Le vocabulaire et les informations techniques utilisés pour mesurer les contributions environnementales et sociales des fonds compliquent le travail d'accompagnement des conseillers financiers auprès de leurs clients, selon une étude de Novethic et de l'Ademe.
Jeudi, la COP 28 s'ouvrira à Dubaï, l'Opep tiendra sa réunion reportée de quatre jours et la première estimation de l'inflation en zone euro pour novembre sera publiée.
Directrice de recherche au CEA, paléoclimatologue, Valérie Masson-Delmotte était l’invitée d’honneur du dîner des «Prix Entreprises et Finance Durables» organisé par L’Agefi le 21 novembre à Paris. L’occasion pour celle qui co-présidait jusqu’en juillet le Groupe international d’experts sur le climat (Giec) de livrer sa vision de l’urgence climatique et des mesures à prendre.
En cas d'accord, le marché des crédits carbone relevant de l'article 6.4 de l'accord de Paris pourrait voir le jour dès 2024, favorisant alors la relance du marché des crédits volontaires.
Le président de la COP28, également dirigeant d’une major pétrolière, voit dans la séquestration des émissions une solution à prendre en compte. Si la technologie reste balbutiante et controversée, de premiers investissements ont récemment été signés par des acteurs financiers.
Le directeur des investissements Climat et ESG de l'assureur détaille l'approche choisie par Abeille Assurances qui compte 83 milliards d’euros d’actifs sous gestion.
Le régulateur financier européen a publié des notes explicatives sur la définition de l’investissement durable, l’application du principe des exigences d’absence de préjudice important et l’utilisation d’estimations.
Les deux instances de lobbying donnent leur avis sur les mesures proposées par la Commission européenne dans le cadre de la réglementation sur les notations extra-financières.
La récente bataille autour des normes de reporting durable – entre l’International Sustainability Standards Board (ISSB) défendant la simple matérialité financière et l’Europe promouvant la double matérialité et sa démonstration de l’impact – oppose véritablement deux mondes. Le premier est centré sur la continuité du système financier, le second sur la transformation écologique de la finance. Mais on en oublierait presque le fondement même de cet écosystème de reporting et de divulgation d’information : la donnée ESG (environnement, social, gouvernance). Or les Etats-Unis ont mis la main sur ce marché, imposant une financiarisation de la donnée qui la rend incompatible avec une formalisation d’impact.
La COP 28 s’inscrit dans le sillage de la publication par les Nations unies du premier bilan mondial des progrès accomplis vers les objectifs de l’Accord de Paris. Cet exercice se fonde sur le sixième rapport d'évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), qui indique notamment que les efforts collectifs visant à maintenir le réchauffement climatique à un niveau inférieur à 2°C restent très insuffisants, augmentant par là-même les risques de déclenchement de points de basculement. Le rapport du Giec souligne également que les flux d’investissement destinés à réduire les émissions et améliorer la résilience au changement climatique devraient être trois à six fois plus importants qu’aujourd’hui.
Manaos, plateforme de services d’investissement du groupe BNP Paribas, a enrichi son offre de données extra-financières avec les données sur les controverses du fournisseur de données suisse RepRisk. Ce dernier, fondé et dirigé par Philipp Aeby, suit plus de 800.000 entreprises, dont plus de 240.000 sont liées à des incidents de risque pouvant entacher leur réputation. Manaos compte désormais plus d’une vingtaine de fournisseurs de données extra-financières sur sa plateforme.
Difficultés à disposer de données pertinentes, comparables…Plusieurs grands investisseurs ont partagé leur vision de la data ESG et ont évoqué les stratégies et outils sur lesquels ils s’appuient pour pallier ses lacunes, lors de la 10e édition de la Journée Nationale des Investisseurs, organisée par L’Agefi à Paris, le 14 novembre.
La société de gestion américaine Invesco a nommé Molly Betournay en qualité de directrice de la recherche ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance). Elle succède à Sudip Hazra, qui a quitté la firme courant 2023. Elle est rattachée à Glen Yelton, responsable mondial de l’ESG, et dirigera une équipe de sept analystes.
Le 21 novembre, L’Agefi a remis les Prix Entreprises et Finance durables 2023 devant un public réunissant les directions générales, financières, RSE et gouvernance de grandes entreprises cotées, des banques, des compagnies d’assurance et des sociétés de gestion au Shangri-La à Paris.
Une entreprise sur cinq reconnaît tout de même ne pas encore avoir abordé le projet, selon une enquête Grant Thornton. La directive CSRD s'appliquera pourtant à compter du 1ᵉʳ janvier prochain.