L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a publié, ce 13 novembre, un rapport dans lequel elle a identifié les fonds d’investissement ayant une exposition importante à la dette d’entreprise et à l’immobilier comme étant prioritaires pour un renforcement de la sécurité pour assurer la stabilité financière. L’Autorité énumère également les domaines prioritaires pour renforcer la l’anticipation de futurs chocs de liquidité et de valorisation. «Dans le sillage de l’impact de la crise du Covid-19 sur les marchés, les fonds d’investissement européens ont été confrontés à une détérioration importante de la liquidité dans certains segments du fixed income ainsi qu'à l’incertitude sur les valorisations dans le secteur immobilier», a rappelé Steven Maijoor, président d’Esma. Entre la seconde moitié de mars et le mois de mai, environ 140 fonds de l’Espace économique européen (EEE) ont dû suspendre les rachats, principalement en raison de l’incertitude sur les valorisations, mais aussi en raison de l’importance des rachats. Le Comité européen du risque systémique (CERS) avait mandaté l’Esma pour réaliser un exercice de surveillance ciblé sur les fonds qui ont des expositions significatives à la dette d’entreprise et aux actifs immobiliers, et d'évaluer leur préparation à de futurs chocs négatifs. Le rapport de l’Esma montre que les fonds exposés à la dette d’entreprise et aux fonds immobiliers examinés ont réussi à maintenir leurs activités de manière adéquate de façon générale. Seul un nombre limité de fonds a suspendu temporairement les souscriptions et les rachats. Mais l’exercice a aussi révélé d’importants points de faiblesse. Ainsi, certains fonds présentaient des décalages de liquidité potentiels en raison de leur structure de liquidité (par exemple, combinaison d’une fréquence de rachat élevée, de périodes de préavis courtes ou inexistantes et de l’absence d’outils de gestion des liquidités (LMT), les fonds étant investis dans des catégories d’actifs illiquides). Seuls quelques fonds ont ajusté leur structure de liquidité en fonction de la stratégie d’investissement suivie et des problèmes de liquidité rencontrés. L’Esma ajoute que ces résultats doivent être interprétés avec prudence, car le choc de rachat lié à Covid-19 s’est concentré sur une courte période, dans un contexte de soutien important des gouvernements et des banques centrales aux marchés. L’Esma souligne la nécessité pour les gestionnaires de fonds d’améliorer leur préparation aux éventuels chocs négatifs futurs. L’autorité européenne a également identifié des domaines prioritaires à cet effet: - Une surveillance continue de l’alignement de la stratégie d’investissement, du profil de liquidité et de la politique de rachat des fonds. Selon l’Esma, les autorités nationales compétentes doivent superviser l'évaluation du risque de liquidité par les sociétés de gestion, en veillant à ce qu’elles prennent en compte tous les facteurs susceptibles d’avoir un impact sur la liquidité des fonds (appels de marge susceptibles d’accroître les besoins de liquidités en cas de volatilité du marché ou clauses de prêt). - Les profils de liquidité des fonds doivent être établis et communiqués dans le cadre du reporting des AIFMD. Cela inclut, du côté de l’actif, la manière de déterminer une estimation réaliste et prudente du pourcentage du portefeuille de liquidités du fonds qui peut être liquidé. Du côté du passif, il s’agit de savoir comment tenir compte des dispositions relatives aux seuils et aux délais de préavis dans la détermination des profils de liquidité des investisseurs. - Accroître la disponibilité et l’utilisation des outils de gestion des liquidités. Steven Maijoor ajoute que l’Esma encourage les propositions rapides de modification du cadre législatif de l’UE afin de garantir que les outils de gestion des liquidités soient largement disponibles pour les gestionnaires d’actifs dans toute l’UE.
Frey vient de signer une ligne de crédit revolving solidaire de 70 millions d’euros à 5 ans (avec deux options d’extension d’une année supplémentaire) avec Crédit Agricole CIB, LCL et la caisse régionale de Crédit Agricole du Languedoc. Ce crédit porte intérêts à Euribor 3 mois augmenté d’une marge indexée. La foncière conforte ainsi sa liquidité, avec déjà 248,3 millions d’euros de lignes sécurisées non tirées et de trésorerie au 30 juin 2020. Ce crédit solidaire comporte un mécanisme de renoncement d’une partie de la rémunération par les trois banques du pool et un abondement d’un montant équivalent par Frey au profit d’une structure solidaire, laquelle pourra changer chaque année. Le montant total financé à parts égales par Frey et le pool bancaire pourra monter jusqu’à 140.000 euros sur les cinq ans de la durée de la ligne de crédit.
Frey vient de signer une ligne de crédit revolving solidaire de 70 millions d’euros à 5 ans (avec deux options d’extension d’une année supplémentaire) avec Crédit Agricole CIB, LCL et la caisse régionale de Crédit Agricole du Languedoc. Ce crédit porte intérêts à Euribor 3 mois augmenté d’une marge indexée. La foncière conforte ainsi sa liquidité, avec déjà 248,3 millions d’euros de lignes sécurisées non tirées et de trésorerie au 30 juin 2020.
