Le rendement des Treasuries américains à 10 ans se détendait très légèrement d’un point de base (pb) cet après-midi à un niveau de 2,50%, et de 2 pb sur le rendement à 2 ans à 2,35%, alors que les marchés actions américains ouvraient en très légère hausse de 0,2%, à la suite de la publications des chiffres mensuels de l’emploi américain mitigés par le département américain du Travail. Les rendements à 2 et à 10 ans confirment ainsi leur rebond d’environ 15 pb depuis leurs points bas respectifs de 2,20% et de 2,35% atteint au milieu de la semaine dernière, avec une pente entre les deux maturités qui reste légèrement positive. Le spread entre le rendement des T-Bills à 3 mois et des Treasuries à 10 ans est quant à lui repassé en territoire positif, après l’inversion de courbe en milieu de semaine dernière, qui avait soulevé les craintes d’une prochaine récession aux Etats-Unis.
Le président américain aurait appelé le président de la Réserve fédérale (Fed) le 8 mars dernier, inquiet de la plus forte chute hebdomadaire de l’année des marchés actions, liée aux craintes sur la croissance mondiale, indiquait jeudi Bloomberg. Donald Trump avait déjà critiqué vendredi dernier dans un tweet les quatre hausses de taux réalisées par la Fed l’an dernier, ainsi que son processus de réduction de son bilan, qui auraient, selon lui, empêché la croissance américaine de dépasser le seuil des 3%. Depuis, la Fed a confirmé vouloir mettre fin à la réduction de son bilan, alors que les marchés commencent à anticiper des baisses de taux avant la fin de l’année.
Le président américain aurait passé un coup de téléphone au président de la Réserve fédérale (Fed) le 8 mars dernier pour lui faire part de ses inquiétudes face à la plus forte chute hebdomadaire de l’année des marchés actions liée aux craintes concernant les perspectives de croissance mondiale, indique ce matin Bloomberg.
Le budget fédéral des Etats-Unis a affiché en février un déficit légèrement supérieur aux attentes à 234 milliards de dollars (205 milliards d’euros) contre 215 milliards de dollars un an plus tôt, a annoncé vendredi le département du Trésor. Les analystes interrogés par Reuters attendaient un déficit à 227 milliards de dollars. Les recettes ont augmenté de 8% à 401 milliards de dollars tandis que les dépenses ont grimpé de 7% à 167 milliards de dollars.
La réforme du droit de la propriété intellectuelle en Chine répond autant aux critiques occidentales qu'à la préservation des innovations des entreprises nationales.
Le ralentissement de l'économie américaine a été moins marqué qu’attendu au quatrième trimestre grâce à la vigueur de la consommation des ménages et de l’investissement des entreprises, mais la croissance de 2018 n’a pas atteint l’objectif de 3% de l’administration Trump, montre l’estimation du produit intérieur brut (PIB) publiée jeudi par le département du Commerce. Le PIB a progressé de 2,6% en rythme annualisé sur les trois derniers mois de l’année après une hausse de 3,4% sur les trois mois précédents. Les économistes prévoyaient en moyenne une croissance de 2,2% en rythme annualisé.
Négoce. Le président Trump a décidé de faire une pause dans la guerre commerciale avec la Chine. « Nous allons planifier un sommet pour le président Xi et moi-même, à Mar-a-Lago, afin de conclure un accord. Un très bon week-end pour les USA et la Chine ! », a-t-il déclaré le 24 février dernier. Une hausse des droits de douane de 15 points, à 25 %, était programmée si un accord n’était pas conclu d’ici le 1er mars. Faut-il pour autant considérer que la hache de guerre est enterrée ? Les investisseurs restent prudents : « Peut-on se mettre à échafauder des plans sur la mise en place à date rapprochée d’un nouveau cadre stable et transparent en matière de relations entre la Chine et les Etats-Unis ? Je ne crois pas. La question du déséquilibre commercial connaîtra probablement une réponse assez complète et celle des relations économiques, une autre, davantage partielle. Quant aux rapports géopolitiques, le terrain serait resté très largement en jachère », tempère Hervé Goulletquer, responsable stratégie et communication chez LPB AM. Chad P. Bown, expert au Peterson Institute, rappelle que les tarifs déjà appliqués ne sont pas remis en question par cette annonce. Tarifs dont les conséquences sont mesurables : « Les tarifs et contre-tarifs actuels réduisent déjà les exportations américaines vers la Chine de 37,1 milliards d’euros et la production économique américaine de 2,6 milliards d’euros. Les exportations chinoises vers les Etats-Unis diminuent de 52,1 milliards d’euros, ce qui pourrait coûter au pays 5,7 milliards d’euros de sa production économique », explique l’Ifo dans une note. La guerre commerciale va laisser des traces durables, notamment dans le secteur agricole. Les Etats-Unis et le Brésil produisent 66 % du soja (photo) mondial. La Chine importe 60 % de la production mondiale. Pékin a révisé ses standards en matière d’alimentation animale, afin d’éviter de commercer avec les Etats-Unis. Les analystes pensent que les échanges ne pourront jamais retrouver leurs niveaux d’avant-crise.
