BlackFin consolide son pôle de comparateurs d’assurance en ligne avec KelAssur

le 24/07/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le fonds spécialiste des services financiers veut tirer parti de la consolidation du secteur même s'il n'a pas pu racheter Meilleurtaux

En annonçant hier le rachat de KelAssur, BlackFin Capital Partners signe sa quatrième acquisition dans le domaine des comparateurs en ligne. Le fonds d’investissement français, spécialiste des services financiers, a racheté 100% des parts au courtier Assu2000 pour un montant non dévoilé. Depuis un an, il a déjà pris l’intégralité du contrôle de MisterAssur, MutuelleConseil et Kredity (crédit conso).

«Ces quatre participations sont logées dans une holding commune baptisée BlackFin Asssurance Comparateurs», déclare Jérôme Chasques, managing partner chez Blackfin. Recruté en avril pour prendre la direction de cette holding, il est également devenu directeur général de KelAssur. Basée à Marseille comme MutuelleConseil, cette petite société affiche environ 2 millions d’euros de chiffre d’affaires avec les sites KelAssur.com, centré sur les contrats auto-moto, habitation et prévoyance, et Devis Mutuelle.com, dédié aux complémentaires santé.

«Nous allons conserver chacune des marques mais les sociétés de la holding ont vocation à être rapprochées à moyen terme, explique Daniel Cohen-Sabban, chargé d’affaires chez BlackFin. Nous envisageons aussi des acquisitions complémentaires pour consolider nos activités dans les domaines où nous sommes encore peu présents, tels que la banque, l’épargne ou encore le crédit immobilier.»

BlackFin s’était porté candidat au rachat de Meilleurtaux, finalement repris en début d’année par Equistone, comme l’a révélé L’Agefi. Il doit se contenter de marques secondaires mais veut faire jeu égal avec les plus grands, comme Assurland. Les quatre sites de BlackFin viseraient 15 à 20 millions d’euros de chiffre d’affaires dans 18 mois, contre moins de 10 millions aujourd’hui.

«Nous allons mutualiser les coûts d’acquisitions clients ou le référencement sur internet, et offrir plus de volume aux assureurs avec lesquels travaillent nos sites», complète Jérôme Chasques. Le dirigeant mise sur la concentration du secteur: «l’ANI (accord national sur l’emploi, ndlr) va porter un coup à l’assurance santé individuelle mais la loi Hamon pourrait favoriser les comparateurs», grâce à la possibilité de résilier à tout moment les contrats. «L’arrivée du comparateur Google dans l’assurance auto rebattra aussi les cartes dans un métier dominé par des acteurs bien installés, où nous sommes peu présents», espère-t-il également.

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