Amundi lance une large gamme de dix ETF ESG sectoriels sur les actions monde avec des frais de gestion «très compétitifs», selon un communiqué. La gamme couvre la plupart des secteurs industriels GICS (Global Industry Classification Standard), dont les services de télécommunication, la consommation discrétionnaire, les biens de consommation de base, la finance, la santé, l’industrie, les technologies de l’information, les matériaux et les services aux collectivités. Cette nouvelle gamme doit permettre aux investisseurs d’aligner leurs portefeuilles sur le cycle économique tout en respectant leurs objectifs d’investissement responsable. Ces ETF affichent une tracking error limitée, une amélioration de 10 % de la note ESG par rapport à leurs indices de référence et une réduction moyenne de 30 % de l’intensité de carbone. Les indices S&P répliqués par ces ETF permettent aux investisseurs de s’exposer à des entreprises de grande et moyenne capitalisation des pays développés et d’intégrer des critères d’exclusion des activités controversées.
La société suisse de capital-investissement Capital Dynamics annonce ce jeudi le closing final de son fonds Capital Dynamics Clean Energy and Infrastructure IX (CEI IX) pour un montant de 520 millions. Un atterrissage 75% au-dessus de son objectif initial de 300 millions d’euros. Son prédécesseur avait été bouclé à 300 millions de livres sterling. «Nous avons fortement augmenté notre hard cap car nous disposons d’un dealflow très conséquent qui nous rend très confiant dans notre capacité à déployer ce montant», explique Dario Bertagna, coresponsable de l’équipe clean energy chez Capital Dynamics. Le véhicule investira en fonds propres, le plus souvent en majoritaire, dans des projets d’énergies propres en Europe en mesure de conclure des «corporate PPA», ces contrats d’approvisionnement à long terme entre une entreprise et un fournisseur d'énergie renouvelable. La stratégie est d’éviter les marchés encore très dépendants de subventions gouvernementales afin de ne pas être exposé à des risques réglementaires. Privilégiant en conséquence les régions d’Europe du Sud et du Nord, il a jusqu’à présent réalisé 11 investissements en Espagne et en Italie dans des projets solaires. Très conservateur dans sa stratégie d’investissement, CEI IX n’investit pas en greenfield pur. «Nous recherchons des projets prêts à être construits car nous ne voulons pas porter le risque de développement», précise Dario Bertagna. 14 milliards d’encours au total Le fonds vise une vingtaine d’investissements au total. Ilattend un taux de rendement interne (TRI) de plus de 10% et un rendement pour ses investisseurs autour de 6%-8% par an. «Nous investissons en full equity durant la construction et nous réfléchissons à l’intérêt d’ajouter du levier de manière opportuniste si cela permet de maximiser la création de valeur. Cet éventuel levier serait mis en place une fois le projet opérationnel, à condition qu’il ne perturbe pas nos redistributions aux investisseurs», souligne Dario Bertagna. La somme collectée provient d’investisseurs européens dont des Français, asiatiques et du Moyen-Orient parmi lesquels des fonds de pensions, des assureurs, des family offices et des particuliers fortunés. Ces 520 millions levés portent à 14 milliards de dollars les actifs sous gestion et sous conseil de Capital Dynamics. Elle fait suite à celles annoncées en mai dernier de 300 millions d’euros pour son fonds Multistratégies Future Essentiels II et de 578 millions de dollars pour son fonds Mid-Market Direct IV.
Le gérant britannique GIB Asset Management, spécialisé sur la durabilité, a annoncé ce 10 octobre le lancement du fonds GIB AM Sustainable World Corporate Bond Fund. Cette stratégie obligataire durable est gérée parSamantha Lamb, directrice de l’obligataire. Le véhicule est domiciliée en Irlande au format UCITS. Il sera distribué auprès d’investisseurs institutionnels en Irlande, en Belgique, au Danemark, en Finlande, au Luxembourg, en Norvège, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Il est classé article 9 selon SFDR. La boutique gérait 9 milliards de dollars d’actifs à fin juin.
