Revirement

le 11/02/2010 L'AGEFI Hebdo

S’attaquer à Wall Street n’est pas sans danger. Le président Barack Obama est en train de s’en apercevoir… Pour preuve, le comité d’action politique de JPMorgan vient de lui envoyer un message très clair : il ne contribuera pas aux campagnes des comités démocrates du Sénat et de la Chambre des représentants... mais à celles du parti républicain. D’autres compagnies pourraient lui emboîter le pas, suivies par les banquiers eux-mêmes.

Un revirement fort, et un revers important pour Obama, dont la campagne avait largement été financée par cette industrie, et qui était pourtant jusque-là mis en accusation pour sa trop proche proximité avec les banques d’investissement. Une élection perdue, un chômage en hausse, et le ton change. On ne s’attaque pas aux « fat cats » sans conséquence... Difficile de jouer sur le « banker bashing » et d’en espérer l’obole…

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