S&P Global Economics a relevé jeudi son estimation de la probabilité de récession de l’économie américaine à un niveau de 21%, contre 16% il y a trois mois. Sur les dix indicateurs suivis par l’agence, deux sont passés en zone de contraction au cours du trimestre. «La montée des inquiétudes des investisseurs concernant les perspectives économiques mondiales a conduit à une volatilité des marchés (...) fin 2018, ce qui dresse un tableau contrasté sur le deuxième cycle de croissance le plus long de l’histoire des Etats-Unis», selon la note de S&P Global. Mais «les conditions financières se sont détendues au cours des dernières semaines, du fait du discours plus accommodant de la Fed. Si cet assouplissement se poursuit, la probabilité de récession devrait reculer».
Dans une note publiée ce matin, S&P Global Economics a relevé son estimation de la probabilité de récession de l’économie américaine à un niveau de 21%, alors qu’elle était estimée à 16% il y a trois mois. Sur les dix indicateurs suivis par l’agence, deux sont passés en zone de contraction au cours du trimestre. «Même si les indicateurs économiques continuent de suggérer un rythme de croissance économique soutenu, la montée des inquiétudes des investisseurs concernant les perspectives économiques mondiales a conduit à une volatilité des marchés et des dysfonctionnements en fin d’année dernière, qui dresse un tableau contrasté sur le deuxième cycle de croissance le plus long de l’histoire des Etats-Unis», explique Beth Ann Bovino, chef économiste chez S&P Global. Mais il ajoute que «les conditions financières se sont détendues au cours des dernières semaines, du fait du discours nettement plus accommodant de la Fed. Si cet assouplissement se poursuit, la probabilité de récession devrait reculer au cours des prochains mois».
La fermeture partielle du gouvernement fédéral pendant 35 jours devrait faire perdre 3 milliards de dollars à l'économie américaine, et 0,02 point de croissance en 2019, estime le Congressional Budget Office (CBO), un organisme non partisan. Des conséquences plus importantes se feront sentir en particulier des 800.000 fonctionnaires américains qui n’ont pas été payés pendant cinq semaines. Donald Trump avait provoqué ce shutdown le mois dernier en refusant le financement des ministères tant qu’il n’aurait pas obtenu 5,7 milliards de dollars pour la construction d’un mur à la frontière entre Etats-Unis et Mexique, avant de céder vendredi en acceptant la réouverture du gouvernement jusqu'à mi-février, sans les fonds qu’il réclamait.
La fermeture partielle du gouvernement fédéral pendant trente-cinq jours devrait faire perdre 3 milliards de dollars à l'économie américaine, estime le Congressional Budget Office (CBO), un organisme non partisan. Le shutdown le plus long de l’histoire des Etats-Unis devrait coûter au pays 0,02 point de croissance en 2019. Des conséquences plus importantes se feront sentir auprès de certaines catégories d’entreprises ou d’employés, en particulier des 800.000 fonctionnaires américains qui n’ont pas été payés pendant cinq semaines, ajoute le CBO.
Le report des publications de nombreux chiffres d’activité complique l’estimation de l’effet du shutdown sur une économie déjà soumise à des risques de récession.
Si l'arrêt du financement de 25% des programmes fédéraux depuis samedi ne devrait pas avoir en soi un impact significatif, il intervient en pleine chute des marchés.
Ils ont chuté à 60 milliards de dollars au troisième trimestre, soit 400 milliards cumulés sur les 9 premiers mois de l'année, ayant servi à 50% pour des rachats d'actions.