Ubifrance et les régions collaboreront étroitement avec la Banque publique d'investissement

le 18/09/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq a fixé les nouvelles priorités de l'agence de soutien à l'exportation

Alors que le projet de loi sur la Banque publique d’investissement (BPI) doit être présenté au conseil des ministres le 17 octobre, il faut également déterminer les liens du nouvel établissement avec les autres dispositifs publics de soutien aux entreprises.

Une chose semble certaine: Ubifrance, l’agence d’accompagnement à l’export, ne sera pas intégrée dans le nouvel ensemble. «Je ne vois pas la BPI fonctionner sans Ubifrance, a déclaré hier Nicole Bricq, la ministre du Commerce extérieur, en inauguration des Journées Ubifrance 2012. Mais cette participation n’implique pas de réforme organique. Je ne veux pas de réforme ‘mécano’. L’agence ne sera pas intégrée à la BPI».

En revanche, Ubifrance devra accompagner la BPI dans sa mission de conseil, par la mise à disposition d’agents aux côtés des collaborateurs de la banque dans les régions, comme «porte d’entrée pour l’international».

Ces collectivités sont en effet appelées à jouer un rôle important. Elles devront «élaborer des plans pour l’internationalisation de leurs entreprises», comme l’a prévu la déclaration commune de François Hollande et des régions la semaine dernière. Ubifrance interviendrait dans leur mise en œuvre et dans l’identification des entreprises à fort potentiel d’exportation. «Votre agence doit devenir un opérateur connu et reconnu des régions», a ajouté Nicole Bricq, qui rencontre les présidents de région aujourd’hui.

Ce rôle accru des régions pourrait avoir une conséquence sur la gouvernance d’Ubifrance. «Il serait bon qu’elles aient un représentant de plus dans le conseil d’administration», a conclu la ministre.

Plus largement, ses services ont fixé des priorités géographiques pour l’aide à l’exportation: l’Europe, les «grands émergents» et les «émergents de taille intermédiaire» (comme la Turquie, la Colombie, le Maroc et les «terres de croissance» en Afrique). En outre, des couples «pays-produits» seront identifiés, afin d’être plus sélectif dans l’aide aux entreprises. Ubifrance devra également privilégier les ETI et les PME ayant une stratégie internationale à long terme.

Car le nouveau gouvernement entend passer à une étape «plus qualitative» pour l’agence, après le fort développement connu sous la mandature précédente (couverture de 60 pays, triplement des opérations de soutien). Le Contrat d’objectifs et de performances (COP) entre l’Etat et Ubifrance sera révisé d’ici à la fin premier trimestre 2013.

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