«Les scénarios de risque sont devenus plus importants que mon scénario central.» Le constat émane de Philippe Ithurbide, le directeur de la recherche et de la stratégie d’Amundi, qui s’est exprimé lors de l'événement co-organisé à Paris par Luxembourg for Finance et le quotidien L’Opinion, jeudi 13 décembre. Certes, les risques s’accumulent, mais s’il en est un que Philippe Ithurbide ne craint pas, c’est celui d’une vraie guerre commerciale. «Nous ne croyons pas du tout à une guerre commerciale. Une guerre commerciale, c’est violent, ça concerne tous les pays. Il y a des attaques et des ripostes fortes. Ce n’est pas le cas aujourd’hui,» a-t-ilaffirmé, ajoutant que le président américain Donald Trump allait bientôt devoir renoncer à ses mesures protectionnistes, susceptibles de «mordre sur l'économie américaine». Pourtant le risque majeur se cache bien aux Etats-Unis selon Philippe Ithurbide, qui confie sa peur vis-à-vis de la dette américaine. «Les Etats-Unis n’ont jamais été aussi endettés qu’aujourd’hui depuis leur création,» résume-t-il. Un autre gros risque d’après le directeur de la recherche d’Amundi serait celui d’une erreur de la Réserve fédérale américaine dans ses appréciations. Une Fed qu’il voit grimper ses taux à trois reprises en 2019 même si le dernier discours de Jay Powell peut laisser penser qu’une seule hausse sera effective l’an prochain. En Europe, Philippe Ithurbideparle d’un manque de chance, la reprise de la zone euro ayant été émaillée de quelques incidents de parcours (Italie, Brexit, etc). Questionné sur un éventuel risque lié aux prochaines élections européennes, il estime que «la probabilité d’un parlement anti-européen est quasiment nulle» et que les élections ne sont pas encore un sujet. «Si les élections européennes deviennent un vote anti-Europe, ça deviendra un souci. Il y aura probablement une hausse de certains populismes,» a-t-il dit. A propos du mouvement de contestation des gilets jaunes et des mesures annoncées par le président français Emmanuel Macron pour y faire face lundi dernier, Philippe Ithurbide juge «très bonne la décision d’augmenter les salaires». «Cela doit avoir un effet bénéfique sur la croissance française,» a insisté le directeur de la recherche d’Amundi, selon qui la vraie question posée parle mouvement des gilets jaunes est la suivante: la capacité de la France à réformer est-elle intacte?
« Six à sept transactions interbancaires par jour contribuent à déterminer le Libor à 1 mois et à 3 mois et pourtant, le Libor reste systémique pour les marchés »
Le groupe britannique de BTP et de services aux entreprises a annoncé qu’il menait des «discussions constructives» avec ses créanciers en vue de ramener son ratio de dette financière nette sur excédent brut d’exploitation (Ebitda) à 1,5 fois et que son plan de désendettement, qui sera soumis à l’aval de ses actionnaires, devrait être annoncé début 2019. Il souligne que ce plan devrait entraîner la conversion en actions d’une partie importante de la dette du groupe, ce qui aura un effet dilutif important pour ses actionnaires existants. L’action Interserve chutait de près de 54,4% à 11,18 pence en fin de matinée suite à cette annonce.
Le spécialiste de la prise en charge de la dépendance Korian s’est financé à hauteur de 450 millions d’euros par le biais d’un Schuldschein, cet instrument de dette de droit allemand. Le placement s’est fait dans le cadre d’un échange visant un Schuldschein d'échéance avril 2020 et dont le montant atteignait 159,5 millions d’euros. Korian a placé 5 tranches à 5,6,7,8 et 10 ans, avec des marges oscillant entre 140 et 200 points de base selon les maturités, rapporte Bloomberg. La Société Générale et HSBC ont dirigé la transaction.
Ces 15 derniers jours, trois entreprises britanniques ont dû annuler des refinancements sur les marchés du prêt LBO ou des obligations à haut rendement.
Le spécialiste de la prise en charge de la dépendance s’est financé à hauteur de 450 millions d’euros par le biais d’un Schuldschein, cet instrument de dette de droit allemand. Le placement s’est fait dans le cadre d’un échange visant un Schuldschein d'échéance avril 2020 et dont le montant atteignait 159,5 millions d’euros. Korian a placé 5 tranches à 5,6,7,8 et 10 ans, avec des marges oscillant entre 140 et 200 points de base selon les maturités, rapporte Bloomberg. La Société Générale et HSBC ont dirigé la transaction.
