Les ambitions de BlackRock en matière de transition énergétique prennent une nouvelle ampleur. Le gérant américain vient en effet d’inaugurer une nouvelle stratégie perpétuelle d’infrastructure dans l’optique de soutenir des véhicules d’investissement à capital permanent. Leurs objectifs? Investir dans les thématiques de la transition et de la sécurité énergétique. « Initialement, la décarbonisation était focalisée sur la production d’électricité. Mais aujourd’hui, tous les secteurs sont concernés et les investisseurs s’intéressent aux transports durables, à l’économie circulaire et au digital », souligne Grégory Benhamou, responsable de la plateforme Actifs alternatifs de BlackRock pour la France, la Belgique, le Luxembourg et Monaco. Infrastructures numériques et collectives, technologies de numérisation des réseaux, systèmes de stockage d’énergie par batterie, fournisseurs d’électricité, acteurs d’infrastructures d’énergies renouvelables, transport de gaz naturel liquéfié… le champ des possibles en matière d’investissement se voudra volontairement large. «Jamais les investisseurs n’ont été aussi demandeurs de solutions d’investissement en infrastructure. Cette classe d’actifs répond à des problématiques de rendement stables et relativement élevés, de protection contre l’inflation, de diversification de portefeuilles, mais aussi et de plus en plus à un besoin d’impact positif », souligne Grégory Benhamou, responsable de la plateforme Actifs alternatifs de BlackRock pour la France, la Belgique, le Luxembourg et Monaco. Une stratégie d’abord européenne A ce jour, l’activité infrastructure du gérant américain représente près de 40 milliards de dollars sous gestion (sur un total de 330 milliards dans les alternatifs), dont 10 milliards sur le seul angle du renouvelable. Jusqu’à présent positionné dans les «infrastructures diversifiées» (9 milliards de dollars sous gestion) et dans les «infrastructures climatiques», avec les fonds Global Renewable Power Fund, il s’appuiera donc désormais sur un troisième pilier faisant la part belle aux actifs résilients, mâtures et générateur de cash sur le long terme. Particularité: plus de la moitié de cette stratégie sera initialement allouée au Vieux Continent, avant d’opérer une diversification à l’échelle mondiale au cours des prochaines décennies. «Outre le financement de la transition à long terme, la question de la sécurité énergétique se pose à court terme, notamment en Europe à la suite des chocs énergétiques causés par la guerre en Ukraine», estime le gérant. Selon le BlackRock Investment Institue, le remplacement progressif de l’énergie russe accélérera la transition énergétique nette zéro du continent sur le long terme. Le premier investissement de BlackRock dans les énergies renouvelables pour le compte de ses clients était un projet éolien en Europe en 2012. Depuis, les initiatives se sont multipliées. Il s’est récemment associé aux gouvernements français, allemand et japonais, ainsi qu’à plusieurs investisseurs institutionnels et des fondations pour créer le «Climate Finance Partnership», un véhicule de financement mixte de 673 millions de dollars dédié aux infrastructures climatiques dans les marchés émergents. L’an dernier, il a aussi été à l’origine d’un partenariat avec le fonds souverain singapourien Temasek, axé sur le capital-risque et le capital-développement dans le domaine des solutions de décarbonisation.
Invesco lance le fonds Invesco Net Zero Global Investment Grade Corporate Bond destiné aux investisseurs européens. L’objectif principal du fonds est de contribuer à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 ou plus tôt. Le fonds offrira une exposition à un portefeuille mondial de crédits d’entreprise, en se concentrant sur des émetteurs de haute qualité qui respectent son cadre net zéro, tout en cherchant à fournir un revenu et une croissance du capital à long terme aux investisseurs. Classé article 9 du règlement sur les informations financières durables (SFDR), le fonds suit une approche nette zéro basée sur un cadre d’investissement défini par la Paris Aligned Investment Initiative (PAII). Le fonds sera géré conjointement par Lyndon Man, Luke Greenwood, Michael Booth et Matthew Henly. Les gérants bénéficient du soutien de l'équipe ESG (Environnement, Social et Gouvernance) mondiale d’Invesco et de la plateforme Invesco Fixed Income (IFI), une équipe mondiale de 174 professionnels de l’investissement ayant en moyenne 20 ans d’expérience dans le secteur et gérant actuellement 473 milliards d’euros d’actifs dans le monde.
