L'assurance veut assouplir les dispositifs de financement des PME

le 16/04/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La FFSA estime que si l'évolution va dans le bon sens, les contraintes du secteur doivent être davantage écoutées. Elle discute avec l'Afic

L'assurance veut assouplir les dispositifs de financement des PME

Longtemps pointés du doigt par les professionnels de l’investissement pour leur manque d’implication dans le soutien aux PME et aux jeunes sociétés françaises, les assureurs s’estiment prêts à avancer sur le sujet. Mais alors que plusieurs mesures récentes visent à leur faciliter la tâche, ils demandent certains aménagements pour consolider leur engagement. Le colloque sur le rôle de l’assurance dans le financement des PME a été l’occasion pour la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) d’en faire le tour.

Bernard Spitz, son président, a ainsi réclamé l’aménagement des règles régissant le nouveau contrat vie-génération, créé pour orienter l’épargne vers les entreprises, le logement social et l’économie sociale et solidaire. Il souhaite notamment l’assouplissement de la fréquence de valorisation de ce contrat en unités de compte, afin de mieux coller aux contraintes des assureurs. Il souhaite également que les fonds de prêts montés entre certaines banques et certains assureurs (qui ont fleuri depuis deux ans dans le contexte de la désintermédiation du financement des entreprises) puissent être inclus dans les contrats vie-génération.

Toujours dans le cadre de la désintermédiation, la FFSA appelle à autoriser ces fonds de prêts à financer les infrastructures et les holdings.

Alors que la charte sur les placements privés de dette (Euro PP) a été publiée en février dernier, la fédération espère une baisse des coûts de montage des opérations pour les PME, notamment à travers l’élaboration d’un contrat de prêt type. En outre, la taille des tickets des fonds de Place Novo (entre 10 et 50 millions d’euros) laisse de côté de nombreuses PME aux besoins inférieurs.

Concernant les fonds de private equity, avec lesquels les relations ont longtemps été empreintes de méfiance, Bernard Spitz a annoncé la création d’un groupe de travail avec l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic), qui les représente. Il s’agit d’adapter les fonds d’investissement dans le non-coté aux contraintes et aux demandes des assureurs – par exemple en terme de liquidité ou de rémunération des équipes de gestion. Les professionnels du private equity se sont longtemps plaints de la frilosité des assureurs à l’égard de leur classe d’actifs, malgré la taille de leurs bilans.

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