La société de capital investissement Gimv a soufflé cette année ses trente bougies

le 07/12/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le groupe belge, présent en France depuis 2007, a augmenté en trois décennies ses encours de 10 millions à 1,8 milliard et investi dans 500 entreprises

Gimv a fêté cette année ses trente ans d’existence. La société de capital investissement belge a depuis sa création «accru ses encours de 10 millions à 1,8 milliard d’euros et a investi dans quelque 500 entreprises», indique à L’Agefi Arnaud Leclercq, à la tête du pôle LBO et capital développement en France.

A l'origine de sa création, et longtemps unique actionnaire, la région flamande détient depuis la cotation de Gimv, en 1997 à Bruxelles, 26,7% du groupe. Présent aux Pays-Bas et en Allemagne via l’acquisition de Halder en 2000, Gimv dispose depuis 2007 d’un point d’ancrage à Paris. «Gimv réalise environ dix opérations par an en Europe, dont deux environ en France dans le LBO et le capital développement et entre trois et cinq opérations dans l’activité de capital risque, second pôle du groupe, dont une à trois au sein de l’Hexagone», relève Geoffroy Dubus, à la tête du pôle venture en France. En France, le pôle capital risque de Gimv, qui engage des tickets compris entre 0,5 et 25 millions d’euros, a ainsi investi en 2010 dans Private Outlet (site internet de ventes privées) et McPhy (stockage d'énergie). «Plusieurs dossiers sont en cours d’exécution en Europe. Une opération devrait notamment être annoncée d’ici la fin de l’année en Allemagne», indique Geoffroy Dubus.

Dans le LBO / capital développement, Gimv, qui vise des sociétés comprise entre 10 et 100 millions d’euros (valeur d’entreprise) pour des tickets compris entre 5 et 25 millions d’euros, a bouclé en France le rachat de Onedirect (télécoms) l’été dernier. Un autre investissement devrait être prochainement annoncé en co-investissement avec un autre fonds de la place.

«Le deal-flow est très fourni, nous avons reçu une centaine de projets d’investissement sur les dix derniers mois, provenant à 90% d’intermédiaires, contrairement à notre activité en Belgique où nous avons un deal-flow très largement propriétaire», explique Arnaud Leclercq.

A côté du milliard d’euros d’actifs gérés pour compte propre, Gimv a développé au cours des dernières années une activité de fonds de tiers et gère 800 millions via des coentreprises (fonds DG Infra+ et DG Infra Yield dédiés aux infrastructures dans le Benelux …). « Cela nous permet de démultiplier notre capacité d’intervention », relève Arnaud Leclercq.

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