adaxtra Capital, complètent le financement de cette croissance externe. Turenne Capital avait fait son entrée au capital du Groupe Mediane-Axege en juin 2017 pour accompagner son dirigeant Thierry Ganter, aux côtés de BNP Paribas Développement et d’Adaxtra Capital, à l’occasion de la sortie d’Initiative & Finance et d’ACG Management.Le groupe Mediane-Axege est spécialisé dans l’édition de logiciels administratifs et de pilotage pour les établissements de santé publics et ESPIC (établissements de santé privés d’intérêt collectif). Admilia est experte des solutions logicielles de gestion budgétaire et comptable à destination des établissements publics d’état. Ce rapprochement fait naître un nouveau groupe leader des solutions logicielles au service d’une meilleure gestion publique.Ce rapprochement permet au groupe d’atteindre une taille critique avec plus de 100 collaborateurs dont plus de 40 développeurs, et un chiffre d’affaires cumulé d’environ 12,5millions d’euros. Mediane-Admilia augmente également son potentiel de croissance vers de nouveaux clients dans les domaines de la santé, notamment les ESPIC, et plus largement auprès des établissements publics tous secteurs confondus, avec la faculté de piloter des projets de plus grande envergure.
Deux mois après l’annonce d’un accord d’exclusivité avec la direction d’Artémis courtage (lire NewsManagers du 6 juillet 2018), la société d’investissement Raise Investissement a annoncé, hier, être devenue actionnaire minoritaire du groupe. Raise Investissement va investir environ 20 millions d’euros aux côtés des six fondateurs d’Artémis courtage « afin de soutenir le groupe dans ses ambitieux projets de développement, en particulier l’ouverture de nouvelles agences en propre, la montée en puissance des outils digitaux et l’accélération de la stratégie de croissance externe par des acquisitions ciblées », indique la société d’investissement. Dans ce cadre, le groupe Artémis courtage est entré en négociations exclusives avec un courtier en crédits et assurances disposant d’un fort ancrage régional grâce à un réseau d’une dizaine d’agences en propre, selon un communiqué.Créé en 2009 à l’initiative de six associés et actuels dirigeants, le groupe Artémis courtage intervient dans le secteur du courtage en crédit immobilier, de l’assurance emprunteur et du regroupement de crédits. Le groupe dispose d’un réseau d’une quarantaine d’agences, essentiellement détenues en propre. Il réalise un chiffre d’affaires d’environ 40 millions d’euros pour un montant de plus de 2,5 milliards d’euros d’encours de crédits négociés en 2017.
Doctoconsult, plateforme de téléconsultation dédiée à la psychiatrie, a annoncé ce 17 septembre la clôture d’une augmentation de capital de 2 millions d’euros auprès du groupe d’hospitalisation privée Elsan, et de Bpifrance, via le fonds Patient Autonome qui réalise ainsi son deuxième investissement.Les capitaux levés vont notamment permettre à Doctoconsult d'étendre son offre en développant une gamme complète d’outils de thérapie digitale dédiée à la santé mentale pour renforcer l’accompagnement des patients atteints de troubles psychiques, indique un communiqué.
La société d’investissement Ardian a annoncé, hier, sa prise de participation minoritaire via une augmentation de capital dans la société IWD Retail Thinking (IDW). Les détails de la transaction n’ont pas été dévoilés. Fondée à Paris en 2000 par Gabriel Becker et Nicolas Martin, IWD est une entreprise technologique qui propose, à travers ses différents métiers, des logiciels 2D, 3D et de réalité virtuelle innovants et accompagne les marques de luxe dans leurs stratégies retail et merchandising ainsi que dans leurs programmes de formation.Ardian s’associe à IWD pour « soutenir sa stratégie de croissance organique et externe qui va s’articuler dans un premier temps autour du renforcement de l’offre et l’enrichissement du portefeuille client, notamment via un développement sur de nouveaux marchés », explique la société d’investissement dans un communiqué. Le déploiement à l’international d’IWD a débuté dés 2007, avec l’ouverture d’un bureau à New York. Cette expansion s’est poursuivie en 2017 avec l’inauguration de bureaux à Los Angeles et à Singapour. IWD compte aujourd’hui plus de 50 employés.
