Les décideurs français sont les moins optimistes d'Europe pour les fusions

le 07/12/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Seulement 40% des responsables français interrogés par NetJets Europe expriment leur confiance sur l’évolution des transactions en 2013

Les décideurs français sont les moins optimistes d'Europe pour les fusions. Photo: PHB/Agefi

Le sentiment des décideurs européens sur les perspectives du marché mondial des fusions et acquisitions (M&A) s’est sensiblement dégradé en un an, montre la troisième édition de l’enquête «Doing the Deal» publiée par NetJets Europe, qui s’est associé à Mergermarket pour interroger 175 responsables évoluant au sein de cabinets juridiques ou comptables, de banques d’investissement ou de fonds de «private equity».

Un peu moins de la moitié des participants (48%) anticipe une augmentation de l’activité de M&A en 2013, contre une proportion de 53% lors de la précédente enquête qui portait sur leurs attentes pour 2012. Cette catégorie table sur une hausse moyenne de 15% de la valeur globale des transactions à environ 1.700 milliards d’euros.

La part des responsables prévoyant un recul de l’activité l’an prochain atteint 26% contre 8% au moment de la précédente enquête, l’ampleur de cette baisse étant chiffrée à 13% en valeur. Les principales raisons invoquées pour expliquer ce manque de confiance sont les mesures de rigueur privilégiées par les pouvoirs publics dans la plupart des pays européens.

En France, seulement 40% des décideurs (contre 84% lors de la dernière enquête) expriment leur confiance quant aux perspectives de transaction pour l’année à venir. La quasi-totalité (88%) des répondants français mentionne la persistance de l’incertitude économique comme l’obstacle le plus important à la réalisation des opérations de M&A, 56% d’entre eux citant l’environnement politique.

Selon 75% des décideurs européens (contre 56% l’an dernier), le segment des transactions transfrontalières devrait conserver son dynamisme grâce au maintien d’une activité soutenue en direction des pays émergents, tandis que 60% (contre 45% l’an dernier) mettent en avant la nécessité de réaliser des économies d’échelle. Les cessions d’actifs périphériques suite à des difficultés financières devraient également progresser.

L’énergie, les mines et les services aux collectivités seront les secteurs les plus actifs l’an prochain en matière de fusions pour 69% des acteurs interrogés, suivis par la santé et les biens de consommation (cités par respectivement 37% et 33% des répondants). A l’opposé, les secteurs qui devraient connaître le niveau de transactions le plus bas en 2013 sont les transports, la construction et les loisirs.

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