Cette nouvelle stratégie sur l'économie bleue s’inscrit dans la gamme climat de CPR AM, qui se compose déjà d’un fonds Climate Action et d’un fonds sur l'hydrogène.,
Talence Gestion a annoncé la sélection et l’investissement de 2i Sélection dans Talence Humpact Emploi France, son fonds à impact sur la thématique de l’emploi en France lancé en 2020. 2i Sélection se veut être un fonds de place « révélateur de talents ». Il a été créé en 2009 par Franck Missera et Jean-Claude Guimiot au sein de Meeschaert Amilton Asset Management et est soutenu par Paris Europlace, l’Association française des investisseurs institutionnels (Af2i) et l’Association française de la gestion (AFG). Son objectif est de " détecter et de soutenir les sociétés de gestion entrepreneuriales françaises innovantes et génératrices d’alpha», indique un communiqué. L’apport de 2i Sélection, qui devrait tourner autour de 3 à 5 millions d’euros, doit permettre au fonds Talence Humpact Emploi France de franchir le seuil symbolique des 50 millions d’euros d’encours. En avril dernier, le fonds avait bénéficié d’un club deal de 17 millions d’euros auprès de plusieurs investisseurs institutionnels dont des caisses de retraite intéressée par cette thématique sociale. Il est géré par Julien Fauvel et Jean-François Arnaud, labellisé ISRet qualifié d’Investissement Durable, conformément à l’article 9 du règlement européen Disclosure (SFDR).
Edmond de Rothschild Asset Management a lancé un nouveau fonds obligataire daté, Edmond de Rothschild Sicav Millesima World 2028. Il sera investi dans une sélection d’obligations d’entreprises à haut rendement des pays européens et émergents dont l’échéance ne pourra dépasser le 31 décembre 2028. Il s’agit du dixième fonds daté lancé par la société de gestion. Celui-ci est classé article 8 selon le règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation et vise un rendement annualisé brut autour de 5% . Le fonds investit dans des obligations d’entreprises à haut rendement libellées en euro, pour 50% minimum du portefeuille. Aux fins de diversification, l'équipe de gestionsélectionne des obligations d’entreprises de pays émergents émises en dollars, avec une couverture quasi systématique en euro du risque de change.
Après le climat et l’hydrogène, CPR Asset Management aborde le thème des océans. La société de gestion thématique d’Amundi Asset Management lance le fonds CPR Invest - Blue Economy sur l’écosystème économique marin, ont annoncé mardi les équipes de CPR AM. Ce fonds, géré par Alexandre Cornu et Alexandre Blein, sera investi dans des actions d’entreprises mondiales qui contribuent à l’exploitation durable des océans ou à la préservation des ressources marines. Ces deux sous-thèmes permettront de s’exposer à plusieurs activités comme l’assainissement des eaux, le tourisme côtier, le transport maritime, la pêche… Un univers large de 3.500 valeurs a été identifié. Des filtres d’exclusion délimitent le périmètre investissable sur la base de notations ESG (internes au groupe Amundi) et du suivi de controverses (fourni par des prestataires externes). Un filtre spécifique s’opère sur une sélection de critères ESG pertinents pour la thématique, tels que la biodiversité ou la gestion de l’eau. In fine, seules 300 valeurs répondent aux critères d’investissement financiers et extra-financiers de l’équipe de gestion. Un portefeuille de 60 à 80 valeurs sera composé. Ne sont admises dans l’univers que les entreprises qui réalisent une part significativement élevée de leur chiffre d’affaires dans l’économie marine, ou qui démontrent une intention d’agir positivement sur l’écosystème marin. Ce portefeuille sera équipondéré sur les sous-thèmes de préservation des ressources marines et de l’exploitation durable. Il aura un léger biais géographique, avec une présence plus importante du Japon, de la France et de l’Europe du Nord, au détriment de l’Amérique du Nord. Certains secteurs seront aussi moins présents dans le fonds, comme la technologie, la santé et