Faire de ce site un vrai centre-ville

le 15/04/2010 L'AGEFI Hebdo

Faire vivre La Défense pendant et en dehors des heures de bureaux ? Le défi n’est pas mince. « Nous voulons faire en sorte que le quartier vive au rythme d’un centre-ville traditionnel, que les habitants croisent les salariés », explique Katayoune Panahi, fraîchement nommée directrice de Defacto (ex-EPDG), l’établissement public présidé par Patrick Devedjian, chargé de la gestion et de l’animation du quartier de La Défense, né en janvier 2009 d’une séparation avec l’Epad qui s'acquittait jusqu'alors de cette mission. Sur ce territoire à la fois balayé par les vents, mais aussi doté d’une puissante identité architecturale et d’une vaste zone piétonne, tout reste à faire. La valorisation du site et des locaux constitue l’un des principaux axes de travail de la nouvelle équipe pour répondre à cette ambition de quartier d’affaires international. Une réflexion a ainsi été lancée en faveur du renforcement du caractère d’art contemporain du site, qui compte plus de 60 œuvres artistiques. Un jeu de lumières doit aussi mettre en valeur le mobilier urbain. L'attrait du site passe également par son offre hôtelière, avec déjà 2.600 chambres d'hôtel, un hôtel 5 étoiles et trois 4 étoiles. Les propositions fourmillent pour la mise en place d’initiatives culturelles (expos photos, festival de musique, cours…), avec toujours à l’esprit l’idée de faire participer les sociétés présentes sur le site. La Défense regorge de locaux inexploités, comme cette gare qui avait été construite pour la ligne 1 du métro et qui s’apparente aujourd’hui à une gare fantôme. « Tout cela contribue à la satisfaction des salariés et résidents au quotidien et à la lisibilité de La Défense à l’étranger, affirme la directrice.Si l’on veut attirer les entreprises, il faut que le site soit attrayant pour leurs salariés. »

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