Les projets s’enchainent pour la jeune société de Ronan Le Moal et Charles Cabillic. Epopée Gestion vient de recruter Emmanuel Walliser pour lancer prochainement le fonds d’infrastructures Épopée Infra Climat I. Ce véhicule sera dédié à la décarbonation des infrastructures de l’Arc Atlantique, et plus précisément les infrastructures maritimes, et les énergies et mobilités durables. Emmanuel Walliser est directement rattaché au comité de direction. Il participera à la définition des orientations stratégiques et au déploiement des activités infrastructures et climat d’Épopée Gestion. Il aura la responsabilité du lancement et du déploiement du fonds Épopée Infra Climat I, et a vocation à devenir associé. Emmanuel Walliser a débuté sa carrière en Asie (Vietnam et Singapour) au sein des activités grandes entreprises puis des financements structurés en aéronautique du Crédit Lyonnais (désormais CACIB). En 2006, il fonde Numanu, une entreprise de la mode durable qu’il dirige jusqu’en 2009. Il rejoint ensuite la société de gestion Meridiam en qualité de directeur d’investissement senior et y est responsable pendant 12 ans d’un portefeuille de projets d’infrastructures de transport et d’énergies renouvelables en Europe.
Les fonds d’investissement ont rencontré une forte prudence de la part de leurs porteurs de parts entre le 29 septembre et le 5 octobre. Le monétaire a reçu 88,8 milliards de dollars nets sur la semaine, tandis que les autres classes d’actifs ont toutes décollecté, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire de BofA Global Research sur les flux dans les fonds d’investissement. Les stratégies obligataires ont ainsi rendu plus d’argent qu’elle n’en ont reçu, à -18,3 milliards de dollars, celles sur les actions également à -3,3 milliards, et celles sur l’or de -0,2 milliard. Au sein des fonds obligataires, seuls ceux investis sur la dette souveraine au nominal ont affiché des souscriptions nettes positives (+4,2 milliards de dollars). Les plus forts retraits se sont concentrés sur deux types de fonds obligataires : ceux en dettes d’entreprises investment grade, avec 12,5 milliards de dollars de retraits, et ceux en dettes émergentes (-4,4 milliards). Dans les actions, les flux sont contenus. Les fonds d’actions américaines ont rendu 3,4 milliards de dollars, tandis que ceux d’actions japonaises ont attiré 1,5 milliard. La décollecte des fonds d’actions européennes est en-dessous du milliard (0,6 milliard), et la collecte sur les émergents est également assez faible (+0,7 milliard). Dans l’univers étatsunien, seuls les fonds value s’en sortent, avec à peine 1,2 milliard de dollars de flux nets. A l’opposé, la décollecte touche beaucoup de segments, mais avec une magnitude très relative. Dans les trois derniers, on retrouve les fonds de matériaux (-2,4 milliards), les fonds gérés selon une stratégie croissance (-1,2 milliard), et les fonds de moyennes capitalisations (-1,1 milliard).
Cinq fonds ont été lancés cette semaine. Un peu moins que la semaine dernière mais les grandes tendances sont toujours bien présentes à base de private equity, de thèmes notamment dans le domaine de l'ESG et d'immobilier spécialisé...
La catégorie de fonds composés d'actions d'Amérique du nord démontre que l'on peut figurer parmi les moins bien notés et tirer son épingle du jeu cette année, contrairement aux plus performants sur la durée. , L'effet dollar est également un moteur de performance à surveiller...
L’Union Mutualiste Retraite (UMR), spécialisée dans l'épargne retraite, a signé un accord de partenariat stratégique dans les métiers de l’épargne-retraite et de l’assurance-vie avec Fund Channel, la plateforme de distribution de fonds B to B d’Amundi. Avec cet accord, l’UMR aura accès aux 600 gérants d’actifs disponibles sur la plateforme de Fund Channel pour lui permettre de diversifier son offre de solutions d’investissement d’épargne retraite. Créée en 2002, l’UMR gère 11,5 milliards d’euros d’encours (en valeur de marché) pour le compte de ses 374.436 adhérents. Elle a développé une gamme de PER (Plan d’épargne retraite) dans le prolongement de la Loi Pacte, proposant de nombreuses unités de comptes (UC).
Tiger Global lance un fonds de capital investissement qui vise à réunir 6 milliards de dollars, soit moins de la moitié du montant levé pour le fonds précédent, rapporte le Financial Times. La levée de capitaux a débuté jeudi, selon une lettre envoyée aux limited partners que s’est procurée le FT. Le précédent fonds de private equity de Tiger de 12,3 milliards de dollars a été fermé en février. Le nouveau fonds se situe en deçà d’un objectif d’environ 8 milliards de dollars, selon une source proche du dossier. Il va chercher à profiter d’opportunités comme des ventes secondaires de sociétés technologiques dont les valorisations ont chuté.
