LBO superstar

le 20/05/2010 L'AGEFI Hebdo

L’effet de levier dont les excès ont été largement dénoncés semble prêt à repartir. Standard & Poor’s constate ainsi dans une étude d’avril dernier une remontée du ratio de dette sur Ebitda des LBO (leveraged buy-out) depuis le début de l’année : il s’établit en moyenne à 4,12 après avoir baissé à 3,95 l’an dernier, ayant atteint un plus haut à 6,12 en 2007. Les acquisitions avec effet de levier semblent même vouloir renouer avec les transactions géantes, comme l’illustre la négociation, gelée aux dernières nouvelles, du LBO sur Fidelity NIS pour 15 milliards de dollars. Certes, l’Afic (Association française des investisseurs en capital) « se félicite » à l’issue de sa dernière enquête en ne recensant, parmi les LBO récents, que 2 % de cas de difficultés. Pourtant, seulement 76 sociétés d’investissement ont répondu à ses questions, sur 125 interrogées. Une donnée que les projecteurs cannois pourraient servir à éclairer. Auteur du film Inside Job sur les excès bancaires ayant conduit aux troubles que l’on sait, Charles Ferguson déclare ne pas avoir rencontré au cours de son enquête un seul interlocuteur que la crise ait fait changer de point de vue…

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