SIX, la plateforme de données réglementaires vient d'annoncer avoir intégré plus de 15 millions de documents d'informations clés (KID) alors que les demandes d'onboarding des clients augmentent considérablement deux mois après la mise en œuvre de la régulation PRIIPs.
Créée en décembre 2016 par deux associés, Sébastien Grasset et Camille Barbier, la société Salamandre Asset Management (Salamandre AM) revendique déjà 520 millions d’euros sous gestion. Spécialisée sur la gestion obligataire et l’allocation d’actifs via la sélection de fonds externes, une bonne partie de ses encours provient de l’ancien employeur de l’un des deux associés. « Camille Barbier était directeur financier de la Mutuelle d’Ivry - La Fraternelle (MIF) entre 2005 et 2011 où il a développé une équipe d’investissement et notamment un desk obligataire. Notre société de gestion a obtenu la confiance de la MIF grâce à notre expertise en gestion obligataire directe et à notre capacité d’allocation d’actifs en privilégiant la recherche d’actifs dits de « rendement » (par opposition aux actifs dits de « performance ») et nous continuons de l’accompagner via deux fonds dédiés (un fonds obligataire et un fonds mixte) », explique Sébastien Grasset à NewsManagers.
Les professionnels des services et activités d’investissement patinent pour adopter des règles complexes, pour l’essentiel liées à la communication de données.
C’est le montant des dédommagements dus par plusieurs sociétés de gestion britanniques à leurs investisseurs après l’enquête de la FCA sur les fonds prétendument actifs (« closet trackers ») qui se contentaient de suivre un indice malgré des frais élevés. Sur les 84 fonds, 64 sont priés de modifier leur communication. Une société de gestion fait face à une « enforcement action » par le régulateur pour avoir utilisé des outils vraiment « très trompeurs ».
« Ostrum », un nom qui « par sa consonance latine, rend hommage aux racines européennes de la société, et par sa signification, ‘de couleur violette’, affirme avec force son appartenance à Natixis et au Groupe BPCE ». Tel est le vœu de NAM (Natixis Asset Management), qui par souci d’« architecture de marque plus lisible » au sein de la galaxie NGAM (pardon, NIM depuis fin 2017), devient Ostrum AM. Patatras ! Alors que cette nouvelle identité dévoilée le 7 mars doit aider l’asset manager à « porter de nouvelles ambitions », l’UFC-Que Choisir est venue ce même jour ternir l’éclat de la manœuvre. En annonçant engager une action de groupe devant le TGI de Paris pour indemnisation des victimes dans l’affaire des « frais cachés » de fonds à formule.
MIF 2 imposant une stricte séparation du financement de la recherche et de l’exécution, une société de gestion avait, comme d’autres, décidé de se passer de certains fournisseurs de recherche. Début janvier, sa direction générale reçoit l’appel de l’un des brokers déçus, surpris d’être évincé. Elle convoque ses gérants, en débat avec eux pour aboutir à la même conclusion sur la moindre utilité du prestataire. Celui-ci la rappelle une semaine plus tard pour se voir à nouveau confirmer les raisons de sa non-sélection. Résultat : les deux appels téléphoniques du broker seront… facturés au gestionnaire comme des « calls analystes » !
Il est toujours tentant d’opposer radicalement gestions active et passive. La première se vivrait en citadelle assiégée, incapable de dégager sur la durée une rentabilité supérieure à celle des grands indices mondiaux, et donc de justifier auprès de ses clients et des régulateurs les juteuses commissions qu’elle prélève. Elle serait condamnée à voir fondre comme neige au soleil, année après année, sa pelote. Il n’est pas jusqu’à Warren Buffett qui n’ait conseillé aux investisseurs privés de s’en tenir à des produits indiciels à bas coûts. La seconde aurait déjà gagné la bataille du low-cost auprès du grand public et des institutionnels, et se contenterait d’observer l’inexorable croissance de ses encours. La symétrie quasi parfaite des flux de collecte cumulés vers les fonds actions actifs et passifs, que l’on ne retrouve pas dans la sphère obligataire, corrobore cette vision.
La filiale de gestion d’actifs est prête à faire entrer dès cette année un allié dans son tour de table à hauteur de 10% à 20%, pour consolider le secteur.
Le groupe de gestion d’actifs français va investir 250 millions d’euros pour prendre une participation de l’ordre de 3% dans la filiale de Deutsche Bank.
Prudential a annoncé mercredi son intention de séparer du groupe son activité de gestion d’actifs et d’épargne au Royaume-Uni et en Europe, M&G Prudential. Cela se traduira par la coexistence future de deux sociétés cotées, « avec chacune ses perspectives d’investissement distinctes ».
Foncia Pierre Gestion indique avoir collecté près de 130 millions d’euros, et réalisé 180 millions d’euros d’investissements en 2017 pour ses cinq SCPI. Celles-ci ont procuré à chaque détenteur de part «un rendement moyen allant de 4,48 % à 4,98 % avant impact fiscal», précise le groupe. Sur 10 ans (2007-2017), leur taux de rendement interne (TRI) affiche 9,48 %.
L’assureur britannique Prudential a annoncé dans un communiqué se défaire de M&G Prudential, afin de séparer ses activités internationales, assurées par Prudential plc, de ses activités européennes et britanniques, assurées par M&G Prudential. Les deux sociétés seront cotées distinctement. En tant qu’entité indépendante, M&G Prudential sera dirigée par John Foley, son actuel directeur général.
Vigeo Eiris a recruté Arnaud de Batz en tant que directeur général. Au sein de Vigeo Eiris, à compter de cette semaine, il est en charge du pilotage de l’évolution du modèle économique de l’agence, de l’exécution de son plan d’affaires et de son efficience opérationnelle. Auparavant, Arnaud de Batz a travaillé chez Fitch Ratings en tant que responsable global des activités de notation dans la gestion d’actifs, puis chez Dexia AM au titre de responsable de la stratégie de développement avant d’y conduire des activités marketing et commerciales. Consultant chez Bossard et Accenture, il a également mené des projets de transformation pour des sociétés de gestion en s’appuyant notamment sur le déploiement des nouvelles technologies, note un communiqué.
Tikehau Capital a annoncé mercredi qu’il allait participer à l’introduction en bourse de DWS, la filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank. Le groupe d’investissement et de gestion d’actifs évoque un ordre de 250 millions d’euros valable dans la fourchette de 30 à 36 euros par action annoncée le 11 mars, ainsi que des discussions avec DWS concernant des domaines de coopération potentiels, notamment dans la distribution de produits de gestion alternative.