Franklin Templeton a annoncé le lancement du fonds Franklin BSP Private Credit Fund, dédié au middle market américain du crédit privé. Le fonds est géré par sa filiale de crédit privé Benefit Street Partners, avec Anant Kumar et Saahil Mahajan aux manettes. Ils utiliseront tant les prêts privés traditionnels, que les prêts opportunistes, le haut rendement, les prêts liquides, et la dette immobilière. Le véhicule sera principalement distribué aux gérants de fortune américains.
La société de gestion Amundi a promu Gustavo Lozano au poste de responsable de l’Amérique latine. L’intéressé a pris ses nouvelles fonctions le 1er octobre et rejoint le comité de gestion pour les Amériques. Gustavo Lozano évolue chez Amundi depuis 2012. Il était jusqu’alors responsable des marchés mexicain, chilien, caribéen et d’Amérique centrale. Auparavant, il était directeur des ventes institutionnelles de Bank of America et directeur de ventes chez ING au Mexique.
Flornoy Ferry a annoncé ce 6 octobre le lancement du fonds de fonds multi-thématiques Flornoy Trends. Il s’agit d’une stratégie diversifiée mondiale avec une gestion dynamique automatisée via un moteur propriétaire « momentum ». Il couvre onze thématiques : préserver, économiser les ressources, développer l’énergie durable, soigner, nourrir, habiter, consommer, se divertir, communiquer, analyser, suppléer, innover. La gestion du fonds de fonds est pilotée par Stéphane Le Rai. La sélection de fonds favorise les véhicules classés SFDR 8 et 9. Il compte actuellement 38 fonds gérés par 17 sociétés de gestion. Le produit est actuellement positionné sur les thématiques liées à l’environnement et l’humain, et est principalement exposé au marché actions.
OddoBHF Asset Management vient de lancer son troisième fonds commun de placement à risques (FCPR) destiné aux investisseurs particuliers français. Dénommé FCPR Oddo BHF Global Secondary, ce véhicule investira principalement sur le marché secondaire du private equity en Europe et en Amérique du Nord. La société de gestion compte lever 150 millions d’euros d’ici au 31 décembre 2023. La stratégie du fonds comprend les rachats de portefeuilles de participations ou de parts de fonds d’investissement auprès d’autres investisseurs souhaitant céder leurs engagements avant leur terme. Le fonds favorisera des transactions secondaires de 5 à 50 millions d’euros. Il réalisera également des co-investissements dans la limite de 30% du montant total des souscriptions libérées. Le montant minimal d’investissement pour ce fonds est 1.000 euros. Il est éligible en assurance vie, comptes titres et PEA-PME. L’investissement est bloqué pendant la durée de vie du fonds, soit sept ans avec une extension possible de trois ans. Oddo BHF AM comptait 57,3 milliards d’euros d’actifs au 30 juin 2022.
Antin Infrastructure Partners annonce ce 6 octobre qu’il a procédé avec succès à la première clôture de son cinquième fonds phare, le plus important à ce jour, en levant plus de 5 milliards d’euros pour investir dans des opportunités d’infrastructure. Antin prévoit d’organiser une deuxième clôture avant la fin de l’année et vise 10 milliards d’euros avec un hard cap à 12 milliards. Le fonds cible l'énergie et l’environnement, les telecom, le transport and le secteur des infrastructures sociales en Europe et en Amérique du nord.
Le fonds de pension japonais Government Pension Investment Fund (GPIF) vient de choisir LaSalle Investment Management afin de gérer un mandat immobilier international. Il vise une stratégie « Core », c’est-à-dire des acquisitions d’actifs matures qui génèrent des revenus stables. LaSalle IM sera chargé de la mise en œuvre d’une stratégie pour cette classe d’actifs à travers un fonds de fonds. Ce véhicule effectuera des investissements, notamment au sein de joint-ventures ainsi que de « club deals ». Ce dernier représente un groupement d’investisseurs qui participent collectivement à des levées de fonds pour augmenter leur capacité d’achat. Le GPIF a démarré son approche par fonds de fonds en 2017, pour sa poche alternative. Il a notamment confié un mandat immobilier à CBRE Investment Management Indirect Limited pour gérer des investissements « Commingle ». Au sein de cette structure, le gérant lève du capital pour un fonds à travers différents investisseurs. Il a également retenu StepStone Infrastructure & Real Assets et le gérant londonien Pantheon pour un mandat d’infrastructure mondiale « Core ». La société de gestion japonaise DBJ Asset Management a, elle, été choisie pour le même mandat pour gérer des opportunités d’investissements au pays du Soleil Levant. Enfin, NB Alternatives Advisors et Hamilton Lane Advisors couvrent pour le GPIF le private equity au niveau mondial tandis qu’Alternative Investment Capital Limited a été choisi pour gérer un fonds de fonds de private equity au Japon. GPIF comptait 193.012 milliards de yens (1.380 milliards d’euros) sous gestion à fin mars 2022.
