UBS tente de rassurer avant la présentation du big-bang de sa banque d’investissement

le 26/10/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La banque a soufflé le chaud et le froid à l’occasion de la publication d’un résultat trimestriel plus élevé que prévu, à un milliard de francs suisses

Commandant par intérim à la barre du navire UBS, Sergio Ermotti entretient le suspense dans l’attente de la présentation, toujours attendue le 17 novembre, du plan de restructuration de l’activité de banque d’investissement. A l’occasion de la publication des résultats trimestriels, le dirigeant a tenu à confirmer hier que la mise en œuvre de ce «plan essentiel» rendra les activités du groupe «moins complexes». Le chantier doit mener à «une plus grande efficacité du capital» et garantir «aux actionnaires des rendements plus stables».

Si la banque croit «avoir toutes les raisons» de garder confiance, elle reconnaît que les conditions d’activité, particulièrement dans le trading, «ont peu de chance de s’améliorer de manière notable» faute notamment de «solutions satisfaisantes» aux problèmes de la dette souveraine européenne ou de réveil de la machine économique aux Etats-Unis. De quoi pour UBS «créer des obstacles pour la croissance des revenus et de la collecte d’actifs».

Le bénéfice net du troisième trimestre s’est révélé supérieur aux attentes, à 1,02 milliard de franc suisses (832 millions d’euros, stable par rapport au trimestre précédent), UBS ayant promis début octobre un modeste bénéfice dans le sillage de la fraude découverte en septembre à Londres. Parallèlement à un gain sur dette propre de 1,76 milliard, l’impact financier négatif de la fraude est totalement pris en compte au sein des résultats du trimestre écoulé, à hauteur de 1,8 milliard de francs (entraînant une perte avant impôts de 650 millions de la banque d’investissement). UBS a identifié deux défaillances en matière de contrôle interne ayant permis la fraude : sur la confirmation bilatérale avec les contreparties pour des règlements survenant plus de deux semaines après l’opération et sur la réconciliation des opérations internes entre les différents pôles. La banque a concédé hier qu’elle continuait à travailler sur le sujet.

Alors même que l’effet de la fraude sur la confiance des clients ne peut être encore pleinement mesuré, UBS a fait part d’une collecte négative de 2,6 milliards de francs en gestion d’actifs au trimestre écoulé, compensée par un flux net positif de 7,8 milliards côté gestion de fortune.

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