RedTree Capital signe son entrée sur le marché de l'immobilier parisien

le 28/01/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le véhicule fondé par deux anciens de Carlyle s'est associé à un family office anglais pour acquérir un immeuble à Suresnes.

Un nouvel acteur s'invite sur le marché de l'investissement immobilier francilien. RedTree Capital Investments (RTCI), une joint-venture créée par RedTree Capital et UK & European Investments signe sa première acquisition en France : le Bleriot, un immeuble de plus de 21.500 mètres carrés construit en 2005, situé à Suresnes et occupé par Subsea 7. Le vendeur est un fonds d'investissement géré par LaSalle Investment Management.

L'acquisition s'est faite via un OPCI créé et géré par Ciloger et le financement bancaire a été réalisé par BNP Paribas, épaulé par Allez & Associés et De Pardieu Brocas Maffei.

Avec cette première opération, RedTree Capital imprime sa marque dans l'Hexagone. Le véhicule d'investissement a été fondé en 2013 par deux anciens de Carlyle. Eric Sasson a mis sur pied la plate-forme immobilière du groupe américain en Europe, tandis que Robert Hodges a chapeauté la gestion d'actifs et les acquisitions au Royaume-Uni. RedTree Capital couvre tous les secteurs de l'immobilier : principalement des bureaux et le résidentiel, mais aussi des actifs plus spécifiques comme les résidences étudiantes et l'hôtellerie. Son terrain de jeu ? Le Royaume-Uni, la France, l'Italie et les principales agglomérations en Allemagne.

«Nous poursuivons deux projets en parallèle : la collecte d'un fonds discrétionnaire pour de l'investissement à valeur ajoutée et des transactions sur nos propres fonds avec des associés et partenaires», explique à L'Agefi Eric Sasson, associé fondateur de RedTree Capital. Les deux anciens de Carlyle ont ainsi réalisé la due diligence, obtenu un financement et conclu en juillet la mise en promesse de vente du bien à Suresnes avant de s'entendre avec le family office anglais. Dans le sillage de son lancement, RedTree Capital avait formulé une offre, non couronnée de succès, pour racheter le siège des Miroirs de Saint-Gobain à La Défense.

Le marché de l'immobilier de bureaux à Paris reste attractif pour des investisseurs internationaux, malgré des éléments conjoncturels qui pèsent sur les taux d'occupation. «Le différentiel de rendement pour des biens comportant un élément d'insécurité sur le bail est assez élevé. Sur des actifs avec un peu de risque, il y a beaucoup moins de monde», souligne Eric Sasson. 

La coentreprise prévoit de réaliser d'autres investissements sur le marché de l'immobilier parisien au cours des dix-huit prochains mois.

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