L’Union européenne et les pays sud-américains du Mercosur ont annoncé vendredi un projet d’accord commercial, au terme de 19 ans de négociations. Le texte devra être ratifié par chacun des Etats membres de l’UE ainsi que par le Parlement européen. Mais plusieurs, dont la France, redoutent que l’accord se traduise par une forte augmentation des importations de boeuf en provenance de l’Amérique du Sud. Des associations environnementales craignent une intensification de la déforestation. Les partisans de l’accord en Europe espèrent un meilleur accès aux marchés automobiles sud-américains, actuellement frappés de droits de douane à 35% - et aux marchés publics.
Donald Trump avait annoncé fin mai que son gouvernement mettait fin au traitement commercial préférentiel dont bénéficiait l’Inde. En représailles, l’Inde a relevé dimanche les droits de douane sur une trentaine de produits d’importation en provenance des Etats-Unis. «C’est inacceptable, les droits de douane doivent être retirés», a réagi le président américain sur Twitter. Les deux hommes doivent s’entretenir vendredi en marge du G20 à Osaka, au Japon. Le programme préférentiel dont l’Inde bénéficiait lui permettait d’exporter chaque année jusqu’à 5,6 milliards de dollars de produits libres de droits vers les Etats-Unis.
Les Etats-Unis et la Chine sont d’accord pour conclure une trêve sur le front des tarifs douaniers afin de permettre une reprise des négociations, a rapporté le South China Morning Post jeudi. La teneur de cet accord doit être communiquée avant la rencontre prévue samedi entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping dans le cadre du G20 à Osaka, précise le quotidien de Hong Kong. Cette suspension des hostilités entre les deux pays devrait écarter la menace du président américain d’appliquer des droits de douane de 25% à 300 milliards de dollars d’importations chinoises supplémentaires. La Chine aurait posé le gel de tout nouveau tarif comme condition à son retour à la table des négociations.
Donald Trump avait annoncé fin mai que son gouvernement mettait fin au traitement commercial préférentiel dont bénéficiait l’Inde afin de rééquilibrer les échanges commerciaux entre New Dehli et Washington. En représailles, l’Inde a relevé dimanche les droits de douane prélevés sur une trentaine de produits d’importation en provenance des Etats-Unis (noix, amandes et pommes entre autres). Ce à quoi le président américain n’a pas manqué de réagir sur Twitter : «je suis impatient de parler au Premier ministre (Narendra) Modi sur le fait que l’Inde, qui applique depuis des années des droits de douane très élevés aux États-Unis, les a récemment augmentés encore.» «C’est inacceptable et les droits de douane doivent être retirés» a-t-il ajouté.
Les pays du G20, regroupant les 20 économies mondiales les plus avancées, ont érigé 20 nouvelles restrictions commerciales entre octobre et mai, couvrant des transactions d’une valeur de 335,9 milliards de dollars (295,1 milliards d’euros), a annoncé lundi l’Organisation mondiale du commerce (OMC), en avertissant que d’autres étaient à l'étude. L’OMC appelle à ce que les pays du G20, dont les dirigeants se réunissent vendredi et samedi à Osaka au Japon, se saisissent de façon urgente de la question. Par ailleurs, 29 mesures visant à réduire les barrières commerciales ont été mises en oeuvre d’octobre à mai, couvrant 397,2 milliards de dollars - les plus faibles enregistrées en moyenne par mois depuis mai 2012.
Vladimir Poutine a signé lundi un décret prolongeant l’interdiction des importations en Russie de produits alimentaires européens jusqu'à la fin 2020, selon une base de données gouvernementale. La Russie a imposé en 2014 un embargo sur de nombreux produits importés notamment de l’Union européenne en représailles aux sanctions internationales dont elle fait l’objet pour son implication dans le conflit ukrainien. Jeudi dernier, les dirigeants des pays de l’UE ont décidé de reconduire pour six mois les sanctions économiques imposées à la Russie en raison de l’annexion de la Crimée en mars 2014 et du soutien apporté par Moscou aux rebelles de l’Est de l’Ukraine.
Les pays du G20, regroupant les 20 économies mondiales les plus avancées, ont érigé 20 nouvelles restrictions commerciales entre octobre et mai, couvrant des transactions d’une valeur de 335,9 milliards de dollars (295,1 milliards d’euros), a annoncé lundi l’Organisation mondiale du commerce (OMC), en avertissant que d’autres étaient à l'étude.