les financières, et d’autres davantage, comme les services aux collectivités. Le fonds permettra de répondre à deux des objectifs de développement durables des Nations Unies: la vie sous-marine et l’accès à l’eau potable. Le processus d’investissement intègre le suivi et la réduction dans le temps des émissions de gaz à effet de serre du portefeuille. Des travaux sont en cours pour ajouter un indicateur d’impact lié à la préservation de la biodiversité. Par ailleurs, l’équipe de gestion s’assure de l’amélioration continue de la note ESG moyenne du fonds par rapport à son indice de comparaison. Un engagement actionnarial sera aussi mené auprès des entreprises en portefeuille. Et le fonds est lancé avec le soutien de la Fondation de la navigatrice Maud Fontenoy qui mène des actions d’éducation à l’environnement auprès des jeunes générations et du grand public. Cette nouvelle stratégie sur l'économie bleue s’inscrit dans la gamme climat de CPR AM, qui se compose déjà d’un fonds Climate Action et d’un fonds sur l’hydrogène tout récent qui a déjà collecté plus de 650 millions d’euros, selon Olivier Mariée, directeur général de CPR AM. Cette gamme représente aujourd’hui plus de 3 milliards d’euros.
La Financière de l’Echiquier a intégré des objectifs d’impact ex ante dans la politique de rémunération variable des gérants de ses fonds à impact fin 2021, a annoncé Coline Pavot, responsable de la recherche investissement responsable de la société de gestion, au cours d’un point presse. Ces objectifs seront mesurés sur une période de trois ans, soit fin 2024. «Cette démarche, inspirée de l’investissement non coté, vise à renforcer l’intentionnalité des fonds et à aligner nos intérêts avec ceux de nos clients, sur la thèse d’impact du fonds», peut-on lire dans les rapports d’impact des fonds à impact. Deux objectifs ont été définis pour chaque fonds. L’un des objectifs est d’obtenir une amélioration du score impact du portefeuille. Par exemple, le fonds Echiquer Climate & Biodiversity Impact Europe se fonde sur le score MCB, Maturité Climat et Biodiversité. Le second objectif est de réussir dix cas d’engagement actionnarial sur l’impact en lien avec le sujet du fonds. Les deux objectifs sont équipondérés. L’enveloppe dédiée à cette rémunération variable liée à l’impact peut représenter jusqu’à 20 % du bonus annuel, indique Coline Pavot. Elle fonctionne «de façon progressive et linéaire avec un seuil minimal à partir duquel le gérant commencera à percevoir une partie de cette rémunération variable», selon les rapports d’impact. «Il nous a semblé très important de mettre en place ce système pour aligner nos intérêts avec ceux des clients, lesquels ont un double objectif de performance et d’impact», commente Coline Pavot. LFDE dispose de trois fonds à impact: Echiquer Climate & Biodiversity Impact Europe, Echiquier Impact et Solidaire et Echiquier Positive Impact Europe. La Financière de l’Echiquier publiait mardi le rapport de sa stratégie corporate Climat & Biodiversité, ainsi que les rapports annuels d’impact de deux de ses fonds à impact.
Les fonds commercialisés en Suède ont enregistré des souscriptions nettes de 1,5 milliard de couronnes suédoises (140 millions d’euros) en mai, selon les dernières statistiques de Fondbolagens Förening, l’association suédoise des fonds. Il s’agit du deuxième mois consécutif de collecte, après un premier trimestre dans le rouge. La collecte a été tirée par les fonds diversifiés, qui ont attiré 2,2 milliards de couronnes et les hedge funds, avec 2,3 milliards de couronnes. En revanche, les fonds monétaires ont vu sortir 2,2 milliards de couronnes et les fonds obligataires, 2 milliards. Les fonds actions n’ont collecté que 400 millions de couronnes. Depuis le début de l’année, les fonds suédois sont toujours dans le rouge, avec 30,3 milliards de couronnes de rachats nets, dont 30,1 milliards de couronnes sur les fonds actions. Les encours des fonds ont baissé de 58 milliards de couronnes à 6.200 milliards de couronnes.
