Laurent Mignon touchera un bonus en hausse de 27% chez Natixis

le 06/03/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La filiale de BPCE va aussi proposer à son assemblée générale de nouvelles règles d’indemnisation de son DG, en cas de départ contraint

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Alors que le bonus de Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale, est en hausse de 18%, Laurent Mignon, le patron de Natixis, devrait percevoir une rémunération variable en progression de 27% au titre de 2013. Le directeur général de la filiale de BPCE devrait toucher un bonus de 930.000 euros bruts, contre 731.000 euros pour l'exercice 2012, selon un document interne consulté par L’Agefi.

En comparaison, la prime des traders et autres personnels régulés de Natixis sera en «hausse de 5,5%» en moyenne et à périmètre comparable, après deux années de baisse, précise une source proche de la banque.

Pour Laurent Mignon, 36% de la rémunération variable 2013 seront versés cette année et le solde sur trois ans, prévoit la résolution adoptée mi-février par le conseil d’administration, avant sa présentation à l’assemblée générale le 20 mai. Par ailleurs, 50% des parts immédiate et différée seront indexés sur l’évolution du cours de l’action Natixis. La prime totale de Laurent Mignon correspondra à 116% de son salaire annuel fixe, stable à 800.000 euros depuis son arrivée en 2009. A la Société Générale, le salaire de Frédéric Oudéa est inchangé depuis 2011, à 1 million d’euros (+300.000 euros de prime fixe) et son bonus 2013 de 1,4 million est le plus élevé depuis sa prise de fonction en 2009.

En mai, les actionnaires de Natixis se pencheront aussi sur l’indemnité éventuelle de départ de Laurent Mignon, s’il était révoqué par le conseil d’administration. Les règles de calcul seront modifiées, indique le document interne, «pour les mettre en conformité avec les principes en vigueur pour les membres du directoire de BPCE» que le patron de Natixis a rejoint il y a un an. L’indemnité de base correspond à 12 mois de «rémunération mensuelle de référence» (1/12e du salaire fixe + 1/12e de la moyenne des bonus sur trois ans) plus 1 mois par année d’ancienneté. Prime de non-concurrence incluse, le total ne pourra excéder 24 mois, contre 12 mois dans la procédure mise en place en 2011. Cette dernière prenait toutefois en compte le bonus «potentiel» et non réellement perçu.

Le patron de Natixis ne sera pas dédommagé s’il part de sa propre initiative ou change de poste au sein de BPCE, ou bien en cas de «faute grave» ou «lourde». L’exception liée à «des difficultés économiques graves» de l’entreprise n’est pas mentionnée dans la résolution 2014 mais reste en vigueur, indique la source proche. Pour rappel, le mandat de Laurent Mignon expire en mai 2015.

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