Le Fonds européen d’investissement soutient les entreprises françaises touchées par la crise Covid. Après un premier investissement en 2019 dans le compartiment PME du fonds de dette privée d’entreprises «SP EuroCréances 2020» de Schelcher Prince Gestion, le Fonds Européen d’Investissement (FEI) augmente son exposition via un complément d’investissement dans ce même compartiment en parallèle d’une nouvelle souscription dans le compartiment classique du même fonds. Ce fonds a été sélectionné par le FEI dans le cadre du Fonds européen de garantie afin de soutenir les PME et petites ETI affectées par les restrictions liées à la pandémie de Covid-19. Le fonds était déjà dans sa période d’investissement au moment de la crise et cet investissement additionnel du FEI va permettre aux entreprises françaises touchées par la crise de bénéficier d’un soutien de l’Union européenne. « Le Fonds de Garantie Pan-Européen permet au FEI de fournir encore plus de financements aux PME européennes, leur permettant ainsi de se développer, commente le directeur général du FEI, Alain Godard. Comme dans d’autres pays, les entreprises françaises ont dû faire face aux restrictions liées à la pandémie de Covid et le FEI est heureux de pouvoir s’associer à Schelcher Prince Gestion pour s’assurer que ces financements indispensables leur soient acheminés. » «SP EuroCréances 2020» est un fonds de dette privée de 460 millions d’euros qui finance essentiellement des PME et petites ETI françaises sous la forme de prêts seniors et sécurisés. Le fonds a déjà investi dans près de 25 entreprises, soit la moitié de son objectif final de 50 entreprises financées, précise un communiqué.
Le numéro deux des banques espagnoles a développé un indicateur des flux financiers des entreprises. A la clé, une meilleure mesure des risques crédit.
Dynamisme. Suite à la crise et aux mesures de soutien, les sociétés d’affacturage françaises font face à la première contraction de leur activité depuis onze ans (-7,5 %) en 2020, selon une étude publiée par l’Association française des sociétés financières. Mais l’activité à l’international a progressé de 9 % et la domestique rebondit déjà cette année, soulignant le dynamisme de cette industrie en France, numéro deux mondial de l’affacturage derrière la Chine. Au premier semestre 2021, elle connaît une hausse de 14,1 % par rapport à 2020, soit une progression de 2,5 % par rapport au premier semestre 2019. En 2020, 94 % des clients recensés sont des TPE et PME (54 % des encours). Les PME représentent à elles seules 36 % des clients et on observe une augmentation considérable des clients ETI (+16,7 %, après +6,8 % en 2019). La part des encours détenus sur les grandes entreprises représente seulement 8 %.
Profitant de l’embellie de son activité, le premier voyagiste mondial a lancé une augmentation de capital de 1,1 milliard d’euros entièrement souscrite.
Après avoir observé un bond de ses réservations estivales, TUI a indiqué mercredi qu’il allait lever 1,1 milliard d’euros par le biais d’une augmentation de capital afin de rembourser la dette contractée pour survivre à la crise du coronavirus. Le groupe de tourisme, dont le siège est à Hanovre, a contracté des prêts pour un montant de plus de quatre milliards d’euros et a été renflouée à plusieurs reprises par le gouvernement allemand à la suite de la pandémie.
Legrand a annoncé vendredi l’émission de sa première obligation indexée sur sa trajectoire de neutralité carbone, pour un montant total de 600 millions d’euros. Ces titres, à taux fixe, ont une échéance à 10 ans et paient un coupon annuel de 0,375%. Les conditions de ce financement sont adossées aux objectifs 2030 de réduction des émissions de gaz à effet de serre et visant une limitation du réchauffement climatique à 1,5°C. Le coupon sera ajusté en fonction de l’atteinte des deux objectifs définis par le cadre de financement durable de Legrand.
Legrand a annoncé ce vendredi l’émission de sa première obligation indexée sur sa trajectoire de neutralité carbone, pour un montant total de 600 millions d’euros. Ces titres, à taux fixe, ont une échéance à 10 ans et paient un coupon annuel de 0,375%.
En pointe. Bank of America déploie une nouvelle version de son offre d’encaissements sur des comptes « virtuels » (virtual accounts, VA), un domaine où elle est pionnière. En pratique, des sous-divisions de comptes bancaires permettent aux entreprises de diriger leurs encaissements directement sur les entités du groupe à l’origine de la transaction. Grâce à l’intelligence artificielle et au machine learning, la solution réconcilie les remises avec les factures de façon automatique dans 90 % des cas. La plateforme permet désormais aux entreprises d’avoir une vue synthétique des VA dans tous les pays couverts, une trentaine de devises, de transférer de l’argent et de faire des opérations à partir de ces comptes en change et en paiements. La solution est déjà disponible au Royaume-Uni, en Irlande et aux Pays-Bas et le reste de l’Europe va suivre, ainsi que l’Asie et les Etats-Unis. Un autre service, «Intelligent Receivables», utilise l’intelligence artificielle et le machine learning pour réconcilier les remises avec les factures de façon automatique dans 90 % des cas.
Accompagner. La Compagnie nationale des commissaires aux comptes vient de signer un partenariat avec LCL pour aider les entreprises à se financer alors que les soutiens publics se réduisent et évoluent. Il s’agit d’informer les dirigeants de PME des dispositifs de financement existants et de faciliter l’examen des dossiers par la banque, grâce à des attestations des commissaires aux comptes (CAC) sur leur solidité financière. Les deux réseaux ont déjà travaillé ensemble pendant la crise et l’idée est de pérenniser la collaboration avec des échanges sur les retours de terrain de chacun. Les CAC voient là une opportunité pour imposer leur rôle de tiers de confiance et d’experts en finance d’entreprise. La loi Pacte les invite, au demeurant, à élargir leurs missions au-delà de la certification légale.
Ambition. Face à l’objectif avancé par le président de la République Emmanuel Macron de faire de la France un leader mondial de la tech à horizon 2030, « nous espérons y arriver plus tôt que cela », a déclaré Paul-François Fournier (photo), directeur exécutif de Bpifrance en charge de l’innovation. La banque publique d’investissement a ainsi annoncé le lancement d’une plate-forme, co-construite avec une vingtaine d’acteurs du transfert de technologie et de l’innovation – dont le CNRS, l’Inria, le CEA… –, pour accroître l’émergence et la croissance des deeptechs. Il s’agit d’un portail centralisé d’information, d’outils pour créer sa start-up et de mise en relation pour les chercheurs et entrepreneurs. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan Deeptech, doté d’une enveloppe de 3 milliards d’euros sur cinq ans.
Philippe Tibi préside le projet Financement Scale-Up au ministère de l’Economie. Il analyse pour L’Agefi le déploiement de ce programme dédié à la tech, dont les objectifs ont été relevés cet été.