Les fonds Eurazeo Growth, Aglaé Ventures et Bpifrance ont rejoint les investisseurs historiques de la société ManoMano, CM-CIC, Partech, Piton et General Atlantic, à l’occasion de son nouveau tour de table de 110 millions d’euros, annoncé lundi. Le spécialiste de la vente en ligne d’articles de bricolage et jardinage avait déjà levé auparavant 76 millions d’euros. Née en 2013 et présente dans six pays, outre la France, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni, la société se présente comme «le leader européen du bricolage et du jardinage en ligne». ManoMano revendique 2,5 millions de clients actifs, et a enregistré 400 millions d’euros de transactions l’an dernier dans l’Hexagone, où il réalise 75% de son chiffre d’affaires.
Loxam a lancé ce matin l’émission de deux nouvelles obligations pour un montant total de 465 millions d’euros, afin de refinancer deux souches existantes de maturité 2021 et 2022, qui seront remboursées le 11 avril prochain. Les nouvelles obligations arriveront à maturité en 2026 et 2027. BNP Paribas, CA CIB et Deutsche Bank sont en charge du placement.
LafargeHolcim a lancé ce matin une émission de dette perpétuelle, d’un montant de 500 millions d’euros. Le coupon proposé aux investisseurs varie entre 3,75% et 3,875%. Ces obligations hybrides seront assorties d’une option de premier rachat au bout de 5 ans (juillet 2024).
Aramco lance cette semaine une série de réunions avec les investisseurs (road shows) en soutien de sa toute première émission obligataire, opération qui marquera l’entrée officielle du premier groupe pétrolier mondial sur les marchés financiers, avant une possible introduction en Bourse dans les prochains mois. Le producteur saoudien de pétrole prévoit de lever 10 milliards dollars d’obligations afin de financer partiellement l’acquisition d’une part de 70% au capital de Saudi Basic Industries, pour 69,1 milliards de dollars.
Elis a conclu un accord avec Barings et un groupe d’investisseurs pour mettre en place «dans les prochaines semaines» un financement de type US PP (US Private Placement). Le montant de ce financement s'élèverait à environ 300 millions d’euros pour une maturité de 10 ans, a précisé le groupe de blanchisserie industrielle. «Les fonds levés seraient entièrement consacrés au refinancement de la dette existante du groupe», a indiqué l’entreprise.
L'équipementier ferroviaire a fixé vendredi les conditions du refinancement de sa dette pour l'équivalent de 855 millions d’euros. Delachaux place un term loan B de 678 millions d’euros offert au pair et dont la marge a été révisée en baisse, à 375 points de base au-dessus de l’Euribor, ainsi qu’un term loan B en dollar de 200 millions, à 98,5% du pair et avec une marge de 450 pb. BNP Paribas, Credit Agricole CIB et Deutsche Bank ont dirigé ce refinancement. Delachaux avait renoncé in extremis à s’introduire en Bourse en juin 2018. Le fonds CVC avait finalement cédé sa part de 49,9% à la famille Delachaux, qui a renforcé son contrôlé majoritaire, et à la Caisse de dépôt et de placement du Québec (CDPQ).
L'équipementier ferroviaire a fixé vendredi les conditions du refinancement de sa dette pour l'équivalent de 855 millions d’euros. Delachaux place un term loan B de 678 millions d’euros offert au pair et dont la marge a été révisée en baisse, à 375 points de base au-dessus de l’Euribor, ainsi qu’un term loan B en dollar de 200 millions, à 98,5% du pair et avec une marge de 450 pb. BNP Paribas, Credit Agricole CIB et Deutsche Bank ont dirigé ce refinancement, qui s’accompagne de la mise en place d’une ligne de crédit revolving de 75 millions d’euros.
Elis a conclu un accord avec Barings et un groupe d’investisseurs pour mettre en place « dans les prochaines semaines » un financement de type US PP (US Private Placement). Le montant de ce financement s'élèverait à environ 300 millions d’euros pour une maturité de 10 ans, a précisé le groupe de blanchisserie industrielle. « Les fonds levés seraient entièrement consacrés au refinancement de la dette existante du groupe », a indiqué l’entreprise. « La finalisation de la mise en place de ce financement interviendra sous réserve de la signature de la documentation contractuelle définitive et de la réalisation de conditions suspensives usuelles pour ce type d’opération », a précisé Elis.
RODÉ. A la fin du mois de février, le marché des titres de créances court terme comptait 205 émetteurs, dont 101 entreprises non financières. Ces chiffres témoignent d’une bonne progression, par rapport aux 189 émetteurs, dont 87 entreprises non financières du marché à fin février 2018. Les encours de ces émetteurs sont passés de 49,4 milliards d’euros à 57 milliards dans le même temps. Le marché bénéficierait de prix plus intéressants que ceux pratiqués sur l’EuroCP, marché historique de titres court terme de dette, et de sa meilleure transparence. De quoi répondre aux attentes des investisseurs qui peuvent utiliser ces titres en repo. Surtout, les émetteurs commencent à mieux connaître le marché, depuis sa réforme de 2016. Les processus sont bien rodés, une seule instruction suffisant pour l’émission et le placement avec un règlement - livraison en valeur jour avec passage en Euroclear France, agent centralisateur. Parmi les nouveaux émetteurs depuis le début de l’année, on note le groupe de négoce Trafigura, Accor ou encore My Money Bank.
POTENTIEL. Air France-KLM a placé avec succès 500 millions d’euros d’Oceane (obligations à option de conversion et/ou d’échange en actions nouvelles ou existantes) à 7 ans avec une prime de conversion de 70 % (17,92 euros pour une action à 10,54 euros) et un coupon annuel de seulement 0,125 %. Cette deuxième nouvelle émission en euro de l’année (après Takeaway.com) apporte un peu de diversité sectorielle aux investisseurs spécialisés en convertibles européennes. L’espagnol Cellnex avait obtenu 60 % de prime en janvier dans le cadre de l’extension de sa souche émise en janvier 2018, et d’autres émetteurs près de 70 % au regard de maturités supérieures à 5 ans, mais plutôt entre 2015 et 2017. L’opération a été coordonnée par HSBC, Natixis et SG CIB (avec BNP Paribas comme chef de file associé).