Equistone Partners souhaite vendre sa participation dans Spie Batignolles

le 17/03/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

L’ex-Barclays PE a accéléré les cessions depuis l’an dernier et déjà investi plus de 50% de son dernier fonds, bouclé début 2013

Equistone Partners pourrait vendre cette année sa part résiduelle dans Spie Batignolles, sa plus ancienne ligne en France, révèlent à L’Agefi des sources de marché. «Equistone (ex-Barclays PE), qui accompagne Spie Batignolles depuis 2003 dans le cadre d’une excellente relation, est arrivé à la limite de l’horizon de son investissement, a réagi le groupe de BTP. En conséquence, Equistone a engagé un processus de cession de sa part minoritaire à un nouveau fonds d’investissement, en liaison étroite avec le management de Spie Batignolles». Cette opération «n’entraînera aucun changement dans la géographie du capital, ni dans la gouvernance, ni dans la stratégie», ajoute la société.

Equistone possède 20% de la holding de tête de cette ex-filiale de Spie contrôlée par ses cadres et dirigeants (à 73,3%), le solde étant détenu par Salvepar (6,7%). Cette holding détient 90,5% du capital, et les salariés les 9,5% restants via un plan d’épargne. Le groupe se présente comme le quatrième acteur de la construction en France avec un chiffre d’affaires de 2,2 milliards d’euros (+2%) en 2012 et un résultat s’exploitation (Ebit) de 60 millions.

Equistone n’a pas souhaité faire de commentaire mais a accéléré ses ventes d’actifs l’an dernier (TLD, ECS et une division de Fläkt Woods). «Nous pensons réaliser cette année autant de cessions qu’en 2013», déclare Guillaume Jacqueau, président pour la France. Il vient de vendre les interrupteurs APEM au mezzaneur ICG, après lui avoir laissé le contrôle de Parkéon en 2013. Cette fois «il ne s’agit pas d’une restructuration: nous avons multiplié notre mise initiale par environ 1,8», affirme-t-il. Prochainement, «nous pourrions céder notre ligne résiduelle dans Scaff’Holding (échafaudages), après avoir déjà vendu près de 95% de notre participation», poursuit-il. Pour solder ses derniers investissements d’avant-crise, il lui faudrait céder ses 11,9% de Médi-Partenaires, des cliniques dont LBO France (38%) cherche à se désengager depuis un moment, ainsi que Sogetrel et Desmet Ballestra pour lesquels une sortie n’est pas à l’ordre du jour.

Equistone a réalisé quatre LBO l’an dernier: Bretèche, Meilleurtaux, Charles & Alice et Européenne des Desserts. Avec 16 opérations en France, Grande-Bretagne et Allemagne, «notre fonds IV de 1,5 milliard d’euros, bouclé début 2013, est investi à plus de 50%, indique Guillaume Jacqueau. Nous devrions bientôt retravailler à une nouvelle levée de fonds.»

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