De nouveaux droits de douane américains sur des produits importés de Chine, y compris sur les iPhone, les iPad et les Mac, et des pièce sdétachées, réduiront la contribution d’Apple à l'économie américaine et nuiront à sa compétitivité dans le monde, a déclaré jeudi la firme à la pomme. L’administration américaine devrait renoncer à son projet d’imposer des droits de douane pouvant atteindre 25% sur l'équivalent de 300 milliards de dollars (261,6 milliards d’euros) d’importations chinoises, écrit Apple. Les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine vont reprendre la semaine prochaine après plus d’un mois de blocage.
Au moins cinq grands patrons américains vont être reçus cette semaine à Pékin par le Premier ministre chinois, Li Keqiang, rapporte mercredi l’agence Bloomberg en citant des sources proches. Parmi eux figurent les dirigeants du chimiste Dow, du groupe de messagerie United Parcel Service (UPS), du laboratoire pharmaceutique Pfizer et du groupe industriel Honeywell International. La Chine et les Etats-Unis se sont mis d’accord mardi pour relancer leurs négociations commerciales et tenter de mettre fin à un différend qui a mis les marchés sous pression et provoqué un ralentissement de l'économie mondiale.
Le Sénat mexicain a approuvé mercredi à une écrasante majorité la ratification de l’Accord USA-Mexique-Canada (USMCA), l’accord de libre-échange qui doit remplacer l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna). Avec ce vote, le Mexique devient le premier pays à ratifier ce texte voulu et négocié par Donald Trump. Cette renégociation de l’Aléna, promise par le président américain pendant la campagne présidentielle de 2016, s’inscrit dans sa politique commerciale globale qui vise à réduire les déficits commerciaux des Etats-Unis. C’est le même objectif qui préside à ses relations avec la Chine.
Donald Trump a annoncé mardi qu’il rencontrerait son homologue chinois Xi Jinping au prochain sommet du G20, les 28 et 29 juin à Osaka. «Nos équipes respectives entameront les discussions avant notre réunion», a-t-il écrit sur Twitter. Selon la presse officielle chinoise, Xi Jinping a accepté de rencontrer le président des Etats-Unis et émis le souhait que leurs équipes restent en contact pour régler le contentieux commercial entre Washington et Pékin.
Donald Trump a annoncé mardi qu’il rencontrerait son homologue chinois Xi Jinping au prochain sommet du G20, les 28 et 29 juin à Osaka. «Nous avons eu une très bonne conversation téléphonique avec le président chinois Xi. Nous aurons une entrevue prolongée la semaine prochaine lors du G20 au Japon. Nos équipes respectives entameront les discussions avant notre réunion», a-t-il écrit sur Twitter. Selon la presse officielle chinoise, Xi Jinping a accepté de rencontrer le président des Etats-Unis et émis le souhait que leurs équipes restent en contact pour régler le contentieux commercial entre Washington et Pékin.
Le protectionnisme dans le monde a atteint un niveau inégalé en 2018, sous l’effet principalement de barrières douanières instaurées par la Chine et les Etats-Unis, selon un rapport sur les obstacles au commerce et à l’investissement, publié lundi par la Commission européenne. Il recense 45 nouveaux obstacles au commerce mis en place l’an dernier dans des pays extérieurs à l’UE, ce qui porte leur nombre total à 425 dans 59 pays, un record. La Chine et la Russie ont respectivement 37 et 34 mesures commerciales «problématiques». En tout, les mesures protectionnistes mises en place l’an dernier ont affecté ou menacé d’affecter 51,4 milliards d’euros d’exportations de l’UE.
Les entreprises exportatrices françaises, bien que pénalisées par la perspective du Brexit, bénéficient de la tendance à la constitution de stocks de précaution par les entreprises britanniques, selon une note publiée lundi par l’assureur-crédit Euler Hermes. Les importations du Royaume-Uni progressent de 6,8% au premier trimestre 2019 par rapport au quatrième trimestre 2018, et celles en provenance de France ont bondi de 15% sur les trois premiers mois de 2019 par rapport à la fin 2018, ce qui représente un surcroît de 1,3 milliard d’euros d’après Euler Hermes. Selon les Douanes françaises, la France a affiché en 2018 un excédent commercial de près de 12 milliards d’euros avec le Royaume-Uni.
Un diplomate européen a rappelé lundi à Reuters que les Bourses suisses vont perdre leur accès aux investisseurs européens à partir de juillet puisque Bruxelles et Berne n’ont pas réussi à trouver un compromis sur leur future coopération économique. Le 11 juin, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avait prévenu la Suisse qu’elle devait signer cet accord-cadre de renouvellement de son partenariat avec l’Union européenne avant le 18 juin afin de maintenir son passeport européen pour les Bourses suisses. En décembre 2017 puis décembre 2018, la Commission avait renouvelé pour un an puis pour six mois l'équivalence boursière avec le marché unique.