Les introductions en Bourse chutent de 37% au premier trimestre

le 31/03/2022 L'AGEFI Quotidien / Edition de 18H

Introduction en Bourse sur le Nyse à Wall Street
Aux États-Unis, les introductions en Bourse ont plongé de 94% en valeur au premier trimestre.
(Introduction en Bourse sur le Nyse / Photo Nyse)

La baisse des actions et l’envolée de la volatilité dues à la guerre en Ukraine n’ont pas épargné les introductions en Bourse (IPO en anglais) au premier trimestre.

Après une année 2021 record, l’effet de base n’était clairement pas favorable mais la chute n’en est pas moins impressionnante. Selon le rapport trimestriel d’EY, le nombre d’IPO a plongé de 37% par rapport à la même période de l'an dernier, avec 321 opérations recensées dans le monde au cours des trois premiers mois de l’année. En valeur, la chute est encore plus impressionnante : -51% à 54,4 milliards de dollars.

«Le développement significatif de l’insécurité tant politique qu’économique a poussé de nombreuses entreprises à différer leurs projets boursiers prévus au premier trimestre», analyse Franck Sebag, associé EY, cité dans le communiqué.

La tech n'a plus la cote

Les valeurs technologiques concentrent l’essentiel de la baisse. Les introductions dans le secteur sont passées de 136 au premier trimestre 2021 à 58 pour la même période de cette année pour un montant global en retrait de près de 80%, à 9,9 milliards de dollars.

Très en vue l’an dernier, les Spac, coquilles vides qui visent de futures acquisitions grâce aux fonds levés en Bourse, ont été 79% moins nombreuses à rejoindre la Bourse. En valeur, la baisse est de 89%, à 10,7 milliards de dollars.

Le marché américain a été particulièrement touché par le phénomène. Le nombre d’IPO dans le pays a plongé de 75%, avec seulement 25 opérations enregistrées pour un montant de 2 milliards de dollars (-94%).

A contre-courant de la prudence ambiante, le secteur des matériaux est devenu le deuxième pourvoyeur d’IPO au premier trimestre avec un nombre de transaction en hausse de 16% et un montant d’émission qui passe de 4,4 à 5,9 milliards de dollars.

En France, EY a recensé trois introductions pour un montant global équivalant à 127 millions de dollars seulement

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