iXO dépasse son objectif pour son troisième fonds

le 07/07/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La firme toulousaine a collecté 130 millions d'euros et pourrait atteindre son hard cap de 150 millions. Bpifrance y contribue pour un quart

Une levée menée tambour battant. Six mois après une première étape à 85 millions d’euros, le fonds iXO 3 vient de passer la barre des 130 millions, a annoncé le gestionnaire de capital-investissement iXO Private Equity. C’est 10 millions de plus que l’objectif initialement fixé.

Le véhicule n’est donc pas loin de sa limite ferme («hard cap») de 150 millions d’euros. Si ce montant était atteint, il représenterait le double du fonds de génération précédente (iXO 2), clos en 2008. Le montant minimal de la souscription est d’un million d’euros.

Ce succès tient notamment au soutien des investisseurs d’iXO 2, qui ont tous réinvesti dans le suivant. Bpifrance est l’un des principaux contributeurs – son engagement représente 24,2% du montant du fonds. Les assureurs (dont Axa France et CNP Assurances) pèsent 40,3%, les fonds de fonds 9,7%, les family offices 9,3% et les banques (dont le Crédit Agricole) 8,9%.

Etabli à Toulouse et investissant en général entre 2 et 10 millions d’euros en fonds propres dans des PME du grand Sud de la France (y compris à travers des LBO), iXO PE ouvre également ses fonds aux entrepreneurs. Ceux-ci ont souscrit 5,7% du total d’iXO 3.

Outre un crédit devenu plus accessible pour des acquisitions à effet de levier, les performances du véhicule précédent expliquent le succès de cette collecte, conseillée par Axonia Partners. iXO 2, qui a retourné 70% des montants à ses investisseurs et réalisé 8 sorties de son portefeuille, affiche à ce jours un taux de rendement interne (TRI) de 27% et un multiple de 2,22. L’objectif est de maintenir ces performances jusqu’à la liquidation du fonds.

Malgré son succès auprès des investisseurs français, iXO 3 n’est pas parvenu à attirer des investisseurs étrangers. L’une des raisons serait la vision négative qu’ont ces derniers de la fiscalité française. L’absence d’étrangers illustre aussi le fait, comme l’expliquait récemment l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic), que les grands institutionnels étrangers, qui ont besoin de placer des tickets importants, hésitent à investir dans un fonds purement national.

iXO 3 a déjà investi dans quatre sociétés depuis le début de l’année, pour plus de 20% de son actif, dont Olly Gan, avec CM-CIC Capital Finance, Poult, derrière Qualium, et Ceva Santé Animale, derrière Temasek et Sagard.

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