Le gestionnaire de fonds immobiliers Sofidy a annoncé ce 17 septembre l’acquisition de murs de commerce pour le compte de son OPCI Grand Public lancé en mars dernier, Sofidy Pierre Europe. Situé à Eindhoven, aux Pays Bas, il s’agit de la première acquisition de cet OPCI Grand public en dehors de l’Hexagone. L’actif de commerces d’une surface de 7.965m2 est constitué de 5 magasins sous-enseigne totalement occupés par des locataires de longue date puisque 4 d’entre eux sont présents depuis 1994, année de construction du bâtiment. La stratégie de gestion de l’OPCI grand public Sofidy Pierre Europe allie investissements en actifs physiques, pour 51% à 60 % du fonds, et investissements en actifs financiers à caractère immobilier, pour 20% à 35% du fonds. Le solde est investi en liquidités et en foncières cotées. Pour la constitution du parc immobilier physique de l’OPCI, le gérant cible principalement les commerces et les bureaux situés dans les zones de croissance les plus solides de la zone Euro (France, Allemagne, Pays-Bas). Le programme d’investissement, qui s’élève à 500 millions d’euros d’ici à 2020, porte sur des actifs sélectionnés pour leurs perspectives de valorisation sur le long terme, et allant de 10 à 50 millions, segment qui offre le meilleur compromis entre recherche de rendement et bonne mutualisation des risques.
Antirion SGR a annoncé avoir remplacé BNP Paribas REIM pour la gestion du fonds immobilier Provincia di Roma, un fonds d’investissement alternatif dédié, dont le seul souscripteur est la ville de Rome. Le portefeuille immobilier comprend 12 actifs pour une valeur totale d’environ 253 millions d’euros. Le mandat de gestion d’Antirion porte sur la cession de l’intégralité du portefeuille immobilier du fonds, à l’exception du siège de la Città Metropolitana di Roma.
Les investisseurs particuliers sont de plus en plus convaincus que des rendements solides et un impact positif ne sont pas mutuellement exclusifs. Seulement un quart d’entre eux dans le monde affirme craindre que l’investissement durable nuise aux performances de leurs placements, selon la deuxième partie de l'étude Schroders Global Investor Study 2018 (*). Les investisseurs européens sont les moins préoccupés à l'échelle mondiale, 23 % seulement d’entre eux craignant qu’un investissement durable ne nuise aux rendements, les plus inquiets étant les investisseurs en Asie (29 %). En particulier, les investisseurs en Chine (39 %), en Indonésie (38 %) et en Thaïlande (34 %) l’ont identifié comme un obstacle à l’investissement durable. Les moins inquiets sont les investisseurs au Japon (13 %), au Danemark (18 %), en France (19 %), en Belgique (19 %) et en Allemagne (20 %). Les principales préoccupations exprimées par les investisseurs français sont le nombre limité d’investissements durables disponibles (27 %), le besoin de conseils plus largement disponibles sur les investissements durables (26 %) et la clarté sur l’approche durable des fonds disponibles (25 % indiquent manquer d’information à ce sujet). L'étude confirme que l’investissement durable continue de croître à l'échelle mondiale, 64 % des investisseurs ayant augmenté leurs allocations au cours des cinq dernières années. Cette tendance reflète le fait que 76 % des investisseurs dans le monde déclarent que l’investissement durable a pris de l’importance pour eux au cours de la même période.Plus particulièrement, les plus jeunes dont les « Millennials » (25 à 34 ans) sont les plus susceptibles d’avoir augmenté leur exposition aux placements durables au cours des cinq dernières années, 71 % des 18-24 ans et 75 % des 25- 34 ans ayant augmenté leur exposition. Cette proportion diminue de façon constante pour les groupes d'âge plus âgés, pour atteindre 43 % des investisseurs âgés de 65 ans et plus.La France s’inscrit globalement dans la tendance mondiale : 77 % des investisseurs déclarent que l’investissement durable a gagné en importance pour eux et 68 % affirment avoir augmenté leur allocation au cours des cinq dernières années. Les tendances des groupes d'âge suivent un profil assez similaire aux résultats mondiaux mais sont un peu plus homogènes, avec respectivement 65 % des 18-24 ans et 72 % des 25-34 ans ayant augmenté leurs investissements durables, contre 51 % des 65 ans et plus. Au niveau mondial, les jeunes ont également déclaré qu’ils consacraient une plus grande proportion de leur portefeuille à des fonds d’investissement durable, les 18-24 ans investissant 43 % de leurs fonds de cette manière, contre 33 % pour les portefeuilles des 45-54 ans. Les investisseurs qui se considèrent comme ayant de bonnes connaissances des placements sont plus susceptibles d’investir de façon durable. Globalement, ceux qui se considèrent comme ayant un niveau de connaissance " expert " indiquent investir 54 % de leur portefeuille d’investissement de manière durable. En comparaison, la part des placements