La part du dollar américain dans les réserves de change déclarées au Fonds monétaire international (FMI) a chuté au quatrième trimestre 2020 à son plus faible niveau depuis 1995 (58%), montrent les chiffres publiés mercredi par le FMI. Ces dernières sont passées de 60,5% au troisième trimestre 2020 à 59% au quatrième trimestre. C’est le troisième trimestre de baisse d’affilée.
La Banque nationale suisse (BNS) a maintenu jeudi sa politique monétaire ultra-accommodante, marquée par les taux d’intérêt les plus bas du monde, en réaffirmant qu’elle continuerait d’intervenir sur les marchés de changes en dépit de la dépréciation récente du franc. Son taux directeur (taux de dépôt) reste, comme prévu, fixé à -0,75%.
Après le Brésil et la Turquie, c’est au tour de la banque centrale de Russie (CBR) de relever ses taux face au risque de dérapage de l’inflation et pour contrer la dépréciation de sa devise. La BCR a relevé de 25 points de base (pb) à 4,5% son principal taux directeur. Les économistes anticipaient un statu quo avant une probable hausse dans les prochaines réunions. La banque centrale avait déjà prévenu le marché qu’elle comptait s’engager dans une normalisation de sa politique monétaire. L’inflation, qui s'élève à 5,8% sur un an en mars, devrait refluer selon la banque centrale, qui ne prévoit pas de retour aux 4% de sa cible avant mi-2022.
Après le Brésil et la Turquie, c’est au tour de la banque centrale de Russie (CBR) de relever ses taux face au risque de dérapage de l’inflation et pour contrer la dépréciation de sa devise. Contrairement aux mouvements opérés par les instituts d’émission turque et brésilien, qui ont nettement resserrer leur politique monétaire, la hausse des taux en Russie n’était pas attendue aussi tôt.
La Norges Bank, qui a laissé ce jeudi son principal taux directeur inchangé à 0%, a modifié sa forward guidance pour tenir compte de la reprise économique. Elle anticipe désormais une première hausse des taux, non plus début 2022 comme précédemment, mais dès le second semestre cette année. Cette hausse devrait probablement intervenir en décembre. Cela fera de la Norges Bank la première banque centrale du G10 à remonter ses taux depuis le début de la crise du coronavirus. Elle prévoit désormais que ses taux atteindront 0,5% en moyenne en 2022 (plus que le 0,3% précédent) et 1% en 2023.
La banque centrale de Norvège veut normaliser sa politique monétaire plus tôt que prévu. La Norges Bank, qui a laissé ce jeudi son principal taux directeur inchangé à 0%, a modifié sa forward guidance pour tenir compte de la reprise économique. Elle anticipe désormais une première hausse des taux, non plus début 2022 comme précédemment, mais dès le second semestre cette année. De nombreux économistes prévoyaient déjà un tel mouvement. Cette hausse devrait probablement intervenir en décembre mais un relèvement dès septembre n’est pas totalement exclu par les analystes.
La livre turque se dépréciait vendredi pour le cinquième jour consécutif dans le sillage de l’envolée des taux américains. A 7,4780 pour un dollar, puis 7,43 vendredi soir, la devise turque efface même les gains engrangés depuis le début de l’année. A 7 livres elle s’était appréciée de 8% cette année après un gain de 20% entre novembre et la fin de l’année dernière après le changement à la tête de la banque centrale et la mise en œuvre d’une politique monétaire plus restrictive. Le principal taux directeur a été relevé à 17%. L’affaiblissement de la devise risque de compliquer la tâche de la banque centrale pour réduire l’inflation qui atteint 15%.
La livre turque se déprécie vendredi pour le cinquième jour consécutif dans le sillage de l’envolée des taux américains. A 7,4780 pour un dollar, la devise turque efface même les gains engrangés depuis le début de l’année. A 7 livres elle s’était appréciée de 8% cette année après un gain de 20% entre novembre et la fin de l’année dernière après le changement à la tête de la banque centrale et la mise en œuvre d’une politique monétaire plus restrictive. Le principal taux directeur a été relevé à 17%.
Le bitcoin a frôlé les 50.000 dollars avant que les prises de bénéfices ne le fassent redescendre d’un cran. La cryptomonnaie, qui a établi un nouveau plus haut de 49.600 dollars dimanche, recule de 3,2% lundi matin, entraînant les autres monnaies virtuelles dans son sillage, dont l’ethereum (-3,8%, à 1.788 dollars).