La débandade se poursuit pour les fonds actions au Royaume-Uni. Après avoir enregistré une décollecte sans précédent en août à hauteur de 1,9 milliard de livres(2,2 milliards d’euros), les fonds actions distribués outre-Manche ont subi des sorties de 2,36 milliards de livres (2,7 milliards d’euros) en septembre selon les données de Calastone. Ce nouveau pic de décollecte porte à 6,63 milliards de livres (7,6 milliards d’euros) le montant des rachats observés sur les fonds actions au Royaume-Uni depuis le début de l’année, dont 4,7 rien que pour le troisième trimestre 2022. Même en 2016, année du vote sur le Brexit et qui était la pire année en huit ans d’après les données de Calastone, les flux n’avaient pas été aussi négatifs qu’au troisième trimestre 2022. Les fonds actions britanniques ont connu leur 16ème mois de décollecte consécutif. Des rachats de 694 millions de livres ont été observés. Les fonds obligataires ont terminé septembre avec une collecte de 72 millions de livres mais Calastone précise que l’annonce du mini-budget par le nouveau chancelier Kwasi Kwarteng a eu un impact négatif très fort sur la classe d’actifs dans la dernière semaine de septembre. Les fonds immobiliers, qui ont déjà connu maintes épisodes de gel des souscriptions/ rachats ces dernières années au Royaume-Uni, ont subi des rachats de 89 millions de livres. Certains gestionnaires comme Schroders et BlackRock ont, ces derniers jours, posé des limites concernant le montant possible des rachats pour les investisseurs institutionnels dans leurs fonds immobiliers britanniques.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a donné son feu vert pour la commercialisation de 169 nouveaux fonds d’investissement européens auprès des investisseurs français au cours du troisième trimestre 2022, selon le décompte réalisé par NewsManagers. Plus précisément, 64 fonds ont été autorisés en juillet, 54 en août et 51 en septembre. Le régulateur français des marchés financiers a validé la commercialisation de 482 nouveaux fonds européens en France depuis le début de l’année. Sur les 169 fonds autorisés au troisième trimestre, 46 étaient des fonds indiciels cotés (ETF), soit environ 27% des fonds.Par ailleurs, 75 des 169 fonds comportaient dans leur intitulé une référence à l’investissement durable (ESG, ISR,sustainable,green, net zero,blue, impact, Paris-Aligned Climate, PAB, biodiversité, positive change,better world, SDG,low carbon,decarbonisation), soit 44% des fonds européens autorisés par l’AMF au cours du troisième trimestre 2022. Au total, 7.994 OPCVM européens étaient autorisés sur le marché français en date du 3 octobre 2022.
La société de gestion Sanso IS compte poursuivre son développement de produits sur la thématique de la nature. Après un premier fonds de lutte contre le réchauffement climatique, Sanso Smart Climat, lancé en fin d’année dernière, l’équipe prépare un fonds sur la biodiversité, a annoncé le directeur général David Kalfon, en marge d’un point macro-économique pour la presse. Le futur véhicule devrait voir le jour au premier trimestre 2023, sans plus de précision. Le dirigeant a également fait un point sur la collecte en cours. Elle s’élève actuellement à 80 millions d’euros nets depuis le début de l’année, grâce notamment aux fonds Smart Climate et Objectif Durable 2024. Les encours ont toutefois décru de 100 millions sous l’effet de marché, pour afficher désormais 1,4 milliard d’euros. Ils sont repartis de manière équivalente entre la clientèle CGP et les institutionnels (family offices compris). Concernant son fonds de fonds de private equity Private Star Selection II, géré pour Cedrus & Partners, Sanso a déjà levé 25 millions d’euros, et compte toujours atteindre sa cible de 40 millions pour la fin de l’année.