ING poursuit sa stratégie de cession d'actifs avec la location automobile

le 21/06/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La vente de Car Lease, qui loue 240.000 véhicules en Europe, pourrait rapporter entre 400 et 500 millions d'euros au groupe néerlandais

Après la gestion d’actifs immobiliers et la banque directe aux Etats-Unis, ING s’apprête à vendre ses activités de location de véhicules. Le bancassureur néerlandais a confirmé hier discuter avec des tierces parties de la vente d’ING Car Lease, qui loue 240.000 véhicules et emploie 1.200 personnes dans huit pays européens (Benelux, Grande-Bretagne, France, Espagne, Italie et Pologne).

Le quotidien Het Financieele Dagblad, qui a révélé les intentions du groupe, évoquait lundi une valorisation de 4 milliards d’euros, mais qui inclut 3 milliards de dette. «Les 4 milliards correspondent au besoin de financement, rectifient les analystes crédit de RBS. Le vrai prix de vente devrait tourner autour de 400 à 500 millions d’euros». Le groupe ne détaille plus les comptes de sa filiale Car Lease, dont le dernier rapport annuel remonte à 2008. La société avait réalisé en cette année de crise 3,6 millions d’euros de résultat net, contre 39 millions en 2007, pour un parc loué équivalent.

Tous les grands de la location longue durée sont des acquéreurs potentiels: la filiale de BNP Paribas, Arval, celles des constructeurs allemands BMW-Alphabet et Leaseplan (Volkswagen), celle de Rabobank (Athlon) et GE Fleet Services. Reste, pour les banques, à concilier un métier consommateur de liquidités avec les nouvelles exigences réglementaires de Bâle 3 dans ce domaine. «Leaseplan s’appuie sur de la ressource bon marché grâce à la titrisation de contrats de location», souligne le courtier SNS Securities, qui fait de la filiale de Volkswagen l’un de ses trois favoris à la reprise aux côtés d’Arval et d’Athlon.

L’annonce d’ING a été bien accueillie par les analystes. A la différence d’ING Direct USA, cédée la semaine dernière pour 9 milliards de dollars à Capital One, le leasing automobile ne fait pas partie des activités que le groupe néerlandais s’est engagé à vendre pour respecter les règles européennes en matière d’aide publique.

Le groupe, qui doit encore rembourser 3 milliards d’euros à l’Etat néerlandais d’ici à mai 2012 sur les 10 milliards reçus durant la crise financière, table sur une plus-value après impôt de 500 millions liée à la vente d’ING Reim au conseil immobilier CB Richard Ellis. La transaction doit être bouclée au second semestre, tout comme la cession d’ING Direct USA, qui améliorera de près d’un point le ratio core tier one du groupe, de 9% aujourd’hui.

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