L’embellie aura été de courte durée pour les fonds obligataires. Ces derniers ont vu sortir 4,7 milliards de dollars dans le monde sur la semaine au 8 juin, selon le «flow show» de Bank of America Global Research basé sur les chiffres d’EPFR. La semaine précédente, ils avaient enregistré une collecte positive (1,6 milliard de dollars) pour la première fois en neuf semaines. Les fonds d’obligations investment grade ont notamment vu sortir 1,9 milliard de dollars et les fonds de dette émergente, 1,6 milliard de dollars. Ces produits sont en décollecte pour la dixième et neuvième semaines respectivement. Les investisseurs leur auront préféré les fonds actions, puisqu’ils y ont investi 12 milliards d’euros sur la semaine, entièrement dans des fonds indiciels cotés (ETF). Plus précisément, comme sur les cinq dernières semaines, ils se sont orientés sur des fonds d’actions américaines, qui ont drainé 13,2 milliards de dollars. En revanche, les fonds d’actions européennes ont vu sortir 2,1 milliards de dollars. Il s’agit de leur 17ème décollecte hebdomadaire consécutive. Les fonds d’actions émergentes sont aussi dans le rouge (-1,3 milliard de dollars), de même que les fonds actions japonaises (1,2 milliard). Les investisseurs se sont aussi rués sur les fonds monétaires, qui ont attiré 54,2 milliards de dollars, soit le plus gros flux de ces six dernières semaines.
Neuberger Berman a remanié son fonds Ucits Global High Yield en étroite collaboration avec UBS Global Wealth Management (GWM). Le fonds continuera à investir dans des obligations à haut rendement à l’échelle mondiale, mais aura désormais pour principal objectif de réaliser un engagement actionnarial auprès des émetteurs sur des critères liés aux Objectifs de développement durable des Nations Unies (ODD). Le tout, en visant «des performances et des rendements compétitifs». Dans cette optique, le fonds a été renommé Neuberger Berman Global High Yield SDG Engagement Fund. Pendant six mois, il sera exclusivement accessible aux clients d’UBS en Suisse et dans une sélection d’autres marchés internationaux. Le fonds sera ensuite ouvert à tous les investisseurs mondiaux éligibles (hors États-Unis). L'équipe de gestion du fonds se compose de Chris Kocinski, Joseph Lind, Jennifer Gorgoll et Simon Matthews. Ils bénéficient du soutien de 37 analystes spécialisés dans les titres non Investment Grade et des quatorze membres de l'équipe d’investissement ESG, dirigée par Jonathan Bailey. Le fonds mènera une politique d’engagement auprès de 100 % des émetteurs sur la base d’objectifs alignés sur les ODD de l’ONU. Il publiera des rapports réguliers sur les avancées réalisées en matière d’engagement en partageant des études de cas et des indicateurs de performance clés relatifs aux produits, services, opérations ou processus des émetteurs pour permettre de suivre les progrès environnementaux et/ou sociaux. Le fonds intégrera également des évaluations ESG exclusives, en ayant recours au ESG NB Quotient. Il vise à maximiser ses revenus courants, tout en préservant son capital, en investissant dans des titres obligataires high yield internationaux qui cherchent à produire des rendements et à soutenir un plus grand alignement sur les ODD de l’ONU.
