Faillite de FTX : «Jamais je n'ai vu un échec aussi complet»

le 17/11/2022 L'AGEFI Quotidien / Edition de 18H

Le nouveau PDG de la plateforme de cryptomonnaies, qui s'était déjà occupé du scandale Enron au début des années 2000, a fait des déclarations fracassantes concernant la situation de FTX.

FTX plateforme échange crypto
L’effondrement de FTX fait trembler toute la planète crypto.

«Jamais, au cours de ma carrière, je n'ai vu un échec aussi complet des contrôles d'entreprise et une absence aussi totale d'informations financières fiables», a déclaré jeudi le nouveau PDG de FTX et Alameda Research John J. Ray III en place depuis le 11 novembre, qui aura la charge de la procédure des faillites (Chapitre 11) de l’empire créé par Samuel Bankman-Fried (SBF).

Celui qui a notamment été en charge de nettoyer Enron, entreprise américaine de l'énergie parmi les plus importantes en termes de capitalisation qui a fait faillite en 2001 à cause de ses trop nombreuses opérations spéculatives, décrit chez FTX une situation «sans précédent […] De l'intégrité compromise des systèmes et de la surveillance réglementaire défectueuse à l'étranger, à la concentration du contrôle entre les mains d'un très petit groupe d'individus inexpérimentés, peu avertis et potentiellement compromis, cette situation est sans précédent».

Nombre d'employés inconnu

Il déclare notamment ne pas être en mesure de fournir les informations financières exactes concernant notamment FTX et Alameda Research en l’absence de «tenue de livres et de registres appropriés». SBF et son associé Gary Wang «contrôlaient l'accès aux actifs numériques des principales entreprises». Il ajoute également que le groupe n’a pas été capable de dresser la liste exacte du nombre de ses employés.

En plus de ces défaillances, les fonds du groupe «ont été utilisés pour acheter des maisons et d'autres biens personnels pour les employés et les conseillers […] Il ne semble pas y avoir de documentation pour certaines de ces transactions en tant que prêts, et certains biens immobiliers ont été enregistrés au nom personnel de ces employés et conseillers», écrit John J. Ray III.

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