Toute fermeture du marché obligataire «constitue forcément un souci. Si elle ne dure que quelques jours comme actuellement, c’est un moment désagréable mais pas dramatique, car la stratégie de financement ne doit pas être contrainte au jour près», estime Daniel Biarneix, vice-président de l’AFTE (Association française des trésoriers d’entreprise). Qui se remémore le marché quasi-fermé pendant près de trois mois fin 2008-début 2009. Mais selon Jérôme Guttieres, administrateur de l’association et président de sa commission financements, les ricochets du coronavirus confirment «l’intérêt de disposer d’un crédit bancaire syndiqué et confirmé, non tiré dit ‘de back-up’, constituant un matelas de liquidités, dont dépendent nombre d’entreprises». Les dirigeants de l’AFTE saluent l’engagement de Bruno Le Maire pour l’accompagnement des financements aux PME, y compris par des mesures de la BCE afin que les banques puissent soutenir les entreprises. Des banques ont, selon ces mêmes dirigeants, contacté des trésoriers, pour les sonder quant à leurs intentions de mobiliser leurs crédits syndiqués.