Le mercato des avocats d'affaires en France est très animé

le 18/07/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Avec 141 mouvements d'associés au premier semestre, le marché se montre très dynamique. Surtout dans les fusions-acquisitions

Ca bouge chez les avocats d’affaires. Le premier semestre aura été marqué par un record de mouvements d’associés dans les cabinets en France, selon la dernière étude du cabinet de conseil Day One, avec pas moins de 141 mouvements. Et le dynamisme du marché devrait se poursuivre.

«Il y a eu une démultiplication de cabinets de plus en plus spécialisés sur des domaines d’expertises techniques ou des secteurs, d’où un nombre grandissant d’acteurs ces dernières années qui explique en partie l’ampleur des mouvements d’associés», explique Jérôme Rusak, associé de Day One.

Dans certains domaines, les mouvements d’associés ont déjà presque atteint ou dépassé ceux de l’ensemble de 2010, notamment en private equity avec 12 transferts à fin juin contre 11 en 2010, ou encore en corporate et fusions-acquisitions avec 44 changements (contre 47). Cet emballement souligne «la reprise des opérations de haut de bilan constatée durant le premier semestre 2011», indique Day One. En effet, un mouvement sur trois concerne un spécialiste corporate finance et M&A et près d’un sur dix le private equity. Les activités de droit fiscal et de droit social ont également enregistré une accélération des mouvements d’associés.

La concurrence entre les cabinets français et anglo-saxons fait rage, les premiers semblant perdre un peu de terrain. Au cours des deux dernières années, trois associés sur quatre entraient dans des cabinets français mais cette part s’est réduite à 52% au premier semestre, tandis que les cabinets anglais ont enregistré 19% des arrivées d’associés et les cabinets américains 20%. Ce changement s’explique par «l’arrivée sur le marché français de grands acteurs canadiens, américains ou anglais comme Heenan Blaikie, Olswang ou encore McDermott & Emery».

Toutefois, les cabinets américains enregistrent aussi de nombreux départs. S’ils ne représentaient que 14% des défections l’année dernière, cette part s’est élevée à 34% au premier semestre. Et ils n’ont pas remplacé la totalité des absents par des recrutements externes, contrairement aux autres cabinets anglo-saxons. Mais dans l’ensemble, plus d’un avocat sur deux ayant quitté un cabinet anglais ou américain a fini par rejoindre un autre cabinet anglo-saxon.

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