durables n’atteint que 33 % chez les investisseurs se considérant comme " débutants ", ce qui indique que la formation des investisseurs pourrait jouer un rôle clé dans la création d’un système financier plus durable - une préoccupation croissante des décideurs politiques à l'échelle mondiale. Plus de la moitié (57 %) des investisseurs dans le monde ont déclaré qu’un manque d’information ou de compréhension les empêchait d’investir de manière durable. Une personne sur quatre dans le monde souligne que le manque d’information sur la façon dont les gérants de fonds s’engagent auprès des sociétés dans lesquelles ils investissent constituait un obstacle à l’investissement dans des placements durables. En mettant en évidence les domaines dans lesquels les gérants de fonds peuvent s’engager auprès des entreprises, l'étude Global Investor Study a mis en évidence l’importance des différents domaines d’influence pour les particuliers. En France, les 2 éléments les plus importants mentionnés par les investisseurs sont en ligne avec le tableau global (corruption à 7,7 sur une échelle de 0 (pas du tout important) à 10 (extrêmement important) suivi par la pollution à 7,5). Cependant, le troisième thème d’importance pour les Français est le changement climatique (7,3). En termes de groupes d'âge, on observe des similitudes entre les 18-24 ans et les 37 ans et + sur les 3 domaines clés de l’engagement, mais les plus âgés y accordent encore plus d’importance (les scores moyens se situent entre 8,0 et 7,5 - contre 7,2 à 7,0 pour les Millennials). Les baby-boomers (entre 51 et 70 ans) sont ceux qui expriment les plus fortes attentes de tous les groupes d'âge en France, avec des scores supérieurs à ceux des autres générations dans tous les domaines, à l’exception de la " diversité des effectifs de l’entreprise " où la génération X est également engagée. (*) En avril 2018, Schroders a mené une enquête en ligne réalisée par Research Plus Ltd. auprès de plus de 22.000 investisseurs particuliers dans 30 pays. Parmi ces pays figurent l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, la France, l’Allemagne, l’Inde, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, l’Espagne, le Royaume-Uni et les États-Unis. Au sens de cette enquête, un « investisseur » désigne toute personne envisageant d’investir au moins 10.000 euros (ou une somme équivalente) au cours des 12 prochains mois et ayant modifié ses placements au cours des dix dernières années.
Forestay Capital, le fonds technologique de la société d’investissement d’Ernesto Bertarelli Waypoint Capital, a annoncé ce lundi avoir participé, en tant que premier investisseur étranger, à un tour de financement de série B de 68 millions de dollars pour la société Wasabi, basée à Boston, rapporte L’Agefi suisse. Fondée en 2017, Forestay Capital est une plateforme d’investissement spécialisée dans le secteur de la technologie. Elle se concentre sur les entreprises à un stade de développement précoce, innovantes et génératrices de revenus, en Europe, aux Etats-Unis et en Israël. La plateforme fait partie de Waypoint Capital, présidée par Ernesto Bertarelli. Waypoint soutient un portefeuille étendu de sociétés d’investissement de premier plan pour les trusts et les fonds liés à la famille Bertarelli.«Nous sommes constamment à l’affût pour identifier les grandes tendances du marché, et il ne fait aucun doute que les données se déplacent vers le cloud. La technologie révolutionnaire de Wasabi, combinée à son équipe de direction de premier ordre, nous fournissent une excellente opportunité d’investir dans l’avenirdu stockage», a déclaré Frederic Wohlwend, Managing Partner de Forestay Capital. Le financement obtenu grâce à ce tour de financement permettra à Wasabi de s’étendre à l’échelle internationale, de continuer à investir dans la marque et de prendre part aux appels d’offres pour les plus importants contrats de stockage au monde.
La société d’investissement Temasek, détenue par le gouvernement de Singapour, a réduit sa participation au capital de la compagnie pétrolière espagnole Repsol de 4,1% à 3,3%, rapporte Reuters. Temasek avait détenu jusqu’à 6% de la Repsol/ La société d’investissement a diminué sa participation en diluant partiellement ses actions en facturant en numéraire le dividende de Repsol.
La Société française des analystes financiers (SFAF) a annoncé le 13 septembre le lancement par sa commission Analyse extra-financière d’un baromètre afin de cerner comment les informations extra-financières sont intégrées dans l’analyse financière. Les 800 analystes et gérants membres de l’association seront interrogés sur l’intégration de l’information extra-financière dans leurs pratiques professionnelles. Cette consultation, qui a vocation à devenir un baromètre annuel, vise à comprendre dans quelle mesure le monde de la finance de la Place de Paris analyse ces éléments et à identifier ses besoins.
