Eurazeo a réuni 210 millions d’euros d’engagements pour le premier closing de son fonds Eurazeo Transition Infrastructure Fund (Etif) dédié à l’infrastructure de transition. Le Fonds européen d’investissement a investi 75 millions d’euros, soutenu par le programme InvestEU. En plus de l’engagement d’Eurazeo à hauteur de 100 millions d’euros, plusieurs investisseurs institutionnels ont pris des engagements envers le fonds. Il est classé « Article 9 » dans le cadre du règlement sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR). Etif a déjà alloué des capitaux importants à un portefeuille de trois sociétés, précise Eurazeo. Ces trois entreprises, dont les sièges sociaux se situent dans trois pays européens différents, opèrent dans trois sous-secteurs différents : Ikaros Solar (développeur belge d’installations solaires en toiture), Resource (Joint Venture pour le développement d’une usine de tri de déchets plastiques au Danemark) et Electra (opérateur de bornes de recharge pour véhicules électriques, basé en France).
Les fonds Ucits ont accusé des sorties nettes de 109 milliards d’euros en septembre, après des souscriptions nettes de 11 milliards d’euros en août, selon les dernières statistiques de l’Efama, l’association européenne des fonds. Toutes les catégories de fonds ont contribué à ces rachats. Ainsi, les fonds actions ont accusé une décollecte nette de 33 milliards d’euros, doublant celle d’août. Les fonds obligataires ont vu sortir 31 milliards d’euros et les fonds multi-actifs, 12 milliards d’euros. Les fonds monétaires sont aussi en décollecte, à hauteur de 30 milliards d’euros. Les AIF, pour leur part, sont en collecte nette de 5 milliards d’euros. Au total, les actifs nets des Ucits et AIF ont décliné de 4,7 % en septembre à 18.993 milliards d’euros.
Jamais deux sans trois. LCL Banque Privée a annoncé compléter sa gamme d’allocation à thématiques responsables et durables. Elle propose désormais une nouvelle allocation basée sur les 17 objectifs de développement durable des Nation-Unis. L’offre est disponible dans les contrats d’assurance-vie des 218.000 clients de la banque privée dans le cadre d’une délégation de gestion. «Avec LCL Better World, nous avons souhaité aller plus loin que les seuls critères ESG», indique Estelle Ménard, directrice des investissements de LCL banque privée.
Richelieu Gestion vient d’annoncer ce 23 novembre le lancement du fonds Richelieu 26, une stratégie obligataire avec une échéance à fin décembre 2026. Le fonds, cogéré par Alexandre Hezez et Etienne Dubourg, est investi exclusivement en obligations d’entreprises émises en euro, à l’exclusion de tout produit complexe, dont la notation est supérieure ou égale à BB-. La stratégie favorise largement les sociétés européennes (80-90% du portefeuille), dont 50% sont françaises et issues d’une vingtaine de secteurs d’activités. Environ 40% de l’actif du portefeuille est investi sur des obligations investment grade. Classé article 8 selon la réglementation SFDR, il comprend une approche propriétaire du type Best in universe retenant, au sein de l’univers d’investissement initial, 80% des émetteurs ayant obtenu la meilleure notation ESG. Le fonds peut être acheté et vendu tout au long de sa durée de vie. Il est éligible à l’assurance-vie, et ne comprend ni droits d’entrée ni droits de sortie.
Octo AM a annoncé ce 22 novembre le lancement du fonds «Octo Rendement 2028». Il s’agit d’un fonds daté investi en obligations d’entreprises à haut rendement en euros selon une stratégie de gestion « value » appliquée aux obligations. Le fonds fera l’objet d’une gestion active tout au long de sa vie. Il vise une performance annualisée supérieure ou égale à 5% nets de frais pour la période de placement recommandée.
