Les entreprises soutenues par le capital investissement courbent sous le poids de la crise

le 11/12/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

L’étude annuelle de l’Afic montre un ralentissement des créations d’emplois et des ventes des entreprises soutenues par le capital-investissement.

La tendance demeure positive mais elle est nettement moins favorable. A l’occasion de son traditionnel bilan annuel, publié mercredi en partenariat avec Ernst & Young, l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic) a relevé 36.100 créations nettes d’emplois en 2013 dans les entreprises hexagonales accompagnées par les acteurs français du capital-investissement. Une des rares bonnes nouvelles enregistrées sur le front de l’emploi, marqué par près de 60.000 destructions de postes dans le secteur marchand l’an dernier, mais qui traduit malgré tout un essoufflement par rapport à 2012, quand près de 80.000 emplois avaient été créés.

«Dans un contexte économique qui reste difficile, la résilience des entreprises accompagnées par le capital-investissement se vérifie à nouveau sur 2013, avec une croissance des effectifs dans tous les principaux secteurs à l’exception du BTP», tempère Laurent Majubert, associé chez EY. Au sein de l’échantillon, composé de 2.889 entreprises, 40% des sociétés ont enregistré une hausse de leur effectif, contre 30% de baisse (+2 points par rapport à 2012). Alors que les «transports et services» ont été le secteur le plus pourvoyeur d’emplois, avec près d’un poste sur deux, les recrutements nets ont atteint près de 10.000 postes dans l’industrie et la chimie. Les secteurs d’avenir (l’informatique, le médical, les biotechnologies, l’énergie) ont quant à eux représenté un tiers des embauches.

Concernant le chiffre d’affaires, la dynamique de ralentissement est également à l’œuvre, avec un rythme de croissance de 1,4% en 2013, contre 4% en 2012. La tendance est même à la nette dégradation, si l’on se remémore les hausses de 6,8% et 7,2% enregistrées en 2011 et 2010. Les difficultés rencontrées en région par les PME se vérifient aussi dans l’échantillon, puisque 72% de la hausse des ventes a été captée par des entreprises établies en Ile-de-France ou en Rhône-Alpes.

Alors que les faillites d’entreprises ont atteint un record de plus de 63.000 en 2013, Michel Chabanel, le président de l’Afic, voit aussi dans ces chiffres la «preuve de la résistance des entreprises qui disposent de ressources nécessaires en fonds propres et (…) du support d’actionnaires professionnels».

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