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L'interview

«Il faut des instruments innovants pour financer les infrastructures des pays africains»

le 16/10/2022

Dans le cadre de Paris InfraWeek 2022 organisé par Paris Europlace en partenariat avec L’Agefi, Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières, a éclairé le sujet des besoins en financements dans les infrastructures des pays africains.

Face au besoin en financements dans les infrastructures des pays africains, il faut «expérimenter de nouveaux instruments», a déclaré Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), en Côte d’Ivoire, dans le cadre de Paris Infraweek, organisé par Paris Europlace en partenariat avec L’Agefi.

Quatre facteurs majeurs accélèrent la croissance des besoins en financement des pays africains dans leurs infrastructures, a indiqué Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la BRVM : «La démographie, l’urbanisation, l’émergence d’une classe moyenne et la révolution numérique».

Dans ce contexte, il est nécessaire de s’orienter vers des outils financiers innovants, complémentaires aux instruments classiques, a-t-il souligné. Ainsi, la BRVM, Bourse commune aux huit pays de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, développe actuellement des instruments tels que les «project bonds» permettant d’auto-financer les infrastructures, «les sukuks et les obligations de la diaspora».

Au-delà de ces outils, il faut réfléchir «à construire, autour de nos marchés de capitaux, tout un écosystème favorable à l’attraction des investisseurs internationaux mais aussi locaux dans les projets d’infrastructures», a déclaré Edoh Kossi Amenounve.

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