La Banque Postale Asset Management (LBPAM) et sa filiale Tocqueville Finance ont annoncé ce 22 novembre le lancement d’un fonds actions monde dédié à la biodiversité : Tocqueville Biodiversity ISR. CNP Assurances, qui fait partie du même groupe, s’est engagé à investir 120 millions d’euros. L'équipe de gestion pratiquera une sélection «Best in Class» pour trouver des entreprises qui apportent des solutions aux enjeux de préservation de la biodiversité et du capital naturel. Leur empreinte biodiversité est calculée avec l’outil de mesure «Global Biodiversity Score (GBS)» de CDC Biodiversité et Carbon4 Finance, qui est l’un des outils d’aide à la décision. Le fonds est classé «article 9» sous SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation). L’univers d’investissement couvrira quatre thématiques principales : l’agriculture et l’alimentation soutenables (agriculture régénératrice, production alimentaire durable, reforestation et gestion forestière durable), l’économie circulaire (systèmes de collecte et de recyclage, packaging recyclable ou compostable), les bâtiments verts (nouveaux matériaux de construction) et les services et solutions environnementaux (traitement de l’eau, de l’air et des sols, technologies de dépollution).
Corum L’Épargne a annoncé ce 17 novembre le lancement du fonds Corum Butler Entreprises (CBE). Il s’agit d’un fonds obligataire daté, dont la clôture interviendra en 2029. Il investira dans des obligations européennes à haut rendement pour environ 80 entreprises, qui proposeront des rendements bruts supérieurs à 8%. Il se concentrera sur des entreprises non financières, dont notamment Renault, Kantar, Free, Elis, Iliad, Avis, et Foncia. Il vise une performance annualisée nette de 5 %sur sa durée de vie. Le véhicule sera accessible pour les particuliers via le contrat d’assurance vie Corum Life, et en direct pour les investisseurs institutionnels.
Seulement sept points séparent le meilleur des fonds investis en actions françaises de la moyenne de sa catégorie. De quoi voir une catégorie bien homogène et un environnement difficile dans une Europe en panne. A noter une grande variété dans les notations des meilleurs fonds sur un an...
Pas moins de neuf nouveaux fonds cette semaine pour des opportunités à saisir. A une exception près, ils n'ont qu'un seul et même univers d'investissement. L'obligataire...
Groupama Asset Management lance un fonds à échéance à taux variable sur le thème de l’autonomie stratégique européenne. Appelé G Fund High Yield Maturity 3, le nouveau fonds vise à capter le rendement offert par les obligations haut rendement émises par les entreprises des secteurs jugés clés pour l’autonomie stratégique européenne. Les gérants se concentreront sur les entreprises respectant trois conditions : être domiciliée dans l’Union Européenne, afin de bénéficier des investissements induits par les plans de soutien budgétaire européen; disposer d’un actionnariat de contrôle G7, avec des pratiques de droits homogènes et protectrices; enfin, être adossée à un mix géographique européen, jugé pérenne (analyse du mix géographique des ventes, analyse du capital humain et productif, analyse de la chaîne d’approvisionnement). Le fonds a une échéance 2028, à taux variable, pour capter l’évolution des taux d’intérêt. «La guerre en Ukraine a fait apparaître la vulnérabilité géopolitique de l’Europe. Aussi, pour renforcer leur autonomie, les autorités publiques favoriseront les entreprises détenues en majorité par un actionnariat des pays membres du G7, que ce soit pour l’attribution de marchés publics ou dans le soutien qu’elles apportent dans les périodes de crise», commente Xavier Hoche, directeur des gestions.
Strive Asset Management, la société de gestion anti-ESG, vient de lancer quatre nouveaux ETF: Strive 1000 Dividend Growth ETF, Strive 1000 Growth ETF, Strive 1000 Value ETF et Strive 2000 ETF. La société annonce parallèlement avoir dépassé les 500 millions de dollars d’encours, trois mois après le lancement de son premier fonds. Strive cherche à se démarquer des autres sociétés de gestion qui «demandent aux entreprises américaines d’atteindre des objectifs environnementaux, sociaux et de gouvernance». La société de gestion, fondée par Vivek Ramaswamy et Anson Frericks, «demande aux entreprises de se concentrer uniquement sur la maximisation de la valeur». Dans cette perspective, Strive a lancé une campagne appelée «Excellence» le mois dernier. Elle a identifié sept entreprises américaines qui auraient un potentiel très élevé si elles étaient libérées des contraintes imposées par les critères ESG : Amazon, Apple, Chevron, Citigroup, Disney, ExxonMobil et Home Depot. Elle se focalisera sur une partie de ces entreprises lors de la prochaine saison des assemblées générales.