Robeco lance RobecoSAM QI Global SDG & Climate Multi-Factor Credits, sa première stratégie obligataire quantitative multi-facteurs basée sur les objectifs de développement durables (ODD) et le climat, classée Article 9 SFDR. S’appuyant sur le modèle de sélection de crédit multifactoriel appliqué aux portefeuilles clients depuis 2012, RobecoSAM QI Global SDG & Climate Multi-Factor Credits fait de la durabilité son objectif premier, écrit la société de gestion néerlandaise dans un communiqué. Avec la volonté de répondre aux enjeux de décarbonation, la moyenne des émissions de carbone du portefeuille est maintenue en dessous de celle des « Accord de Paris », avec pour indice de référence l’indice Solactive Paris-Aligned Global Corporate. Les émissions de carbone du fonds sont inférieures de 50 % à celles de l’indice de référence crédit classique et l’objectif de décarbonation est de 7 % par an. En outre, la stratégie investit dans des entreprises qui ont une contribution positive et mesurable aux ODD des Nations Unies, en appliquant le cadre ODD propriétaire de Robeco. Grâce à son processus d’investissement quantitatif, la stratégie intègre par ailleurs d’autres dimensions de durabilité, comme la gestion des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), la consommation d’eau et la réduction des déchets, ainsi que l’exclusion des entreprises qui ne répondent pas aux normes de durabilité requises. RobecoSAM QI Global SDG & Climate Multi-Factor Credits a pour ambition de surperformer l’indice Solactive Paris- Aligned Global Corporate de 50 points de base sur un cycle économique complet. Cette nouvelle stratégie est gérée par l'équipe Quant Fixed Income de Robeco, co-dirigée par Patrick Houweling qui gère les stratégies quantitatives crédit innovantes de Robeco.
En Amérique du Nord, la transformation de fonds commun de placement en trackers cotés prend de l’ampleur. De grands noms de la gestion rejoignent le mouvement.
Un peu plus de deux ans après avoir lancé la commercialisation de Championnes III, NextStage AM annonce le closing final dudit véhicule à 135 millions d’euros. Celui-ci a obtenu le soutien de la quasi-totalité des souscripteurs du précédent millésime (Axa, Ardian, Bpifrance, Amundi…) et de plusieurs nouveaux entrants, dont plus de 115 entrepreneurs. De quoi doubler la taille du fonds, déjà investi dans huit entreprises. Avec une stratégie visant à financer en fonds propres les PME françaises jugées innovantes et évoluant dans le digital, la santé et l’environnement, l’équipe du véhicule prévoit d’investir entre 4 et 10 millions d’euros par opération, le plus souvent en minoritaire. «Nous faisons essentiellement des opérations primaires. Ce devrait être un atout important dans un environnement où les valorisations des entreprises sont élevées», explique Nicolas de Saint Etienne, associé-gérant chez NextStage AM.
La licorne française Ledger qui revendique la sécurisation de 20% des crypto-monnaies, NFT et tokens à travers le monde et le fonds de capital-risque Cathay Innovation, avec plus de 1,5 milliard de dollars d’actifs sous gestion, annoncent aujourd’hui le lancement d’un nouveau véhicule dédié au Web3 avec le soutien de Bpifrance. Il investira à l'échelle mondiale en amorçage ou en Série A dans des entreprises spécialisées dans les technologies de finance décentralisée (DeFi), de sécurité, d’infrastructures ou encore de propriété numérique. Il aura pour but de «connecter et dynamiser l’écosystème Web3 mondial», précise le communiqué. «Au cours des 15 prochaines années, nous allons assister à une tokenisation généralisée à mesure que la blockchain transforme les classes d’actifs existantes en y ajoutant programmabilité, confiance, sécurité et propriété digitale, ce qui ne peut pas se produire en silos. Cette approche permettra d’accélérer la croissance de l’innovation Web3 en intégrant les standards de sécurité les plus élevés pour mieux servir le prochain milliard de personnes», explique Denis Barrier, co-fondateur de Cathay Innovation.
