Le rythme de croissance annuel de M3 a baissé à 4,5% le mois dernier en zone euro, contre 5% en juin, a annoncé hier la Banque centrale européenne (BCE). Cet agrégat monétaire est à son plus bas depuis octobre dernier et nettement inférieur aux attentes des économistes (+4,9%). Le crédit aux entreprises en revanche a augmenté de 2,4% en juillet, en accélération par rapport à la progression de 2% du mois précédent, lorsque des éléments exceptionnels avaient pesé. Les prêts aux ménages ont progressé de leur côté de 2,6% en juillet pour le troisième mois consécutif, à leur rythme de croissance le plus soutenu depuis mars 2009.
La croissance de l’agrégat monétaire M3, souvent un bon indicateur avancé de l’activité économique, a fortement ralenti en juillet, alors même que le crédit bancaire est resté soutenu, a annoncé lundi la Banque centrale européenne (BCE). Le rythme de croissance annuel de M3 a baissé à 4,5% le mois dernier en zone euro, contre 5% en juin, à son plus bas depuis octobre dernier et nettement inférieur aux attentes des économistes interrogés par Reuters (+4,9%).
Fitch Ratings a relevé la note à long terme de la Grèce, la portant de «CCC» à «B-», évoquant un risque politique qui s’est réduit et une croissance du PIB régulière. L’agence de notation observe toutefois que la confiance envers le secteur bancaire grec reste fragile. «Un défi important du secteur bancaire est de s’attaquer aux créances douteuses, dont la proportion continue d'être élevée, à 45% des crédits bruts», écrit-t-elle. Fitch a conservé une perspective positive.
La société de private equity Advent, qui gère 39 milliards de dollars, envisage d’investir dans des titres de dette, rapportait hier Bloomberg de sources proches des discussions. Advent serait en négociations pour engager une équipe dédiée qui lèverait des capitaux dédiés à cette activité. La société envisage d’investir dans de la dette de compagnies de taille intermédiaire en Europe et aux Etats-Unis. A la recherche de rendement, d’autres spécialistes du private equity s’intéressent de plus en plus aux marchés du crédit, à l’instar de BC Partners. Les fonds de dette ont levé plus de 100 milliards de dollars l’an passé, d’après Preqin, enregistrant leur meilleure levée historique sur les trois derniers mois de l’année.
L’opérateur américain de cartes de crédit a relevé hier soir ses prévisions pour l’exercice en cours après des résultats au troisième trimestre fiscal qui ont nettement dépassé les attentes à la faveur d’une robuste progression de ses volumes de paiement. Le groupe s’attend désormais à une hausse de 20% de son bénéfice net ajusté sur l’exercice 2016-2017, contre une augmentation proche de 17% auparavant anticipée. Il prévoit aussi une croissance d’environ 20% de ses revenus, contre une progression «dans le haut d’une fourchette de 16 à 18%». Sur le trimestre écoulé, Visa a dégagé un bénéfice net de 2,06 milliard de dollars (1,77 milliard d’euros), soit 86 cents par action, contre 412 millions de dollars, ou 17 cents par action un an plus tôt. Ses revenus ont augmenté de 26%, à 4,6 milliards. Les analystes tablaient sur un bénéfice ajusté de 81 cents par action et un chiffre d’affaires de 4,36 milliards.
La tendance à l’accroissement de l’endettement des entreprises et des ménages, favorisée par un environnement de taux toujours bas malgré une légère remontée, fait l’objet d’un suivi attentif de la part du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF). En ce qui concerne les crédits immobiliers aux particuliers, le Haut Conseil, tout en soulignant que les rachats et renégociations alimentent en partie la dynamique, précise qu’il estime important que cette situation ne contribue pas «à fragiliser le secteur bancaire ni à favoriser l’apparition d’une dynamique spéculative».
La croissance annuelle du crédit à la consommation a ralenti à 5,1% en mai contre 6,4% en avril, la plus faible depuis octobre 2015, a fait savoir hier la British Bankers’ Association. Les banques ont accordé 40.347 crédits immobiliers le mois dernier contre 40.686 en avril, soit le nombre le plus faible depuis septembre. Il semble que le consommateur, qui sentait déjà l’effet d’une hausse de l’inflation et d’une faible revalorisation salariale, soit devenu plus réservé avant les élections législatives du 8 juin, observe Eric Leenders, responsable du département banque de dépôt de la BBA.