Singapore Airlines a annoncé une perte de 3,5 milliards de dollars au premier semestre sous l’effet de la pandémie, son chiffre d’affaires est même en recul de 80 %. Le groupe a également prévu de réduire ses effectifs de 20 %. Ce n’est pas une raison pour faire grise mine. Puisque ses avions sont cloués au sol, la compagnie propose un nouveau service : un repas à bord de deux de ses A380 immobilisés. Un film est également projeté aux convives et certains ont aussi droit à une visite du cockpit avec les pilotes. On ne sait pas combien de « voyageurs » se sont laissé séduire mais cette diversification montre qu’à Singapour, on a des idées.
L’avis d’expert de Lucille Chabanel, avocat associée chez Deloitte | Taj, et Marie Georges, associée, responsable de Deloitte Sustainability France chez Deloitte
La Banque Mondiale a publié ce lundi unguide visant à aider les émetteurs de dette souveraine à améliorer leur engagement avec les investisseurs sur les sujets liés aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Ce guide a pour objectif de résoudre les problèmes de communication sur l’ESG entre les deux parties.
Plus de 20 milliards d'euros ont été levés en Bourse depuis le début de l'année, 130% de plus qu'en 2019. Les groupes français restent encore à l'écart du mouvement.
Après une croissance de 10 % en 2019, les financeurs se sont organisés pour aider les institutions de microfinance et les entreprises à faire face à la crise sanitaire.
Axa a annoncé le lancement d’Axa Nov Lease, un fonds «qui a pour vocation, via le rachat de contrats de location simple, de prendre en charge et de mettre à disposition de près de 6.000 entreprises principalement du petit équipement essentiel à leur activité». Ce type de financement offre plusieurs avantages, notamment, «les entreprises ne supportent pas l’avance de la TVA et la récupèrent au fur et à mesure du paiement des loyers». «Cette initiative s’inscrit dans le cadre des engagements pris par les assureurs français, avec la FFA et la CDC auprès des pouvoirs publics pour soutenir les TPE et PME affectées par la crise sanitaire», ajoute Axa qui s’engage à engager 50 millions d’euros dans Axa Nov Lease.
Axa a annoncé le lancement d’Axa Nov Lease, un fonds « qui a pour vocation, via le rachat de contrats de location simple, de prendre en charge et de mettre à disposition de près de 6.000 entreprises principalement du petit équipement essentiel à leur activité ». Ce type de financement offre plusieurs avantages, explique l’assureur : « les entreprises ne supportent pas l’avance de la TVA et la récupèrent au fur et à mesure du paiement des loyers ; la trésorerie est préservée pour les besoins de l’activité ; l’engagement est hors bilan, l’entreprise conserve ainsi intacte sa capacité d’endettement ».
Mis sous pression en début d'année, le groupe de chimie accueille le fonds Lac1 au rang de deuxième actionnaire, derrière le fonds de Place des assureurs français.
La banque d’investissement publique a annoncé ce mardi l’acquisition d’une participation de 5,08% au capital d’Arkema via Lac1, son nouveau fonds de Place, ainsi que son intention de poursuivre ses achats de titres en vue d’obtenir un siège au conseil d’administration du chimiste français. Lac1, connu initialement sous l’appellation Lac d’argent, signe son premier investissement en devenant le deuxième actionnaire d’Arkema, derrière le Fonds stratégique de participations (FSP) des assureurs français qui s’est renforcé à 7,75% au printemps.
La société d’investissement Eurazeo Capital a annoncé lundi qu’elle investirait près de 200 millions d’euros dans le fournisseur de logiciels et de services sur la propriété intellectuelle Questel, un mois après être entré en négociations exclusives. La société va prendre 100% du capital de Questel, aux côtés de IK Investment Partners, de RAISE Investissement et de la direction actuelle de Questel. «Eurazeo et IK - au capital de Questel depuis 2018 - investiront chacun un montant initial de près de 200 millions d’euros et détiendront conjointement la majorité du capital», a expliqué Eurazeo Capital. Les termes définitifs de l’opération seraient communiqués lors de son bouclage.
Credit Suisse va accueillir à Paris Julia Perroni, nouvelle responsable du leverage finance (financement à effet de levier, ou LBO) pour la France, annonce un mémo interne dont le contenu a été confirmé à L’Agefi par une porte-parole de la banque suisse. Ancienne responsable adjointe du corporate finance de Casino, où elle était en charge jusqu’en mai dernier du financement, de la trésorerie, de la structure financière et de la notation du groupe de distribution, elle prendra ses fonctions le 9 novembre. Passée par ABN Amro et Hawkpoint, Julia Perroni rapportera à Nishan Srinivasan, co-responsable mondial du leverage finance origination chez Credit Suisse, et travaillera au côté de Fabien Antignac. Ce dernier est depuis peu responsable du leverage finance pour l’Europe.