BlackRock lance le BlackRock Global Funds (BGF) Impact Bond Fund, un fonds obligataire actif à impact classé article 9. Le fonds, domicilié au Luxembourg, cherche à identifier les opportunités dans un univers multi-devises et multi-secteurs. Le fonds est investi à hauteur de 80 % au moins dans des titres qui ont des bénéficies mesurables et matériels envers la société ou l’environnement. Cela inclut des obligations vertes, sociales et durables, des MBS à impact et des investissements municipaux à impact. Le fonds cherche à répondre aux objectifs de développement durable définis par les Nations Unies.
UBS La Maison de Gestion a annoncé ce 15 novembre le lancement de deux stratégies à échéance: LMdG Float to Fix 2027 et LMdG IG Fix 2025. Le premier est un fonds à horizon 2027 qui investit sur des émissions en euro, majoritairement dans des émetteurs investment grade et dans la limite maximum de 40% de l’actif, dans des titres à haut rendement de notation minimum B-. Le second est un fonds à horizon 2025. Il investit dans des obligations investment grade, exclusivement libellées en euro. Ces fonds sont gérés par Radoslav Radev et Alexandre Ferci.
BlackRock a reporté le lancement d’un ETF investi en obligations chinoises, alors que les tensions entre Washington et Pékin grandissent et que l’écart entre les rendements chinois et américains s’est renversé, rapporte le Financial Times. Deux sources proches du dossier indiquent que la société de gestion a mis de côté l’ETF pour une durée indéterminée, alors qu’il avait obtenu le feu vert des régulateurs et devait être lancé au deuxième trimestre de cette année. L’une des sources précise que la décision a été prise en partie en raison d’inquiétudes concernant un retour de bâton à Washington contre le financement du gouvernement chinois avec des capitaux américains. BlackRock a refusé de faire des commentaires.
IVO Capital Partners, société de gestion spécialiste de la dette internationale d’entreprises, lance IVO 2028, un fonds à échéance dédié aux marchés émergents. Le fonds s’adresse aux investisseurs institutionnels et aux particuliers, via les conseillers en gestion de patrimoine et autres distributeurs. Le fonds IVO 2028 est investi dans la dette en devises dures des entreprises des pays émergents. Il ne couvre que des obligations à maturités inférieures au 30 juin 2029, et propose à son lancement une duration d’environ 3,5. Le véhicule est géré avec un biais «buy and hold», de manière à pouvoir embarquer réellement le rendement jusqu’à maturité. Les gérants se réservent la possibilité de réaliser des arbitrages, par exemple afin de réorienter le risque/rendement du portefeuille suite à des mouvements importants de marché. Il se veut diversifié d’un point de vue géographique et sectoriel à travers 60 à 70 lignes au sein d’une trentaine de pays émergents. Ayant comme objectif un rating entre BB- et BB+, le portefeuille sera plus particulièrement exposé aux sociétés possédant d’importants actifs tangibles comme les infrastructures aéroportuaires, les énergies renouvelables ou bien les centres commerciaux. «Le fonds IVO 2028 propose d’embarquer un rendement obligataire brut élevé autour de 10 % à son lancement, rendu possible non seulement par des prix obligataires décotés, mais aussi par des coupons moyens élevés sur les entreprises émergentes, ce qui est idéal pour la stratégie de portage d’un fonds à échéance», explique Michael Israel, co-fondateur d’IVO Capital Partners. «Il se positionne volontairement sur une maturité 2028, afin d’éviter soigneusement les obligations les plus courtes où le risque de refinancement est bien réel dans un monde obligataire bouleversé par l’augmentation des coûts de financement», poursuit-il.
