Un test pour la « double LuxCo »

le 14/10/2010 L'AGEFI Hebdo

Comme la plupart des LBO français arrangés cette année, l’opération Picard est structurée via une double holding sise au Luxembourg. « Ce montage participe à rassurer les prêteurs étrangers, notamment pour l’émission obligataire », expliquent Ward McKimm et Pierre-Nicolas Ferrand, associés du cabinet Shearman & Sterling qui ont conseillé les banques. Lors de la procédure de sauvegarde sur Cœur Défense, les centres d’intérêts avaient été considérés comme français malgré une holding de tête au Luxembourg. La « double LuxCo » s’appuie sur le droit européen, assurant aux créanciers la mise en œuvre de leurs droits réels sur les actifs situés à l’étranger, donc d’une possible prise de contrôle en cas de défaut, même dans le cadre d’une procédure collective française.

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