Avec ses 91 années d’existence, Capital Group figure parmi les sociétés de gestion les plus anciennes au monde encore en activité. Ses plus de 2.700 milliards de dollars d’encours sous gestion la placent dans le top 10 mondial des plus grosses firmes du secteur. Fin mars, le gestionnaire américain s’est vu décerner le prix de meilleure société de gestion de l’année en France par l’agence de notation de fonds Morningstar. Mais aussi dans 11 autres pays d’Europe et d’Asie. Une récompense qui «témoigne de la stabilité et des bons résultats de notre gamme de fonds, associés à la solidité de nos équipes d’investissement», souligne Grant Leon, directeur général, intermédiaires financiers, Europe et Asie chez Capital Group, à NewsManagers. La firme est présente en Europe depuis 60 ans et en Asie-Pacifique depuis 40 ans. Si elle travaille depuis les années 1950 avec les intermédiaires financiers aux Etats-Unis, ce n’est qu’au cours de la dernière décennie que Capital Group s’est vraiment concentrée sur le développement de ce segment d’activité en Europe et en Asie-Pacifique. «Notre stratégie est centrée sur l'établissement de partenariats de long terme avec les principaux intermédiaires financiers mondiaux et les principaux acteurs nationaux, ceci afin de servir les investisseurs sur les marchés où nous opérons. Nous avons fait d'énormes progrès au cours des dix dernières années et nos activités en Europe et en Asie-Pacifique ont connu une bonne croissance.Le Moyen-Orient est une autre région où nous travaillons avec des clients institutionnels depuis plusieurs décennies et, plus récemment, où nous servons des intermédiaires financiers. Certains des plus grands intermédiaires financiers mondiaux sont d’ailleurs basés dans cette région», expose Grant Leon. Capital Group entend établir des relations de long terme avec ses clients dans le but assumé de «devenir le premier choix de gestionnaire d’investissements dans le monde». Pour y parvenir, l’entreprise de Los Angeles investit «en permanence» dans son personnel, ses produits et sa marque, assure Grant Leon.En Europe, qu’il considère comme le deuxième plus grand marché de la gestion d’actifs au monde, le Brexit n’a rien changé pour la firme. Capital Group travaille àl'élargissement de sa gamme de services d’investissement, l’augmentation du soutien à l’activité de distribution, au renforcement du leadership régional ainsi qu’à l’approfondissement de sa présence au travers de bureaux locaux (Francfort, Luxembourg, Milan, Madrid, Amsterdam, Londres, Genève et Zurich). Les ETF actifs, une « évolution naturelle » Ce qui a selon Grant Leon fait la différence pour l’obtention du prix de meilleur gestionnaire d’actifs de Morningstar en France et dans d’autres pays fin mars, c’est le «Capital System». Des portefeuilles gérés par des équipes de gérants aux styles d’investissement différents mais complémentaires, soutenues par la recherche des analystes. «Notre approche d’investissement diffère de celle de bon nombre de nos pairs. L’expérience nous a appris qu’aucun gérant ne peut réussir de manière constante dans tous les cycles de marché. C’est pourquoi notre processus d’investissement repose sur des équipes d’investissement très expérimentées et complémentaires», résume Grant Leon, qui met en avant l’absence de risque lié à un gérant superstar ainsi que l’équilibre et la diversification apportées par cette approche. Côté gamme de fonds, la firme reste axée sur les fondamentaux et thèmes de long terme qu’elle préfère aux tendances court-termistes. Depuis sa création en 1931, Capital Group n’a lancé qu’une quarantaine de stratégies dans le monde. Le gestionnaire américain a aussi fait récemment son entrée dans le monde des fonds indiciels cotés (ETF) qui restent pour l’instant uniquement destinés aux investisseurs américains. «Nos ETF actifs sont une évolution naturelle de notre longue histoire et de la portée de nos stratégies et résultats d’investissement à long terme», commente Grant Leon. ESG, Russie-Ukraine, les défis Quant aux tendances du secteur, les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) demeurent pour Grant Leon «de loin le changement le plus important que j’ai vu dans le secteur au cours des dernières années». Capital Group a d’ailleurs récemment interrogé plus de 1 000 investisseurs