TDF Infrastructure a finalisé le refinancement de son crédit syndiqué. La nouvelle ligne de crédit, d’un montant de 250 millions d’euros, remplace la ligne précédente qui arrivait à maturité en novembre 2019. Le nouveau crédit syndiqué a une maturité qui court jusqu’en décembre 2023. «Le crédit syndiqué sera affecté aux besoins généraux de l’entreprise. Il permet de renforcer le niveau de liquidité de TDF et de financer ses développements futurs», indique le groupe de télédiffusion. Cinq banques ont participé à ce crédit syndiqué: BNP Paribas, CA CIB, MUFG, NatWest et SG CIB.
TDF Infrastructure a finalisé le refinancement de son crédit syndiqué. La nouvelle ligne de crédit, d’un montant de 250 millions d’euros, remplace la ligne précédente qui arrivait à maturité en novembre 2019. Le nouveau crédit syndiqué a une maturité qui court jusqu’en décembre 2023.
Constructel Constructions et Télécommunications a émis un Euro PP d’un montant de 20 millions d’euros assimilé et une inclus dans une souche unique avec les 35 millions d’euros obligations existantes émises en septembre dernier. Les obligations offrent un rendement de 4,20% avec une maturité de 6 ans. Les obligations de la première tranche ont été souscrites par le fonds de dette Artemid Senior Loan II, ainsi que par un investisseur familial privé et la banque LCL, tandis que la plateforme dette privée d’Amundi est intervenue sur la deuxième tranche.
Constructel Constructions et Télécommunications a émis un nouvel Euro PP d’un montant de 20 millions d’euros assimilé et une inclus dans une souche unique avec les 35 millions d’euros obligations existantes émises en septembre dernier. Les obligations offrent un rendement de 4,20% avec une maturité de 6 ans. Les obligations de la première tranche ont été souscrites par le fonds de dette Artemid Senior Loan II, ainsi que par un investisseur familial privé et la banque LCL, tandis que la plateforme dette privée d’Amundi est intervenue sur la deuxième tranche.
Pause. Alors que le prix d’acquisition des PME non cotées européennes avait atteint son plus haut niveau fin juin, les valorisations se stabilisent. Au troisième trimestre 2018, l’indice Argos Soditic, qui mesure l’évolution des prix sur les opérations comprises entre 15 et 500 millions d’euros, s’est établi à 9,8 fois l’Ebitda, contre un multiple de 9,9 trois mois plus tôt. Si les multiples payés par les acquéreurs stratégiques se sont maintenus à 9,9, ceux payés par les fonds ont reculé de 9,9 à 9,3. Une baisse qui reflète « le souci de discipline des gérants de fonds », selon Argos Wityu et Epsilon Research, qui publient l’indice. « Les multiples demeurent très élevés, ce qui pourrait conduire les consolidateurs à réévaluer leur budget, ou abaisser leurs prétentions. Dans les deux cas, la pertinence stratégique des opérations et la capacité à délivrer des synergies demeurent cruciales », estime la recherche d’Octo Finances.
Désintermédiation. Deux décrets viennent de boucler la réforme des deux véhicules de financement de l’économie par des fonds, les FPS (fonds professionnels spécialisés) et les OT (organismes de titrisation). Les OT, qui ont le monopole du tranchage au passif, pourront désormais octroyer des prêts en direct et conclure des opérations de sous-participation. L’OFS pourra, en outre, détenir un large éventail d’actifs financiers, y compris en capital. Il emprunte à l’OT sa souplesse et son étanchéité à la faille mais en outre, l’OFS bénéficie du cadre AIFM (gestion de fonds alternatifs) et peut être agréé Eltif, pour répondre aux attentes des investisseurs européens. Il a vocation à devenir le véhicule central d’investissement et de financement en France, et à remplacer, sans dissolution, les FPS et les OT. La version sociétaire de l’OFS (société de financement spécialisée ou SFS) va voir son régime fiscal de faveur précisé dans la loi de finances pour 2019.