La Caisse des dépôts et La Poste planchent sur leurs partenariats

le 23/05/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

L’opérateur postal et son nouvel actionnaire ont mis sur pied début mai quatre groupes de travail qui rendront leurs conclusions à l'automne

Après l’entrée au tour de table, place aux travaux pratiques. La Caisse des dépôts, qui a injecté en avril 1,05 milliard d’euros dans le capital de La Poste, explore désormais les pistes de collaboration avec le groupe. L’opérateur postal et son nouvel actionnaire ont mis sur pied début mai quatre groupes de travail, qui feront un point d’étape mi-juillet. «Les groupes de travail devraient rendre leurs conclusions définitives sur les pistes de partenariat à l’automne», précise Antoine Gosset-Grainville, directeur général adjoint de la CDC.

Quatre domaines de collaboration ont été identifiés, et évoqués le 19 mai au conseil de La Poste: les réseaux, le financement des petites entreprises, les questions informatiques et numériques, et l’épargne salariale. Sur ce dernier point, Jean-Paul Bailly, le président de La Poste, a déjà annoncé son intention de mettre en place un plan d’actionnariat salarié. La CDC, qui en a déjà fait de même dans certaines de ses filiales, lui offrira son aide technique.

Dans le financement des petites entreprises, quelques pistes sont déjà identifiées. La Caisse des dépôts gère par exemple le dispositif Nacre, qui permet d’accompagner les chômeurs dans la création d’entreprise. Le réseau de La Poste pourrait le mettre en valeur auprès de ses clients.

Plus inattendu, le numérique pourrait lui aussi être porteur de synergies. Les deux groupes sont tous deux présents dans le métier du coffre-fort électronique et de la sécurisation en ligne. L’opérateur postal a lancé sa solution, Digiposte, en 2010. La Caisse, elle, compte deux filiales spécialisées, CDC Fast, pour la télétransmission sécurisée, et CDC Arkhinéo, qui développe le coffre-fort électronique. L’informatique sera également un sujet de discussion, alors qu’i-CDC vient de perdre un gros client, BPCE.

Un dernier domaine aurait pu faire l’objet d’un groupe de travail: l’immobilier. La Poste a un patrimoine immobilier d’exploitation de 4,1 milliards d’euros (à fin 2010) à valoriser, voire à externaliser. Elle songe d’ailleurs à rénover ses locaux historiques de la rue du Louvre à Paris d’ici à 2013. De quoi intéresser la Caisse et ses filiales, la SNI et Icade. Mais, s’agissant d’opérations commerciales qui ne peuvent faire l’objet d’un accord d’exclusivité, les deux partenaires ont décidé de laisser l’immobilier en dehors du champ des groupes de travail.

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