La bonne santé retrouvée du M&A se diffuse désormais à l’Europe

le 28/03/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La progression ajustée de 35% de la valeur globale des transactions depuis le début de l'année est due aux opérations de grande taille

Le dynamisme du marché des fusions & acquisitions (M&A), en progression globale de 54% à 710 milliards de dollars depuis le début de l’année, s’est désormais propagé à l’ensemble des grandes zones géographiques, montrent les chiffres trimestriels préliminaires de Thomson Reuters. Ce taux de croissance est ramené à 35% si l’on évite la double comptabilisation des offres concurrentes en cours sur Time Warner Cable (TWC) aux Etats-Unis et sur SFR en France. Le premier est convoité par Comcast et Charter Communications, tandis que la filiale de Vivendi doit choisir entre un rapprochement avec Numericable ou Bouygues Telecom.

Cette progression reflète une concentration de l’activité sur des fusions de grande taille, puisque les 7.463 opérations annoncées sur la période «correspondent à un repli des volumes de 14%, au plus bas depuis le premier trimestre 2003». La segmentation de l’activité par secteur fait apparaître les médias largement en tête (22% du montant global), la valeur des opérations ayant triplé d’un an sur l’autre. Viennent ensuite l’immobilier et l’énergie (10% chacun), puis la technologie et l’industrie (9% chacun). Le classement global des banques conseils fait passer Morgan Stanley de la quatrième à la première position, devant Goldman Sachs qui reste stable et de JPMorgan qui cède deux places, tout en se hissant en tête des transactions en Europe.

Si les Etats-Unis, qui représentent plus de la moitié de la valeur globale des transactions, affichent leur plus forte progression sur le premier trimestre (+64%) depuis 2007, le rebond est encore plus prononcé en Asie-Pacifique (+67% à 113 milliards) et en Europe (+72% à 173 milliards) d’un an sur l’autre. Ceci représente un tournant majeur pour le Vieux Continent qui avait été laissé à l’écart de la reprise durant la majeure partie de 2013.

La France ne fait pas exception, avec un bond de 153%, à 43,6 milliards de dollars, de la valeur des transactions impliquant une partie française, «en comptabilisant uniquement l’offre de Numericable sur SFR pour un montant équivalent à 16,3 milliards de dollars», précise Thomson Reuters. Derrière les télécoms qui ont représenté plus de 38% des transactions dans l’Hexagone, ce sont les biens de consommation qui prennent la deuxième place (19,1%), suivis par l’immobilier (14,7%) et l’énergie (11,6%) qui ont également fait l’objet d’un intérêt marqué des investisseurs.

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