La société de biotechnologies Valneva a annoncé mardi avoir signé un accord lui permettant d’augmenter de 40 millions de dollars le montant en principal de son accord de financement existant avec les fonds américains Deerfield Management Company et OrbiMed.
Transition. Jusqu’ici, tout va bien. Le Conseil de stabilité financière (Financial Stability Board, FSB) a « salu[é] la transition en douceur [liée à la disparition] du Libor ». La disgrâce de ce taux interbancaire de référence (interbank offered rate, Ibor) a nécessité un labeur mondial colossal pour lui substituer sans dommages de nouveaux taux sans risque (risk-free rates, RFR). « L’absence de perturbations de marchés majeures témoigne de l’ampleur des efforts des participants de marché et du niveau d’attention des régulateurs et des institutions de place pour soutenir la transition vers les RFR », a indiqué le FSB après que le Libor a perdu, au 1er janvier, son statut de référence. Pour autant, le chantier n’est pas achevé, sur le flux de nouveaux contrats mais surtout sur le stock existant. Le FSB mènera une étude de suivi au second semestre 2022 pour identifier les défis persistants.
C’est la part du chiffre d’affaires que peuvent représenter les prêts Résilience garantis par l’Etat, ces nouveaux PGE montés à la hâte suite à la guerre en Ukraine. Ils visent les entreprises frappées de façon particulière par les conséquences du conflit et peuvent s’ajouter aux PGE déjà en place, portant sur 25 % du chiffre d’affaires maximum. L’Etat vient également de prolonger jusqu’à fin 2023 l’octroi des prêts participatifs Relance (PPR) et des obligations Relance (OR) dont le démarrage a été ralenti par l’abondance de liquidités disponibles via les PGE.
Le concepteur du cœur artificiel total Carmat cédait 17% en fin de matinée autour de 10,34 euros, après avoir levé 40,5 millions d’euros, dont 36,5 millions auprès d’investisseurs spécialisés et stratégiques et 4,1 millions d’euros auprès de particuliers, via la plateforme PrimaryBid. Les plus de 4 millions d’actions, émises au prix unitaire de 10 euros, représentent 26% du capital de Carmat pré-offre. La société visait initialement 30 millions d’euros. L’opération a été dirigée par Bank Degroof Petercam et ODDO BHF.
Le concepteur du cœur artificiel total Carmat a lancé lundi une levée de fonds d’environ 30 millions d’euros via l’émission d’actions nouvelles à un prix fixe de 10 euros par action s’adressant aux investisseurs spécialisés et stratégiques et aux particuliers, via la plateforme PrimaryBid. L’action clôturait lundi à 12,45 euros (-1,19%). L’opération bénéficie d’engagements de souscription à hauteur de 22 millions d’euros. Les fonds levés sont destinés à assurer la continuité des activités de Carmat et à accompagner le redémarrage de la production de son cœur artificiel Aeson®, afin de permettra la reprise, prévue en octobre 2022, de ses implantations, tant dans le cadre commercial que dans celui de ses essais cliniques.
Small is beautiful. Le respect des délais de paiement reste inversement proportionnel à la taille du payeur. Et la tendance s’est aggravée en 2021, comme le pointe Altares : alors que le délai moyen perdait 0,4 jour à 12,5 pour l’ensemble des entreprises françaises, il gagnait 0,3 jour à 17,4 pour celles de 1.000 salariés et plus et perdait 0,4 jour à 12,4 pour celles de moins de 50 salariés. Soit un écart de 5 jours l’an dernier entre ces deux catégories. Sous les angles sectoriel et régional, la construction et la Bretagne (voir l’illustration) décrochent les palmes des meilleurs payeurs, les bonnets d’âne étant coiffés par la restauration et l’Ile-de-France. S’il est impossible de mesurer l’impact du conflit russo-ukrainien en la matière, Thierry Million, directeur des études d’Altares, veut croire qu’à moyen terme, la facturation électroniquea de quoi permettre une diminution, outre des coûts, des délais de paiement.
