En 2009, les encours des fonds investis dans les obligations des marchés émergents en Europe ont bondi de 42 %, pour atteindre 63,2 milliards d’euros. Mais cette croissance fait pâle figure par rapport à celle enregistrée sur les sept premiers mois de cette année, indique Lipper dans une récente étude. En effet, sur cette période, les actifs ont encore augmenté de 53 % pour s’établir à 96,4 milliards à fin juillet. Ce gonflement s’explique avant tout par la performance séduisante de la classe d’actifs dette émergente ces derniers temps. Cela a entraîné des souscriptions nettes de 25,2 milliards d’euros de la part des investisseurs européens, qui ont représenté un quart de la croissance des actifs en 2010. Le fonds dette émergente qui s’est le mieux vendu depuis le début de l’année, sur les 560 qui existent en Europe, est le Pictet – Emerging Local Currency Debt géré par Pictet. La société suisse est d’ailleurs au premier rang des groupes gérant le plus d’encours sur les obligations émergentes à fin juillet 2010, avec 7,7 milliards d’euros, alors qu’elle ne gérait que 736,7 millions un an plus tôt, s’étant arrogée 19 % des ventes depuis le début de l’année. Elle est ainsi passée devant Schroders (6,5 milliards), Ashmore (5,7 milliards, Franklin Templeton (3,9 milliards), GAM Holding (3,3 milliards) qui ont connu des progressions d’encours moins spectaculaires. Lipper s’interroge sur la pérennité des flux investis sur ces fonds. Mais ces trois derniers mois, les souscriptions se sont accélérées...