Semaine prolifique même réduite à quatre jours ! Sept annonces à recenser avec, entre autres, des fonds thématiques dans l'univers du technologique et du numérique, et des fonds actions qui s'affichent "article 9" tandis que d'autres repassent... en 8.
La société de gestion norvégienne Skagen a nommé Sondre Solvoll Bakketun gérant de son fonds d’actions Skagen Vekst, aux côtés du gérant principal, Søren Milo Christensen. Ce fonds est investi majoritairement dans des entreprises d’Europe du Nord, le solde étant placé dans des entreprises du reste du monde. Sondre Solvoll Bakketun avait rejoint l’équipe de gestion de portefeuilles en 2015. Il faisait partie de l’équipe obligataire. Ensuite, il a été analyste actions. Dernièrement, il était gérant principal de deux fonds obligataires de Skagen, Skagen Tellus et Skagen Avkastning. Skagen vend une partie de ses fonds en France.
Eiffel Investment Group et le Fonds européen d’investissement (FEI) annoncent ce jour, à l’occasion de la COP27, le lancement d’Eiffel Transition Infrastructure, un fonds d’equity bridge dédié au financement des infrastructures d’énergie renouvelable. Le FEI investit 75 millions dans ce fonds dont l’objectif maximum de collecte s’élève à 500 millions d’euros. Plusieurs investisseurs institutionnels, comme AG2R La Mondiale, Abeille Assurances, Allianz et l’Auxiliaire, se sont également engagés à souscrire au véhicule. La solution d’Eiffel fournira aux développeurs d’énergie renouvelable des fonds propres ou quasi-fonds propres pour financer et accélérer la phase de développement de nouveaux actifs. Avec ce montant, le fonds ambitionne d’accélérer le déploiement de 7 gigawatts de nouvelles capacités d’énergies renouvelables et annoncera dans les prochaines semaines ses deux premières opérations avec Green Genius et Pacifico Energy Partners dans le photovoltaïque
Ardian a bouclé un fonds de 5 milliards d’euros, un montant 70% plus élevé que celui de 2009, a appris Les Echos. Cela fait de ce fonds en dette dans le non coté le plus important de France et l’un des plus gros en Europe. L’argent a été apporté par plus de 130 investisseurs. Ce marché profite à la fois du retrait des banques sur le marché du financement du private equity, et de la hausse des taux qui améliore la marge de ces crédits émis à taux variables. De 6% en début d’année en moyenne, le coût des prêts privés pour les entreprises est passé à environ 10%.
Russell Investments vient d’annoncer le lancement d’un fonds international d’infrastructures non cotées dénommé Russell Investments Global Unlisted Infrastructure Fund. Ce fonds est classé article 8 sous le règlement SFDR et destiné aux investisseurs professionnels en France. Ce véhicule investira dans des infrastructures de différents types, dont des infrastructures Core Plus qui ciblent des biens immobiliers en centre-ville avec des travaux de rénovation et des infrastructures Super Core qui incluent des biens avec des tarifs réglementés. Il inclura également le segment «Value-Add» qui cherche à améliorer l’immobilier pour la croissance à long-terme. Il investira dans des structures, typologies et des zones géographiques diverses et vise à générer une performance égale à l’indice des prix à la consommation + 4 % en investissant sur des actifs. Le fonds cherchera à tirer profit des principales tendances dans le secteur des infrastructures, dont l’amélioration de la collecte et du stockage des données pour répondre à l’augmentation du trafic cellulaire et l’utilisation croissante de la technologie cloud et de l’internet. Le fonds jouera également sur le recours de plus en plus important aux énergies renouvelables et l’amélioration des infrastructures de transport en réponse à la croissance démographique et à l’urbanisation. Russell Investments disposait de 280 milliards d’euros d’encours sous gestion au 30 septembre 2022.