La Grande-Bretagne veut réguler plus de références pour les marchés

le 26/09/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le Trésor britannique souhaite notamment que le fixing des changes ou de l'or soit régulé par la FCA comme l'est depuis peu le Libor

FCA  Financial Conduct Authority
(Photo FCA.)

Le gouvernement britannique souhaite que les principaux taux de référence pour les marchés financiers ne soient pas manipulés impunément. Dans une consultation publiée hier, il propose de placer sous la supervision de la Financial Conduct Authority (FCA) l’élaboration de sept références pour les marchés monétaires, les marchés des dérivés, des devises, de l’or, de l’argent ou du pétrole.

Cette consultation est l’une des conséquences du scandale de manipulation du Libor. Dans son sillage, les autorités britanniques ont placé en 2013 l’administrateur du taux de référence interbancaire et les banques contributrices sous la supervision de la FCA, afin que celle-ci puisse les sanctionner si besoin. Alors que plusieurs enquêtes ont été ouvertes sur des possibles manipulations du marché des changes et que Barclays a écopé d’une amende dans une affaire de manipulation du cours de l’or, le gouvernement britannique a proposé d’étendre l’emprise de la FCA sur les indices qu'il considère comme les plus importants pour les marchés.

«L’intégrité de la City est importante pour l’économie de la Grande-Bretagne. S’assurer que les principaux indicateurs qui servent de référence pour les marchés financiers sont fiables et que quiconque tente de les manipuler peut tomber sous le coup de la loi est vital», justifie la représentante du Trésor, Andrea Leadsom, dans un communiqué publié hier. La consultation, ouverte jusqu’au 23 octobre, concerne les taux Sonia et Ronia, le fixing londonien WM/Reuters de 16 heures qui est la référence pour le marché mondial des changes et l’Isdafix qui est une référence pour le marché des swaps de taux. Les références pour les marchés de matières premières que sont le London Gold Fixing, le LMBA Silver Price ou les contrats futures sur le Brent traités sur ICE (Ice Futures Europe) pourraient aussi tomber sous le coup de la régulation.

Réguler ces références serait une «première étape» indique la consultation. Dans le cadre d’une réflexion plus large sur l’efficacité des marchés qui doit aboutir en juin 2015, les autorités britanniques pourraient aller plus loin. Les régulateurs et administrateurs d’indices américains, européens et japonais, se sont déjà mis en ordre de marche afin d’élaborer des références plus fiables pour les marchés interbancaires et les marchés de dérivés dans la ligne des recommandations du Conseil de stabilité financière et l’organisation internationale des régulateurs des marchés, Iosco.

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