Au cours des Rendez-Vous de Monte Carlo, du 8 et 9 septembre, consacrés à la réassurance, Denis Kessler a exprimé son refus de voir le groupe s’engager dans une fusion, après l’OPA amicale de 8,3 milliards d’euros de Covéa. «Scor n’a pas besoin de fusionner», a déclaré Kessler, rapporte le site Reinsurance. «Nous sommes rentables et nous ne sommes pas dans une situation de crise, nous n’avons pas besoin de soutien (...) En tant que réassureur de premier rang, nous pouvons croître sans fusionner», a indiqué le patron en réaction à l’offre de Covéa et en démentant également avoir eu des contacts avec Partner Re plus tôt cette année. Denis Kessler estime que l’offre de rachat de Covéa est «incompatible» avec sa «stratégie d’indépendance», ajoutant que toute offre publique révisée serait jugée hostile. Denis Kessler estime que l’intérêt général d’une fusion ne s’applique pas au développement de Scor. « Les sociétés fusionnent parce qu’elles ne sont pas suffisamment rentables, parce qu’elles manquent de ressources ou qu’elles ont besoin de taille ou même de solvabilité. Nous n’avons pas besoin de cela », a tranché Denis Kessler. TV