Après avoir hésité pendant des semaines, les investisseurs ont finalement choisi ces derniers jours de réduire dans des proportions significatives leur exposition aux actions. Cette soudaine poussée d’aversion au risque a bien évidemment été alimentée par la persistance des tensions commerciales et par la multiplication des turbulences sur les marchés émergents. Durant la semaine se terminant le 12 septembre, les fonds dédiés aux actions ont ainsi affiché des sorties nettes de 5,6 milliards de dollars, soit les dégagements les plus élevés des onze dernières semaines, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global.A l’exception notable des fonds spécialisés sur le Japon, qui ont attiré 0,9 milliard de dollars durant la semaine écoulée, toutes les autres catégories de fonds ont terminé dans le rouge plus ou moins vif. Les fonds d’actions européennes, qui avaient amorcé la semaine précédente un timide retour en territoire positif, après 25 semaines de flux nets négatifs, ont à nouveau terminé la semaine dans le rouge, avec des sorties nettes de 1,4 milliard de dollars. Sur les six derniers mois, les fonds d’actions européennes affichent des dégagements de 57 milliards de dollars.Les fonds d’actions américaines ont enregistré des sorties nettes de 2,3 milliards de dollars et les fonds d’actions émergentes, qui ont résisté pendant plusieurs semaines d’abord à la crise turque, puis aux secousses latino-américaines (Argentine et Brésil), ont cette fois été déstabilisés par cette multiplication des foyers de crise et affichent des sorties nettes de 1,2 milliard de dollars.Dans ce contexte, les classes d’actifs obligataires n’ont pas pour autant servi de solution de repli. Toutes catégories confondues, les fonds obligataires enregistrent une très maigre collecte de 0,3 milliard de dollars. Seuls les fonds d’obligations en catégorie d’investissement (Investment Grade, IG) ont réussi à attirer des flux nets positifs, pour un montant de seulement 0,3 milliard de dollars. Toutes les autres catégories de fonds terminent dans le rouge, notamment les fonds de dette émergente, qui avec un montant de 1,6 milliard de dollars, affichent leurs plus importantes sorties nettes des onze dernières semaines. L’hémorragie sur les fonds high yield se poursuit avec des flux sortants de 0,7 milliard de dollars.
Ethos poursuit ses efforts en matière de lutte contre le changement climatique en soutenant « The Investor Agenda », une initiative regroupant 392 investisseurs globaux lancée à l’occasion du sommet sur le climat (Global Climate Action Summit – GCAS) qui s’est tenu à San Francisco du 12 au 14 septembre 2018.The Investor Agenda réunit des actifs de 32.000 milliards de dollars qui s’engagent à prendre des mesures concrètes et transparentes en faveur du climat. L’initiative vise à présenter ces différentes mesures au sein d’une seule plateforme permettant ainsi la collaboration des investisseurs sur ce thème. The Investor Agenda demande aux signataires de s’engager dans 4 domaines (investissements, engagement, transparence, ainsi qu’au niveau du plaidoyer politique) afin de démontrer et d’accélérer l’engagement des investisseurs à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.Dans un communiqué de ce 14 septembre, Ethos se dit convaincu que «le changement climatique représente à moyen et long terme un risque majeur pour les investisseurs qui peuvent, par le biais de leurs investissements, jouer un rôle crucial dans la lutte contre le réchauffement climatique». A ce titre, Ethos a déjà pris un certain nombre de mesures pour limiter ce risque au niveau de ses fonds de placement ouverts à toutes les catégories d’investisseurs, en adhérant notamment au Montréal Carbon Pledge, en excluant de ses portefeuilles les sociétés réalisant plus de 5% de leur chiffre d’affaires dans l’extraction de charbon ou la production d’électricité à base de charbon, en réduisant significativement l’empreinte carbone des fonds Ethos en actions par rapport à leurs indices de référence respectifset en publiant l’empreinte carbone des fonds Ethos en actionsParallèlement, dans le cadre des services d’engagement proposés par Ethos aux investisseurs institutionnels, une attention particulière est accordée au dialogue avec les sociétés à forte intensité carbone dans le cadre de l’Ethos Engagement Pool International. Ce dialogue a lieu soit collectivement, par exemple en collaborant avec d’autres, comme l’initiative CA100+, le CDP ou directement (programme d’engagement avec les principales compagnies d'électricité européennes).