La tendance à l’accroissement de l’endettement des entreprises et des ménages, favorisée par un environnement de taux toujours bas malgré une légère remontée, fait l’objet d’un suivi attentif de la part du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF). Cette instance présidée par le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire indique dans un communiqué diffusé lundi suivre «avec attention les risques que les expositions directes ou indirectes aux entreprises les plus fragiles font peser sur le système financier» et «la sensibilité de la santé financière des entreprises à une remontée des taux».
La croissance du crédit à la consommation en Grande-Bretagne a été en mai la plus faible depuis plus d’un an et demi et les banques ont accordé moins de crédits immobiliers, suivant les chiffres publiés lundi par la fédération bancaire BBA, un nouvel élément semblant attester d’un ralentissement économique. La croissance annuelle du crédit à la consommation a ralenti à 5,1% en mai contre 6,4% en avril, la plus faible depuis octobre 2015, a fait savoir la British Bankers’ Association. Les banques ont accordé 40.347 crédits immobiliers le mois dernier contre 40.686 en avril, soit le nombre le plus faible depuis septembre.
L’action Provident Financial a chuté de 17,5% hier à Londres, après que le groupe bancaire britannique a fait état de perturbations opérationnelles liées à la réorganisation de sa division de prêts personnels, qui pèseront sur son bénéfice durant le reste de son exercice. Provident Financial a estimé le manque à gagner à environ 40 millions de livres (45,2 millions d’euros) au premier semestre, contre 15 millions de livres prévus initialement en avril. Le passage d’un réseau d’agents indépendants à un effectif salarié, plus compliqué que prévu, s’est traduit par des pertes de parts de marché et des retards dans le recouvrement des échéances.
L’action Provident Financial dévissait de plus de 16% en fin de matinée à Londres, après que le groupe bancaire britannique a fait état de perturbations opérationnelles, liées à la réorganisation de sa division de prêts personnels, qui pèseront sur son bénéfice durant le reste de son exercice. Provident Financial, spécialisé dans les prêts à la clientèle dite «non-standard», a estimé le manque à gagner à environ 40 millions de livres (45,2 millions d’euros) au premier semestre, contre 15 millions de livres prévus initialement en avril.
Le pouvoir d’achat immobilier a connu une chute très nette le mois dernier dans la plupart des grandes villes françaises, analyse le courtier en immobilier Meilleurtaux.com. Les trois grandes villes françaises proposant le plus gros pouvoir d’achat (Saint-Etienne, Le Havre, Le Mans), chutent de 2 à 4 mètres carrés de capacité d’achat avec un budget d’environ 200.000 euros. Sur les 20 plus grandes villes françaises, seules Reims et Toulon connaissent une progression de 1 mètre carré (voir le graphique).
Une demande a été envoyée à l’International swaps & derivatives association (Isda), qui fédère les professionnels des marchés dérivés et élabore les standards de l’industrie, pour lui demander de déterminer si un défaut du Venezuela sur des prêts à l’exportations russes constitue un événement de crédit en mesure de déclencher les contrats de protection contre un défaut de la dette d’un émetteur (CDS). Bloomberg a précédemment rapporté que le Venezuela n’avait pas remboursé un prêt d’environ 950 millions de dollars consentis par la Russie pour financer des achats d’armements, confirmant une information du Latin American Herald’s Tribune. Le comité américain de l’Isda chargé de ces questions doit encore accepter d’étudier la requête.
ll est vital pour nos économies de réconcilier rapidement les modes de financement avec les objectifs climatiques, estiment les auteurs d’un rapport publié par Terra Nova, intitulé Régulation financière et urgence climatique : Pour des normes prudentielles et comptables plus vertes.
Le taux immobilier moyen, toutes périodes confondues et tous types de surfaces a connu une stabilisation au mois de mai, à 1,56% contre 1,55% le mois précédent, révèle le traditionnel baromètre Crédit Logement - CSA. Les taux sont ainsi revenus à leur niveau du début de l’été 2016, mais le rythme de l’inflation était de 0.2% contre 1.1% en mai 2017, précise le baromètre. La hausse des taux s’est engagée en fin d’année dernière mais son rythme s’est ralenti depuis.
La production mensuelle de crédits à l’habitat s’est établie à à 27,1 milliards d’euros en avril, contre 31,4 milliards en mars, selon les statistiques publiées hier par la Banque de France, loin du record de 36,6 milliards de janvier. La part des renégociations dans les crédits nouveaux s’est établie à 49,6% en avril, après 52,1% en mars. L’encours total des crédits aux particuliers s'établissait à 1.115 milliards d’euros à fin avril, dont 917 milliards pour les crédits à l’habitat (+5,6% sur un an) et 162 milliards pour les crédits à la consommation (+5,5%).