wholesale et institutionnels mondiaux pour le compte de son étude ESG Global Study 2022.Une étude dans laquelle près des deux tiers (63%) des investisseurs interrogés ont montré une préférence pour les gestionnaires actifs pour prendre les décisions d’investissement critiques, «ce qui indique la complexité de l'évaluation des questions ESG», dit Grant Leon. «Les investisseurs se tournent donc vers les gestionnaires actifs qui peuvent se concentrer sur une recherche propriétaire approfondie, des systèmes de surveillance robustes et un dialogue engagé avec les entreprises en vue de les analyser. Chez Capital Group, nous comprenons notre responsabilité fiduciaire qui consiste à prendre en compte tous les facteurs importants pour évaluer les mérites d’un investissement. Les questions ESG sont des facteurs critiques dans les perspectives de long terme des entreprises et sont donc essentielles à notre recherche et à notre analyse des investissements», ajoute-t-il. L’invasion« tragique» de l’Ukraine par la Russieest un autre défi global pour le secteur de la gestion d’actifs. Capital Group reste néanmoins focalisésur les fondamentaux à long terme et travaille en étroite collaboration avec ses clients au fur et à mesure de l'évolution des événements. La firme a suspendu en mars les achats de titres russes dans toutes ses stratégies d’investissement et mis en place des contrôles afin d’appliquer les sanctions décidées contre la Russie. «Globalement, notre exposition aux titres russes, qu’il s’agisse d’actions ou d’obligations, représente une fraction insignifiante - moins de 0,01 % - du total de nos actifs sous gestion. Dans les portefeuilles qui détiennent des titres russes, nos positions sont faibles», souligne Grant Leon.
Felix Capital passe à la vitesse supérieure avec son nouveau fonds, doté de 600 millions de dollars (561 millions d’euros), annonce la sociétéce mercredi. Elledouble doncsa capacité d’investissement, puisqu’elleavait réuni 300 millions de dollars début 2020 pour son troisième millésime, et 150 millions pour son deuxième fonds, en 2018. En outre, ce nouveau véhiculedouble le capital engagé de Felix Capital à plus de 1,2 milliard de dollars. Depuis son lancement à Londres en 2015 par le Français Frédéric Court, le capital-risqueur a su s’imposer en réalisant plusieurs choix d’investissements solides. Avec parmi ceux-ci les Français Mirakl, spécialiste des places de marché en ligne, valorisé 3,5 milliards de dollars à la suite desa dernière levée de 555 millions de dollars (473 millions d’euros) en septembre dernier; Sorare (gaming), qui avait levé dans la même période 680 millions de dollars, étant valorisée 4,3 milliards de dollars; ou encore les fintechs Ledger et Forter. «Nous avons accompagné environ 50 entreprises à ce jour, souvent en lead ou en co-lead, dans une douzaine de pays, en particulier en France, au Royaume-Uni et en Allemagne», précise àL’Agefi Frédéric Court, fondateur et managing partner de Felix Capital. Dans les dernières en date figurent Lightspark, une fintech de paiement que vient de lancer à Los Angeles David Marcus, l’ancien responsable du projet de cryptomonnaie Diem (ex-Libra) chez Meta (Facebook). Felix Capital y a investi dans un tour de table – au montant non dévoilé - codirigé par a16z Crypto et Paradigm. Il vient aussi d’investir dans un tour de table de 11 millions d’euros réalisé par Lassie, une fintech suédoise d’assurance pour animaux domestiques. Equipe solide Felix Capital compte dans ses rangs plusieurs anciens cadres dirigeants de Facebook, tels David Marcus, Henri Moissinac, cofondateur et CEO de Dott, et Julien Codorniou, qui s’occupait du réseau pour entreprises Workplace. La taille de Felix Capital 4 devrait permettre à son équipe de gestion de mener des investissements sur les différents stades de développement de sociétés: «on aime bien commencer en early stage, et nous avons la capacité de suivre les sociétés plus tard: dans le cas de Mirakl, nous avons investi dans tous les tours C, D et E», précise Frédéric Court. Il continuera de privilégier des investissements dans des marques et plateformes autour des «styles de vie plus numériques, qui sont rentrés dans les usages pendant le Covid». Felix Capital dit vouloir soutenir «20 à 25 autres sociétés ces deux prochaines années».