Dans la foulée de la prise de participation majoritaire au capital de NowCP, plateforme digitale française d’émission et de négociation de titres de créances à court terme (commercial paper) par EPPF (European primary placement facility, plateforme germano-luxembourgeoise de digitalisation des émissions obligataires), les deux partenaires annoncent ce mercredi 5 avril leur fusion opérationnelle sous la bannière commune de NowCM (pour Now Capital Markets). Un regroupement destiné à mettre en lumière l’« unification d’une offre de services digitale pour les émetteurs de dette, du court au long terme, de la documentation au règlement-livraison », selon Hervé Labbé, directeur général de NowCP et désormais directeur général délégué de NowCM. Il en dirigera l’un des trois piliers, NowMarkets, dédiée à la négociation, au sein duquel perdurera l’appellation NowCP pour le court terme. NowCM présentera un pilier dédié à la documentation, NowDocs, et un au post-marché, Now Services.
Le groupe de spiritueux Pernod Ricard a émis vendredi des obligations, de maturité 7 ans, pour 750 millions d’euros, offrant un coupon de 1,375%. Cette première émission obligataire « sustainability-linked » pour Pernod Ricard est indexée à deux engagements environnementaux : réduction du montant absolu d’émission de gaz à effet de serre du groupe (Scope 1 et 2) et diminution de sa consommation d’eau par unité d’alcool produite dans ses distilleries.
Le « contexte de dématérialisation accélérée des moyens de paiement » n’a pas échappé à la Monnaie de Paris (photo), qui a vu la commande de l’Etat français pour ses pièces courantes chuter de moitié en dix ans. Celles qui se trouvent encore au fond de nos poches n’ont plus représenté l’an dernier qu’un quart d’un chiffre d’affaires total de 146 millions d’euros de l’institution. Qui ne manque pourtant pas de relais de croissance. Avec les pièces étrangères, les produits d’art, et surtout (près de la moitié des ventes en 2021) les monnaies de collection, pour lesquelles Harry Potter ou Napoléon ont été appelés en renfort. Et l’immobilier, avec la valorisation entérinée du patrimoine foncier du site de Pessac « permettant de générer des revenus locatifs réguliers ». Un nouveau pan d’activité permis par une loi de février 2022 élargissant l’objet social de l’institution.
L’énergéticien allemand Uniper a annoncé, mercredi, avoir trouvé un accord avec KfW (Kreditanstalt für Wiederaufbau) en vue de prolonger d’un an, soit jusqu’en avril 2023, une ligne de crédit de 2 milliards d’euros fournie en janvier dernier par la banque publique. Pour faire face à la forte volatilité des prix de l’énergie, Uniper a reçu au début de cette année des facilités de crédit totalisant 10 milliards d’euros, émanant de KfW et de l’énergéticien finlandais Fortum, qui contrôle 76% du capital du groupe allemand.
Tricolore. Dans une note publiée mi-mars, Fitch Ratings pointe que peu de sociétés notées de la zone Emea (Europe, Moyen-Orient, Afrique) sont pour l’instant directement pénalisées par le conflit russo-ukrainien. Le « pour l’instant » est d’importance, l’agence réévalue bien entendu le risque en continu. Mi-mars donc, Fitch précise avoir identifié « moins de dix » sociétés parmi celles publiquement notées de la zone ayant plus du quart de leurs ventes, de leurs résultats ou de leur cash-flow opérationnel issus de Russie. L’agence indique avoir lancé des actions négatives de notation sur un périmètre restreint de quatre utilities (sociétés de service public) et deux groupes de biens de consommation. Les effets à court terme s’expriment particulièrement par le biais de perturbations sur la chaîne d’approvisionnement. « En dehors de ces entités, l’impact [du conflit] sur la notation reste limité », explique l’agence. Limité, pour l’instant, donc.
Rallye, holding de tête de Casino, lance mercredi une offre globale de rachat à un prix fixe sur sa dette non sécurisée (notamment les obligations et les billets de trésorerie). L’offre de rachat, d’un montant maximum de 37 millions d’euros, est ouverte à compter de ce jour et expirera le 5 avril 2022.
L’agence américaine S&P a mis sous surveillance jeudi soir la note de crédit ‘BBB-‘ attribuée à l’équipementier télécoms Ericsson, se réservant ainsi la possibilité d’abaisser, relever ou confirmer cette note dans les 24 prochains mois. Le principal risque pesant sur le groupe suédois est lié à l’enquête en cours du département américain de la Justice sur des soupçons de corruption en Irak. Comme celui-ci est déjà placé en catégorie spéculative (Ba1) par Moody’s, une rétrogradation d’un cran de sa note à BB+ par S&P obligerait certains investisseurs crédit à vendre leurs titres, ce qui affecterait l’équivalent de 3,3 milliards de dollars d’obligations libellées en euro et en dollar.