Clifford Chance espère une reprise des fusions-acquisitions en 2013

le 14/12/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le cabinet d'avocats note un regain d'intérêt pour des actifs situés en Espagne et en Italie, et table sur une embellie dans le secteur financier

Clifford Chance espère une reprise des fusions-acquisitions en 2013. Photo: PHB/Agefi

L'année 2012 n’aura pas été un grand millésime pour le secteur des fusions-acquisitions: en dépit d’une amélioration en octobre et novembre, l’activité a décru en valeur à hauteur de 10% sur un an au cours des onze premiers mois de l’année à 1.862 milliards de dollars, selon le cabinet d’avocats Clifford Chance. Cette tendance baissière a affecté l’ensemble des continents, et en particulier l’Amérique latine (-38% à 70 milliards) et l’Europe (-16% à 562 milliards de dollars).

En revanche, la situation reste inégale selon les secteurs : les transactions dans la grande consommation, la distribution et les loisirs ont ainsi progressé à hauteur de 43% en valeur sur une année. A l’inverse, les transactions dans les ressources énergétiques et minières, qui représentent un quart de l’ensemble des transactions mondiales, ont chuté de 13% à 463 milliards  de dollars.

Même constat pour le secteur financier qui a observé un recul en valeur de 21% sur cette même période. «Nous avons continué à observer des transactions de taille intermédiaire dans ce secteur, comprises entre 1 et 2 milliards de dollars, explique Patrick Sarch, associé chez Clifford Chance. En revanche, les transactions de grande envergure se sont faites plutôt rares, conséquence à la fois de la pression des actionnaires et de celle des régulateurs».

Les services financiers, à l’image de l’ensemble du secteur des fusions acquisitions, devraient néanmoins connaître une embellie dès l’année prochaine, conséquence du phénomène de dé-globalisation des grandes institutions financières et des nouveaux impératifs en matière de détention de capitaux.

Si les marchés émergents vont continuer à susciter beaucoup d’intérêt en 2013, l’Europe serait aussi en train de regagner les faveurs des investisseurs. «Des actifs de grande qualité à des prix compétitifs deviennent désormais disponibles en Europe», indique David Walker, associé chez Clifford Chance. «Alors qu’il n'y avait pratiquement aucune marque d’intérêt pour l’Italie et l’Espagne il y a encore six mois, nous constatons désormais que ces deux pays sont à nouveau dans la ligne de mire des investisseurs», ajoute Javier Amantegui, associé en charge des fusions acquisitions internationales au sein du cabinet d’avocats. «Le secteur est à nouveau sur une pente ascendante», estime David Walker. Mais les temps sont fragiles et nous ne sommes pas à l’abri de nouvelles crises en Europe ou en Asie» a conclu l’associé.

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