La banque japonaise Nomura a fixé aujourd’hui le prix de sa première émission obligataire destinée à répondre aux exigences du régulateur nippon sur les banques domestiques systémiques. Le premier courtier du pays a vendu 100 milliards de yens (777 millions d’euros) de dette TLAC (total total loss-absorbing capacity) avec une maturité de cinq ans, précise un communiqué.
Credit Suisse envisage de rembourser 5,9 milliards de francs suisses (5,2 milliards d’euros) de dette souscrite après la crise financière auprès du fonds souverain Qatar Investment Authority et de la famille saoudienne Olayan. L’opération doit permettre de réduire ses coûts de financement.
Intrasense a conclu avec le fonds luxembourgeois European High Growth Opportunities Securitization Fund un financement global sous forme d’obligations convertibles en actions (OCA), pour un maximum de 3,5 millions d’euros sur trois ans. Le spécialiste des solutions logicielles d’imagerie médicale a émis le 27 août 2018, 28 bons d’émission d’OCA, donnant chacun accès à 25 OCA d’un montant nominal de 5.000 euros chacune, avec suppression du droit préférentiel de souscription. « La mise en place de cette ligne optionnelle de financement, raisonnée et transparente, renforce notre flexibilité financière et consolide la stratégie de développement de l’entreprise. Elle soutiendra l’effort déjà entrepris afin d’envisager un proche retour de l’équilibre opérationnel d’Intrasense », a précisé Nicolas Reymond, directeur général d’Intrasense.
Le dramatique effondrement du viaduc à Gênes a relancé le débat sur la rénovation des infrastructures, même en France, où le projet de collecte de financements Ecotaxe auprès des poids lourds avait été abandonné en 2014… au détriment du consortium emmené par Atlantia, concessionnaire du pont génois via la société Autostrade per l’Italia (ASPI). Malgré tout l’intérêt des PPP, personne n’ose imaginer qu’un nouveau projet de ce type pourrait désormais être attribué à ce groupe ou aux concessionnaires ASC, Abertis ou Sanef, qui y sont par ailleurs liés depuis le printemps !
Le groupe bancaire cherche à céder sa part d’un crédit revolving émis par la chaîne de magasins britannique en difficulté, rapportait hier Bloomberg, de sources proches du dossier. RBS a demandé à des investisseurs potentiels de soumettre des offres pour 66 millions de livres (73,5 millions d’euros) concernant une facilité de crédit renouvelable d’un montant total de 320 millions de livres arrivant à échéance en juin 2020, précisent ces sources. Ce prêt a été récemment évalué à 80 pence sur la livre. Le détaillant a abaissé cette année trois fois sa prévision de bénéfices et s’est engagé à réduire ses investissements.
Selon Bloomberg, qui se référait hier à des sources proches du dossier, Commerzbank a vendu lundi, lors d’une enchère, des prêts émis par le fabricant américain d’automates bancaires Diebold Nixdorf. L’enchérisseur gagnant est Citigroup, qui a acquis 26 millions de dollars (22,4 millions de dollars) émanant d’une facilité de crédit renouvelable et 21 millions de dollars provenant d’un prêt à terme amortissable. Ce dernier se négocie à environ 94 cents sur le dollar, selon ces sources. Diebold Nixdorf, qui affiche une perte nette au deuxième trimestre, est en pourparlers avec ses prêteurs en vue d’assouplir les termes de certains engagements financiers.
La banque new-yorkaise a gagné sept places, pour devenir le sixième plus gros souscripteur d’obligations municipales américaines cette année en supervisant des offres importantes de titres pour la Californie, le New Jersey et la Pennsylvanie, selon des données compilées par Bloomberg. Jefferies Financial a été chef de file de six des sept opérations de vente d’obligations liées au secteur du tabac et co-chef de file sur la dernière opération. Les Etats américains ont en effet refinancé des titres qui ont été remboursés avec des fonds reçus en vertu d’un accord conclu en 1998 avec les fabricants de cigarettes.
Slack Technologies a finalisé une nouvelle levée de fonds d’un montant de 427 millions de dollars (368 millions d’euros). Le tour de table a réuni les fonds Dragoneer Investment Group et General Atlantic. La société d’outils de travail collaboratif pour les entreprises indique de cette opération la valorise à environ 7,1 milliards de dollars. Il y a un an, la précédente levée de fonds avait fait ressortir une valorisation de 5 milliards. Au total, depuis sa création, Slack a levé 1,27 milliard de dollars.
HSBC Bank Canada a annoncé hier qu’elle comptait émettre des covered bonds au Canada après avoir reçu l’approbation de la Société canadienne d’hypothèque et de logement. La banque deviendra ainsi le huitième participant au programme d’émission d’obligations sécurisées mis en place par ce pays. «Une évaluation des prix et des conditions de marché ainsi que les préférences des investisseurs seront les critères directeurs pour toute émission future», a précisé Caroline Creighton, porte-parole d’HSBC Bank Canada.
Le cimentier franco-suisse LafargeHolcim s’apprête à vendre ses actifs indonésiens et cette opération suscite l’intérêt de plusieurs acheteurs potentiels dans la région, dont le japonais Taiheiyo Cement, le malaisien YTL, PT Semen Indonesia, ainsi que la branche indonésienne d’HeidelbergCement, rapportait vendredi Bloomberg, de sources proches du dossier. Les offres éventuelles devront être déposées avant une date limite fixée «plus tard dans le mois», a précisé l’agence, ajoutant que LafargeHolcim pourrait chercher à obtenir 2 milliards de dollars (environ 1,6 milliard d’euros) pour sa branche indonésienne.
La société française Valtech, spécialisée dans le marketing digital, envisage de s’introduire au Nasdaq d’ici à la fin de l’année, rapportait vendredi Le Figaro. Créée en 1993, Valtech a généré l’an dernier un chiffre d’affaires de 300 millions de dollars (263 millions d’euros). Introduite à la Bourse de Paris en 1999, l’entreprise a fait l’objet en 2017 d’un retrait de la cote à la suite d’une OPA de son principal actionnaire, le fonds belge Verlinvest via une holding dénommée SiegCo. Selon le quotidien, Valtech vise désormais le marché américain pour une levée de fonds d’une centaine de millions d’euros.
Le géant chinois de l’assurance cherche à vendre un portefeuille d’hôtels de luxe acquis voici deux ans pour 5,5 milliards de dollars (4,8 milliards d’euros), rapportait hier le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Un porte-parole d’Anbang a toutefois déclaré que le groupe n’avait pas pris de décision à ce sujet et que cette information constituait une «pure spéculation du marché».