La société de gestion indépendante Latour Capital, active sur le segment midcap du capital investissement français, a annoncé la signature d’un accord avec les actionnaires actuels, dont Quilvest Private Equity, de la société Sogetrel dans le cadre duquel le management et Bpifrance réinvestissement «massivement» tandis que Quilvest Private Equity passe le relais. Les fonds BNP Paribas Développement et Paluel-Marmont Capital accompagnent également le tour de table en position minoritaire.Quilvest Private Equity, aux côtés de Bpifrance et de l'équipe de management, avait pris une position majoritaire dans l’entreprise début 2016 pour appuyer la croissance de ce spécialiste de l’intégration de réseaux. C’est toujours dans cet objectif, et pour soutenir son ambition de faire de nouvelles acquisitions à la fois dans les métiers de l’intégration de réseaux et sur les marchés de la sûreté électronique, que Quilvest Private Equity, Bpifrance et le management ont initié au printemps 2018 la recherche d’un nouvel actionnaire majoritaire. «Sogetrel a su construire une croissance très forte, durable et rentable sur les 5 dernières années sur des marchés en pleine mutation et ultracompétitifs. Notre volonté est d’accélérer, en utilisant le levier supplémentaire des acquisitions. Nous sommes ravis d’avoir pu constituer un nouveau tour de table avec Latour Capital et BPI France qui nous permettra de continuer à bien gérer la qualité de nos services apportés à nos clients et d’accélérer notre plan d’acquisitions», commente Xavier Vignon, président ede Sogetrel."Nous sommes fiers du chemin parcouru avec une équipe de management très talentueuse qui a su accomplir en deux ans ce qui était attendu en cinq ans et dont la réussite confirme la pertinence de l’investissement initial. Après cette belle aventure, nous sommes ravis de passer le relais à un actionnaire de qualité comme Latour Capital», déclare pour sa part Thomas Vatier, associé chez Quilvest Private Equity.Latour Capital, qui gère près de 430 millions d’euros d’actifs, a été créé en 2011 par Cédric Bannel, fondateur de Caradisiac.com, Philippe Leoni, président directeur général du groupe Spir pendant 13 ans et Alain Madelin, ancien ministre de l’Economie et des Finances.
La société de gestion indépendante Atream, spécialisée dans l’immobilier, vient de signer une quatrième opération pour sa SCPI européenne Atream Hötels avec l’acquisition des murs de l’hôtel Park Inn Göttingen de catégorie 4, qui développe 114 chambres, 11 salles de conférences et 95 places de parkings. L’acquisition de cet hôtel est assortie d’un bail à loyer fixe d’une durée résiduelle de 15 ans. Cette nouvelle acquisition illustre la stratégie d’investissement de la SCPI Atream Hôtels qui est d’investir dans des murs d’hôtels situés dans les principales villes de la zone euro et exploités dans le cadre de baux long terme.
BreezoMeter, fournisseur mondial de données en temps réel sur la qualité de l’air, a annoncé ce 13 septembre la clôture d’une levée de fonds de 7,75 millions de dollars US, une série B menée par Goldacre et Entrée Capital. En 2014, BreezoMeter a été la première entreprise à lancer le recueil de données géolocalisées sur la qualité de l’air en temps réel, disponibles pour les entreprises via une API. Depuis, la compagnie a noué d’importants partenariats dans les domaines de la médecine, de l’automobile, de la maison intelligente et du bien-être, et a été financée au total à hauteur de 12,5 millions de dollars. Goldacre, une société innovante de gestion de patrimoine et d’investissements appartenant à la société de gestion Noé Group, a codirigé la phase d’investissement avec Entrée Capital, une société de capital-risque internationale. AxessVentures et Plug’n’Play Ventures, basés dans la Silicon Valley, se sont joints à eux, tout comme Idinvest Partners, un leader européen du financement des petites et moyennes entreprises, et Hella Ventures, la branche capital-risque de la société Hella, l’un des principaux fournisseurs de l’industrie automobile en électronique et technologie d’éclairage, qui compte plus de 40 000 salariés dans 35 pays. Les investissements d’Idinvest Partners et d’Hella Ventures entrent dans le cadre de la stratégie de BreezoMeter visant à se développer sur le marché de la mobilité. Ce round de financement permettra également à BreezoMeter de développer ses solutions pour les villes intelligentes, déjà déployées par des entreprises comme Cisco et Faurecia, et d’étendre son offre, en utilisant des algorithmes exclusifs d’interpolation spatiale pour intégrer les données fournies par des capteurs à bas coûts. Le réseau d’Idinvest Partners permettra de favoriser l’expansion de BreezoMeter sur les marchés européen et asiatique, tandis que AirShield, solution automobile d’Hella Ventures pour la détection de la pollution de l’air dans l’habitacle, intégrera les données sur la qualité de l’air extérieur fournies par BreezoMeter et répondra aux problèmes posés par la pollution pour la santé des conducteurs et des passagers, explique un communiqué.