Assurance. Entre maintien du télétravail et cyberguerre liée au conflit en Ukraine, le fléau des attaques par rançongiciel est toujours plus présent. Une menace particulièrement forte pour les fragiles PME, selon l’enquête menée par la plateforme de conseil en logiciels métiers GetApp. Une PME française sur trois en aurait déjà été victime. Au-delà du montant de la rançon (dans 33 % des cas entre 10.001 et 20.000 euros, pour 5 % supérieure à 80.000 euros), c’est, pour 57 % des salariés IT interrogés, la perte de temps et de productivité qui a constitué le principal dommage financier pour l’entreprise. Un quart des sociétés victimes auraient par la suite souscrit à une cyber-assurance. Rien ne remplacera tout de même la formation et la sensibilisation. A ce titre, si 75 % des sociétés assurent avoir formé leurs employés, seules 35 % le font régulièrement… et 26 % confessent ne l’avoir jamais fait.
Tensions. La guerre en Ukraine et les mesures de confinement en Chine renforcent les pressions qui pèsent déjà sur la trésorerie des entreprises, estime Allianz Trade. L’assureur-crédit anticipe dès lors une croissance des défaillances à l’échelle mondiale de 10 % en 2022 et de 14 % en 2023, approchant ainsi leur niveau d’avant-crise sanitaire. En France, le nombre de défaillances devrait augmenter de 15% cette année et de 33 % l’an prochain. Allianz Trade identifie toutefois trois facteurs de résilience. Début 2022, le montant total des liquidités détenues par les entreprises cotées était 30 % supérieur au niveau observé en 2019. Par ailleurs, le nombre d’entreprises « fragiles », c’est-à-dire susceptibles de faire un défaut de paiement lors des quatre prochaines années, est resté limité en Europe, particulièrement en Italie (de 11 % en 2020 à 7 % en 2021) et en France (de 15 % à 12 %). Enfin, les entreprises semblent avoir été en mesure de répercuter les hausses de coûts sur leurs prix de vente.
Plastic Omnium a annoncé, mardi, avoir réalisé un placement privé régi par le droit allemand (Schuldschein) pour un montant total de 400 millions d’euros. Ce placement, incluant des maturités de 3, 5 et 7 ans, fait ressortir un taux moyen de financement de 1,58%. Les banques BNP Paribas et Bayern LB ont coordonné l’opération. La forte demande a conduit l’équipementier automobile à augmenter le montant de l’émission de 300 millions à 400 millions d’euros. Le produit de l’opération servira notamment à refinancer le Schuldschein de 300 millions d’euros arrivant à échéance en juin 2023.
Le spécialiste de l’installation et de l’exploitation de bornes de recharge électrique rapide Power Dot a annoncé avoir levé 150 millions d’euros auprès du fonds Antin Infrastructures Partners qui prend à cette occasion «une minorité de co-contrôle» au capital de l’entreprise. La société lancée en 2018 au Portugal utilisera cette somme pour accélérer son déploiement en France avec un objectif de 7.000 bornes installées d’ici à 2025 contre 490 à ce jour, et étoffer ses effectifs de techniciens. Power Dot est spécialisée dans le déploiement de bornes de recharge dans les espaces commerciaux (hypermarchés, centres commerciaux, etc.) et finance elle-même l’installation de ses équipements. Elle est déjà présente au Portugal, en Espagne, en Pologne, en Belgique et au Luxembourg.
Spécialiste du financement participatif dans les énergies renouvelables, Enerfip a annoncé mardi avoir arrangé auprès de quatre banques régionales une garantie bancaire sur une levée obligataire du producteur indépendant Qair, à hauteur de 25 millions d’euros. Pour proposer cette offre inédite en France, Enerfip a développé des partenariats avec la Caisse Régionale du Crédit Agricole Languedoc, la Caisse Régionale Sud-Rhône Alpes (CASRA), la Caisse d’Epargne Languedoc-Roussillon (CELR) et la Caisse d’Epargne Midi-Pyrénées (CEMP). Ces quatre structures bancaires ont accepté de garantir le capital investi par les obligataires de l’opération, moyennant une rémunération en conséquence. Le mois prochain, Enerfip proposera conjointement avec Qair une seconde émission d’environ 30 millions d’euros sur sa plateforme, selon les mêmes modalités.
Le pétrolier Maurel & Prom vient de refinancer sa dette. Il a obtenu un nouvel emprunt bancaire à cinq ans de 255 millions de dollars, dont 67 millions sous forme de revolving credit facility, au taux de Sofr+2%/2,25%. Parallèlement, il a signé une extension de son prêt d’actionnaire de six ans pour 182 millions de dollars, au taux de Sofr +2,10%. Ces opérations permettent de refinancer l’emprunt bancaire conclu en décembre 2017. Ces emprunts ne prévoient pas de limitation sur les distributions futures de dividendes par le groupe pétrolier.
Le pétrolier Maurel & Prom vient de refinancer sa dette. Il a obtenu un nouvel emprunt bancaire à cinq ans de 255 millions de dollars, dont 67 millions sous forme de revolving credit facility, au taux de Sofr+2%/2,25%. Parallèlement, il a signé une extension de son prêt d’actionnaire de six ans pour 182 millions de dollars, au taux de Sofr +2,10%. Ces opérations permettent de refinancer l’emprunt bancaire conclu en décembre 2017. Ces emprunts ne prévoient pas de limitation sur les distributions futures de dividendes par le groupe pétrolier. Grâce à ce refinancement, le groupe relève son dividende au titre de 2021, de 0,07 euro à 0,14 euro par action.
Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises, expose les actions engagées pour faire du dialogue interentreprises un appui face aux problèmes d’approvisionnement et un atout pour la reprise.
Alternatif. PayPal lance Financement Pro, une offre de financement pour les petites entreprises françaises qui vient en complément de sa plateforme de paiement et de commerce dédiée à cette clientèle. Réservée à ses clients, cette nouvelle offre permet d’obtenir un prêt en quelques minutes, car la décision d’octroi est fondée sur l’historique du compte marchand PayPal, et des remboursements adaptés à l’activité de l’entreprise : sans durée fixe, le remboursement est prélevé automatiquement sur les ventes selon un taux choisi par le marchand (entre 10 % et 30 % par vente). La tarification ne repose pas sur des intérêts mais sur des frais fixes présentés au marchand au moment de la souscription. Cette offre est également disponible aux Pays-Bas, aux Etats-Unis, en Australie, au Royaume-Uni et en Allemagne. Depuis son lancement en 2013 aux Etats-Unis, Paypal a octroyé 230.000 prêts pour 3,6 milliards de dollars. En Allemagne, où le financement a été lancé en novembre 2018, la première année d’activité a permis de financer 8.000 petites entreprises pour 250 millions d’euros.
Trois grandes banques américaines, Citigroup, BNY Mellon et Wells Fargo, ont rejoint le tour de table destiné à financer Talos, plateforme américaine spécialisée dans les infrastructures de trading de cryptomonnaies, mettant en exergue l’intérêt manifesté par certaines institutions financières en faveur d’un développement sécurisé des actifs numériques. Ce financement de série B, qui s’élève à 105 millions de dollars (100 millions d’euros), a été bouclé mardi. La levée de fonds, conduite par la société d’investissement General Atlantic, valorise Talos 1,25 milliard de dollars. Elle inclut des investisseurs déjà présents au capital comme Fidelity Investment ou les fonds de capital-risque Andreessen Horowitz et PayPal Ventures.