La société de gestion HSBC Global Asset Management a annoncé la prochaine dissolution du fonds indiciel coté (ETF) HSBCMSCI EM Far East Ucits le 6 juillet prochain. Cet ETF répliquait la performance de l’indice MSCI EM Far East, mesurant l'évolution boursière des plus grosses compagnies cotées en Chine, Indonésie, Corée du Sud, Malaisie, Thaïlande, aux Philippines ainsi qu'à Taïwan. A la baisse des encours s’ajoute une diminution de l’intérêt et de la demande des investisseurs pour ce produit.
Invesco Real Estate vient de lancer son premier fonds de dette immobilière en Europe, Invesco Commercial Mortgage Income - Europe FCP RAIF (CMI Europe). Il s’agit d’un fonds ouvert, domicilié au Luxembourg, dont l’objectif initial de collecte est de 1 milliard d’euros. Il est principalement adossé à des actifs d’assurance. Le fonds, qui investira en priorité dans des actifs durables et jugés comme ayant un bon profil ESG (environnement, social, gouvernance), a déjà réalisé sa première transaction : un prêt senior d’un montant de 50 millions d’euros pour financer une série de six installations logistiques françaises et trois espagnoles, toutes pré-louées à l’un des plus grands distributeurs e-commerce au monde resté anonyme.Outre le prêt senior initial de 50 millions d’euros, le fonds dispose également d’un pipeline de transactions engagées de 150 millions d’euros en France, en Espagne et au Royaume-Uni. Le fonds vise à offrir aux investisseurs institutionnels un flux de revenus stables et à haut rendement, ainsi que des rendements ajustés au risque attrayants, en accordant des prêts garantis par des biens immobiliers de haute qualité au Royaume-Uni et en Europe. Les critères ESG sont intégrés dans l’analyse crédit, la due diligence et le processus de sélection du fonds, l'équipe analysant la qualité des actifs, les plans de développement et le profil des emprunteurs. Les facteurs pris en compte incluent notamment les notations EPC, les certifications «bâtiments verts», l’utilisation d'énergies renouvelables et les politiques ESG des locataires. Pour le premier prêt de la stratégie, les actifs sont en passe d’obtenir la certification Breaam «Very Good» et comprennent des panneaux photovoltaïques ainsi que des systèmes de récupération de l’eau de pluie pour les espaces verts. Plus de 300 arbres seront plantés par an dans le cadre du projet.
Arkéa REIM, la nouvelle société de gestion de fonds immobiliers affiliée à Arkéa Investment Services, lance Territoires Avenir, une unité de compte (UC) immobilière qui vise à accompagner les grandes transitions sur les territoires en France et en Europe. Elle utilise une grille d’analyse propriétaire comportant 49 critères de notation et devant répondre à trois objectifs : être acteur du développement des territoires, contribuer au bien-être des occupants et minimiser l’impact environnemental des actifs. Conçue en partenariat avec Suravenir, filiale d’assurance-vie et de prévoyance du Crédit Mutuel Arkéa, la SCI Territoires Avenir, est labellisée Investissement Socialement Responsable (ISR) et a pour ambition d’investir principalement dans un portefeuille d’actifs immobiliers diversifiés dans les régions. «Les tendances sociétales et démographiques actuelles (développement du télétravail, essor de la logistique et du e-commerce…) qui contribuent à développer l’attractivité des territoires ont été accentuées par la crise sanitaire que nous venons de vivre. Territoires Avenir a pour objectif de tirer parti de ces nouvelles transitions à l’oeuvre dans le marché immobilier et de participer à la dynamique des territoires français et européens en investissant dans un portefeuille d’actifs immobiliers diversifiés», explique un communiqué. Territoires Avenir a obtenu le label ISR Immobilier.